Place de la Bastille, l’illustration de la non-concertation

Place de la Bastille, l’illustration de la non-concertation

Alors que la ville de Paris se targe toujours d’être l’exemple même de la concertation, elle n’a pas dénié répondre ni consulter les deux principaux opérateurs que sont la RATP et IDFM concernant l’aménagement de la place de la Bastille.  En concertation avec Vincent Roger (élu du 4ème) et Jacques Lefort (élu du 11ème), j’ai déposé en conseil d’arrondissement un vœu demandant une véritable concertation avec ces deux acteurs majeurs de la mobilité. Retrouvez le détail du voeu relatif à l’aménagement de la Place de la Bastille

En Conseil de Paris, j’ai aussi profité de la présentation de mon vœu pour rétablir quelques vérités…. je vous laisse découvrir la vidéo de mon intervention

Plusieurs courriers de la RATP et d’Île-de-France Mobilités alertent la Ville de Paris sur les impacts négatifs du plan d’aménagement de la place de la Bastille sur la circulation des autobus en raison d’une détérioration des intermodalités, de l’exploitation et de la vitesse commerciale des bus. Les deux opérateurs insistent sur le risque de blocages réguliers des lignes de bus, sur la fluidité des circulations sur la place et ses abords, sur l’évolution des temps de trajet de nos lignes de bus concernées. En effet, l’emplacement des arrêts d’autobus prévu hors de la place aura pour conséquence de les éloigner des accès des métros et de générer des correspondances entre bus plus longues ce qui pénalisera en particulier les personnes à mobilité réduite. La Ville de Paris a ignoré les demandes de concertation avec Île-de-France Mobilités et la RATP et a arrêté le projet d’aménagement sans avis préalable de  deux des acteurs les plus importants de la mobilité. C’est pour cela que nous demandons que la Ville de Paris accepte d’entamer une concertation avec la RATP et Île-de-France Mobilités et prenne en considération leurs recommandations dans l’aménagement de la place de la Bastille afin d’éviter une détérioration des intermodalités et de l’exploitation des bus.

La propreté, une priorité pour Paris

La propreté, une priorité pour Paris

Depuis 2014, pas moins de 4 plans de propreté lancés par Anne Hidalgo et son équipe  se sont succédés… Avez-vous ressenti une différence ? Non, si ce n’est une dégradation de notre environnement !

La séance du conseil de Paris du mois de février a été marquée par la présentation des 45 préconisations de la Mission d’Information et d’Évaluation (MIE) sur la politique parisienne en matière de propreté présidée par Florence Berthout

24 heures à peine après avoir feint de les partager  la Maire de Paris a rejeté en bloc la proposition de délibération de notre groupe « la propreté, une priorité pour Paris ».

Ces mesures avaient pourtant le mérite d’être financées et adossées à un calendrier précis  et de permettre la mise en place d’actions prioritaires pour lutter efficacement contre la saleté des rues de Paris :

Nous proposions de :

– renforcer les moyens humains afin de rattraper la baisse ininterrompue depuis 2001 : pour recruter sans délai les 84 personnes nécessaires aux « brigades volantes des arrondissements », alors que le budget 2018 ne prévoit la création que de 8 postes, et doter le service de dératisation des 30 postes supprimés depuis 10 ans.

– mettre en œuvre un plan d’urgence pour les matériels doté d’une enveloppe budgétaire, afin d’en finir avec l’indisponibilité du quart du parc d’engins et déployer le mobilier de propreté qui fait tant défaut : corbeilles de rues plus capacitaires et fermées, sanisettes, cendriers, etc. ;

– lancer une assistance à maîtrise d’ouvrage, une mission sur la nécessaire réforme de la Direction de la Propreté et de l’Eau (DPE), pour s’attaquer enfin aux racines de l’absentéisme que sont le manque de reconnaissance, les inaptitudes non anticipées et la dilution des responsabilités en raison d’une chaîne managériale trop longue ;

– confier aux arrondissements de nouvelles prérogatives, sur la base du volontariat, pour leur donner les moyens d’assurer la propreté des rues au plus près des réalités, avec une réactivité plus forte.

Pour la 3e année consécutive, la communication de la Maire de Paris en matière de propreté restera donc sans lendemain.

Cerise sur le gâteau, pendant que les élus travaillaient au sein de la MIE sur la politique parisienne en matière de propreté, c’est à dire qu’ils auditionnaient les différents acteurs du secteur et recueillaient les remontées du terrain, Madame Hidalgo dépensait 224550 € pour un rapport de 14 pages sur l’avis des parisiens sur l’état de la propreté de la ville….

Une vitrine pour Paris!

Une vitrine pour Paris!

L’accès à la gare routière internationale de Paris Bercy doit être à la hauteur du rayonnement touristique de Paris et doit être accessible pour les personnes à mobilité réduite. Retrouvez mon intervention en séance du conseil de Paris de mars 2018:

Mes chers collègues, en juin 2017, la Mairie de Paris a demandé à l’ensemble des opérateurs de cars de longue distance de quitter le parking de la porte Maillot afin d’anticiper la fermeture pour travaux du site. 250 mouvements de cars sont ainsi effectués en gare routière internationale de Bercy. Entre 10.000 et 15.000 voyageurs y arrivent chaque jour de toute l’Europe et, pour nombre d’entre eux, c’est la première vision qu’ils ont de notre Capitale.

Ce lieu d’accueil, exploité par la SEMAEST, est jugé sale (?), la plupart du temps dépourvu de personnel pour sécuriser le site et informer les voyageurs. Nous tenons d’ailleurs à votre disposition un ensemble de témoignages et de photos d’usagers qui sont assez éloquents et les vidéos sur les réseaux sociaux sont affligeantes. Leur accès autour de la gare ne sont pas du tout adaptés, ni pour les personnes chargées de valises, ni pour les personnes en situation de handicap, et la prétendue rampe d’accès pour les personnes handicapées a été aménagée directement sur la terre et se transforme hélas en pente boueuse dès les premières gouttes de pluie. Sans compter que le soir, les trafics et les vols sont nombreux dans le parc et aux abords de la gare.

Ainsi, avec la Sénatrice de Paris, Catherine DUMAS, nous émettons le vœu qu’un audit soit réalisé sur le site de la gare routière internationale de Paris Bercy, afin que l’accès et le fonctionnement soient à la hauteur du rayonnement touristique de Paris, que des travaux d’amélioration des sols extérieurs et l’accès pour personnes à mobilité réduite soient réalisés sans tarder et qu’un plan de mesures soit réalisé dans les meilleurs délais pour améliorer l’accueil et la sécurité des voyageurs utilisateurs de la gare routière internationale de Paris Bercy.

Retrouvez le détail du vœu relatif à la gare de Bercy

Retrouvez la vidéo de mon intervention en séance:

Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Retrouvez mon intervention rattachée au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »  en séance du Conseil de Paris des 30, 31 janvier et 1er février 2017

« Sous cette mandature, vous avez la fâcheuse tendance de tout morceler.

Lorsque vous pensez une succession de plan : plan pour les cyclistes, plan pour les piétons, le plan anti-voiture etc… Les objectifs de la politique de déplacement doivent s’exprimer en termes de facilitation du développement économique et social et de diminution indispensable de la pollution et du bruit, plutôt qu’en termes de diminution de tel ou tel moyen de déplacement.

Nous sommes donc favorables aux 5 principes évoqués dans cette délibération dont la finalité est d’améliorer le déplacement des piétons dans Paris. Cependant nous attirons votre attention sur :

1) La mauvaise qualité de la voirie : de très nombreux nids de poules, trottoirs ou places dégradées. Les habitants vous le répètent et pourtant rien n’est rénové. Je donnerai pour seul exemple, la situation déplorable de la place Henry Fresnay que j’ai déjà eu l’occasion de vous signaler au conseil d’arrondissement du mois de novembre, au travers d’une question orale.

2) L’encombrement de certains trottoirs en raison du dépôt d’encombrants récurrent (pour ne pas dire quotidien). Vous y faites référence mais avec pour unique solution, la répression. Des solutions plus conciliantes pourraient être trouvées. Les bailleurs sociaux pourraient par exemple prendre en charge la gestion des dépôts d’encombrants. Pensez au dépôt devant le portail du 42 rue Sibuet. Il empêche le cheminement correct des piétons. Ce dépôt sauvage pourrait être évité par la mise en place d’un espace dédié au sein de la résidence. Il suffirait de passer un accord avec le bailleur social – en l’occurrence la RIVP dans ce cas bien précis.

Si nous approuvons les objectifs du plan, cela ne veut pas dire que nous approuvons tous les projets mentionnées dans cette délibérations comme celui par exemple des Berges de Seine. Et à ce sujet je sais que vous avez toujours refusé notre projet alternatif de création d’un cheminement du port de l’Arsenal jusqu’à Bercy Charenton. Mais peut être pourriez-vous vous pencher sur ce projet dans le cadre du plan « piétons » car cet aménagement remplit les objectifs énoncés dans le plan.

Enfin, dans le projet de rénovation de la place de la Nation nous réitérons une forte vigilance sur la nécessité d’optimiser l’intermodalité et de la gestion des flux des voyageurs ainsi que l’accès pour les voyageurs en situation de handicap.

Nous voterons positivement pour cette délibération en espérant que nos remarques constructives soient considérées »

retrouvez le détail du vœu relatif à une stratégie globale et concertée des déplacements et rattaché au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »

 

Considérant que le mauvais état de la voirie et singulièrement des trottoirs est visible dans l’arrondissement avec des lieux qui ont été signalés à plusieurs reprises par les habitants et les commerçants comme les rues commerçantes du Rendez-vous (notamment au niveau du 26),de la rue Truffaut (au niveau du 53) ou encore des voies empruntées pour rejoindre le bois comme la rue Joseph Chaillet le long de la pelouse de Reuilly, les Avenues du General Laperrine et Charles de Foucault ou des places comme la place Henri Fresnay etc…

Considérant que les dépôts anarchiques d’encombrants sur les trottoirs en réduit l’accessibilité  comme par exemple devant la résidence du 42 rue Sibuet ou devant le 15 rue Beccaria 75012 ;

Considérant que les indemnisations de victimes de chutes ont atteint 0,9 million d’euros en 2016 contre 0,4 millions en 2014 soit une hausse de 125 %, avec des personnes qui garderont une perte de mobilité à vie ;

Considérant que le nouveau règlement de voirie, laissant à la charge des concessionnaires le
recouvrement des tranchées, ne s’est pas traduit par une remise en état plus rapide des trottoirs ;

Considérant que le stationnement anarchique des deux-roues en raison du manque de place de stationnement rend certains trottoirs difficilement praticables, qui plus est pour les personnes à mobilité réduite ;

Sur proposition de Valérie Montandon et des élus du groupe les Républicains émet le
voeu que la Maire de Paris :

– qu’un état des lieux soit lancé en concertation avec les conseils de quartiers et que
la rénovation de la voirie (du 12eme arrondissement) soit programmée
– que les solutions pour lutter contre dépôt des encombrants soit étudiées avec les
bailleurs sociaux ou les copropriétés concernés

Question orale sur la propreté

Question orale sur la propreté

J’ai posé la question orale suivante au Conseil du 12 eme arrondissement le 17 octobre 2016

« La propreté s’est dégradée dans le 12eme malgré la mise en place du plan propreté en février 2016 et nous sommes interpellés de très nombreuses fois par les habitants à ce sujet. Les résultats ne sont pas là ! D’ailleurs, la Maire de Paris a reconnu dès le mois d’avril qu’il était nécessaire de compléter ce plan.

Il apparait aussi un manque de coordination des différentes actions : service de la ville, conseils de quartiers, associations subventionnées par la Ville (60.600 €) en 2016 avec une absence totale d’évaluation des retombées de ces actions.

Nous avons eu l’occasion lors du débat de février de proposer 2 réformes majeures

– de donner des pouvoirs aux maires d’arrondissement en matière de propreté et d’intervention. Nous pensons en effet qu’en matière de propreté et d’entretien de l’espace public, il faudrait créer au sein des directions concernées de la ville, des pôles logistiques et techniques sous l’autorité fonctionnelle des maires d’arrondissement. Le maire d’arrondissement est l’échelon de proximité qui permet une réactivité accrue des services.

– de remotiver les agents de la propreté par une politique qui récompense les efforts, évalue les résultats et donne de véritables perspectives de progression de carrière. Nous vous rappelons que le taux d’absentéisme au niveau de la direction de la propreté est de 13% et atteint 16% chez les éboueurs. C’est une politique qui récompense l’effort et qui donne des perspectives de carrière, qui pourra améliorer la situation. Une mécanisation accrue des tâches à l’aide d’engins électrique de nettoiement permettrait de soulager ces agents.

Quel premier bilan tirez-vous de la mise en place du plan propreté ? »

Plan propreté 2016

Plan propreté 2016