En réponse au fiasco du nouveau Vélib’

En réponse au fiasco du nouveau Vélib’

Face au chaotique déploiement du nouveau Vélib’, les élus du groupe Les Républicains & Indépendants ont déposé plusieurs vœux débattus en séance du 5, 6 et 7 février 2018.  Nous nous réjouissons de l’adoption par le Conseil de Paris de 3 correctifs majeurs que nous avions préconisés :

 la gratuité de l’abonnement est confirmée pour février, et probablement d’ici le 1er mars, si la moitié des stations ne sont pas prêtes;

– la priorité est donnée à l’ouverture des stations situées à proximité des grands nœuds de communication telles que grandes gares, stations de RER et de métro ainsi que grandes places parisiennes;

– une information renforcée des abonnés, tant sur les stations que sur le site Internet pour préciser le calendrier d’ouverture de chaque station.

Ci dessous les vœux que j’ ai déposés avec mes collègues :

Voeu comite des usagers Velib’

Voeu compensation Velib’

Mme Hidalgo arrêtez la capitalisation des loyers des logements sociaux!

Mme Hidalgo arrêtez la capitalisation des loyers des logements sociaux!

Alors qu’ Anne Hidalgo fustige le gouvernement au sujet de la diminution des APL et de leur impact sur les bailleurs sociaux amenés à compenser cette baisse sur les loyers, elle ferait mieux de balayer devant sa porte. La capitalisation des loyers qu’elle pratique sans vergogne et qui consiste à ponctionner les bailleurs sociaux  de montants colossaux (354 millions d’€ et 292 millions d€ en 2016 et 2017), correspondants à des loyers dus à la Ville de Paris, mais dont le versement aurait dû être étalé sur plusieurs dizaines d’années.

Le recours aux loyers capitalisés constitue un lourd préjudice financier pour la gestion des bailleurs sociaux et les investissements à réaliser dans le parc de logements sociaux pour améliorer le cadre de vie des locataires.

Avec mes collègues Florence Berthout et Jean-Baptiste de Froment nous avons déposé un voeu portant sur les orientations budgétaires  afin de mettre fin à ce hold-up sur les bailleurs sociaux qui n’a pour objectif que de combler le trou du budget de la ville de Paris et le dérapage de ses dépenses de fonctionnement.

Retrouvez le vœu que j’ai déposé: loyers capitalisés

Les impôts sur l’immobilier augmentent encore à Paris !

Les frais de mutation dits « frais de notaire » ont augmenté à Paris à partir du 1er janvier 2016 passant de 3,8 % à 4,5 % du prix du bien. C’est la loi des finances pour 2014 qui a permis aux départements qui le souhaitent d’augmenter la part qui leur revient de 0,70 %. Malgré le vote « contre » des élus de droite et du centre, cette hausse a été adoptée en Conseil de Paris du mois de novembre, pour des questions de délais légaux, malgré un agenda restreint en Conseil de Paris à la suite des attentats. La ville souhaitait en effet pouvoir bénéficier dans leur totalité des 140 millions d’euros annuel ponctionnés auprès des nouveaux acquéreurs immobiliers. Une fois de plus, cette politique est un frein à l’accession à la propriété et ce sont majoritairement les classes moyennes qui pâtiront de cette décision.

 

François Hollande et Anne Hidalgo : Magiciens du présent, fossoyeur du futur

Depuis 2013, période de la campagne municipale, Madame Hidalgo a pris ses distances de son ex-protecteur François Hollande, devenu encombrant depuis sa chute dans les sondages.

Récemment, la Maire de Paris y prend même un plaisir non dissimilé à s’opposer à lui pour incarner la garante des  valeurs authentiques d’un socialisme pourtant en déperdition.

Mais à s’y pencher de plus près le Président de la république et l’édile de la ville lumière ont beaucoup plus de points communs qu’ils ne le prétendent et sont dotés des talents avérés de magiciens.

Tous deux font appel allègrement à des artifices pour diminuer respectivement la dette réelle du pays et de la capitale

Au niveau parisien, le budget présenté au Conseil de Paris du mois de juin 2016 a eu son lot de surprises : pour combler le « trou » de 400 millions d’euros de son budget, la Maire de Paris a fait un tour de passe-passe comptable monumental.  La ville a ainsi fait pression pour faire adopter un décret le 27 novembre 2015, dont elle a demandé puis obtenu l’application, afin d’inscrire par anticipation les recettes des bailleurs sociaux pour les revenus futurs jusqu’à 2076. C’est ainsi que les recettes  des loyers capitalisées d’un montant de 354 millions ont artificiellement permis un équilibre du budget.

En d’autres termes, en 2076, les parisiens locataires d’un logement social paieront encore le bouclage du budget 2016.

Au niveau national, selon le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat rendu public  le 25 mai, la Cour des comptes révèle que Bercy  a eu recours aussi depuis quatre ans à un artifice comptable afin d’adoucir la forte augmentation de la dette. Le tour de passe-passe est dévoilé dans Le Canard enchaîné du 15 juin. Chaque année Bercy émet des obligations du Trésor (OAT) aux taux de rémunération alléchants de 5 ou 6 % et dont le risque est relativement limité, l’émetteur étant un Etat Nation.  Les investisseurs en sont friands  et n’hésitent pas à acheter ces obligations largement au-dessus de la valeur officielle d’émission. La prime entre la valeur d’émission et la valeur d’achat a permis de réduire la dette de 22,5 milliards ce qui limite la dette à 95,7% du PIB contre 98% en réalité.

Quel manque de courage et quelle irresponsabilité ? Accentuer le fardeau déjà pesant sur les générations futures pour maquiller les comptes et masquer la réalité à des fins électoralistes de court terme est juste affligeant.

Les finances de la Ville de Paris sont dans le rouge !

Les finances de la Ville de Paris sont dans le rouge !

 

Dans un rapport de 70 pages rendu public le jeudi 19 mai 2016, la Chambre régionale des comptes (CRC) alerte sur la situation financière de la Ville de Paris. Voici des extraits de ce rapport très explicite sur la gestion désastreuse de l’exécutif.

La CRC confirme ainsi ce que le groupe « Les Républicains » au Conseil de Paris n’avait cessé de dénoncer : Mme Hidalgo et son équipe refusent de faire des choix courageux et conduisent les finances parisiennes dans le mur. Valérie Montandon et les élus du groupe « Les Républicains » ont demandé à la fois un audit externe et indépendant sur la situation des finances de la ville mais aussi à ce que l’exécutif présente un document détaillé sur l’évolution passée et prévisionnelle de grands agrégats de la masse salariale de la ville de Paris. A suivre…

 

Les Parisiens spoliés à tous les étages

Les Parisiens spoliés à tous les étages

La Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France a publié le 19 mai 2016 plusieurs rapports très critiques à l’encontre de la gestion financière de la Ville de Paris. L’augmentation sans discontinuité des dépenses de fonctionnement et la baisse consécutive de l’épargne brute de la ville conduisent les finances dans le rouge.  La CRC alerte sur  l’endettement croissant de Paris et met en doute sa capacité à honorer  ses engagements : « la faiblesse de l’épargne brute est susceptible, à partir de 2017, de remettre en cause la soutenabilité du programme d’investissement de la mandature ».

Enfin, la CRC conclut que les marges de manœuvre de la  ville reposent sur la cession d’actifs, ou l’augmentation des impôts comme elle a pu déjà le faire de façon sournoise avec la hausse de taxes et tarifs municipaux (stationnement, tarif des cantines, centre d’animation etc…)

Le budget financier présenté au Conseil de Paris du mois de juin a aussi eu son lot de surprises : pour combler le « trou » de 400 millions d’euros de son budget, la Maire de Paris a fait un tour de passepasse comptable monumental.  La ville a ainsi fait pression pour faire adopter un décret le 27 novembre 2015, dont elle a demandé puis obtenu l’application, afin d’inscrire par anticipation les recettes des bailleurs sociaux pour les revenus futurs jusqu’à 2076. C’est ainsi que les recettes  des loyers capitalisées d’un montant de 354 millions ont artificiellement permis un équilibre du budget.

En d’autre terme, en 2076, les parisiens locataires d’un logement social paieront encore le bouclage du budget 2016. C’est aussi une façon de repasser la dette aux bailleurs sociaux et de les priver aussi de fonds propres pour construire et rénover des logements sociaux à Paris.