Optimiser les parkings des résidences en renovation

Optimiser les parkings des résidences en renovation

La rénovation du  foyer de travailleurs migrants du 20-22 rue Beccaria et de ses 68 places de stationnement souterrain est une opportunité pour repenser l’organisation des parkings.

En effet, le nombre de deux roues a explosé, les  voitures diesel dans la capitale seront interdites en 2024  et  le développement des voitures électriques, des nouveaux services d’auto partage de véhicule et des vélos en « free floating » est croissant.

Il y a un déficit de places en surface et souterraines dans le quartier d’Aligre et les technologies actuelles peuvent permettre un système de mutualisation.

Parallèlement, la ville s’est fixée comme objectif  30 % des places équipées de bornes et a annoncé « préparer la révolution des parkings souterrains »

Ainsi j’ai demandé à la maire de Paris d’étudier avec Résidence Sociales de France (RSF) dans le cadre de la rénovation de la résidence du 20,22 rue Beccaria  un projet autour de la mutualisation des places de parking libres, le développement des bornes de recharges électriques, des places pour l’auto partage, pour les vélos et les deux roues motorisées

Retrouvez mon vœu relatif à la mutualisation et modernisation des parkings

Les enjeux du logement à Paris et dans le 12eme

Paris a connu une forte augmentation des prix de l’immobilier atteignant une moyenne de 8000 €/m2 à l’achat sur tous Paris (7700 € /m2  dans le 12eme arrondissement) et entre 20 et 30€ /m2 à la location. Loin de contenir la flambée des prix,  la mairie de Paris s’est considérablement enrichie avec les droits de mutations  (% du prix de vente qu’elle perçoit à chaque transaction immobilière). En effet elle a perçu en moyenne 1 milliard d’Euros chaque année (soit un huitième de son  budget) avec un niveau record en 2015. Ce qui ne l’a pas empêché d’augmenter la taxe départementale au maximum autorisé depuis le 1 er janvier 2016 passant le taux des droits de mutation 3,8% à 4,5%.

Une réalité que la mairie de Paris maquille derrière la promesse de 30% de logements sociaux d’ici 2030. Une politique qui contribue à faire de Paris la ville des plus aisés et des plus aidés sacrifiant  la classe moyenne contrainte de fuir la capitale.

Pour atteindre la promesse des 30%, la ville gonfle artificiellement le nombre de logements sociaux livrés avec  le conventionnement. Cela consiste faire passer des logements qui étaient à loyer libre sous les catégories techniques appelées PLAI, PLUS et PLS et de les intégrer ainsi dans la loi SRU. (Solidarité et renouvellement urbains). Il ne s’agit ainsi pas de création de logement supplémentaire puisque la Mairie se contente de transformer des logements existants sans réaliser de logements PLI  destinés à la classe moyenne. Et c’est pourtant cette catégorie qui peine à se loger à Paris aussi bien dans le parc privé que dans le parc public qui pâtit de ces opérations.

Enfin dernière lubie d’une idéologie communiste portée par l’adjoint PCF du logement, la préemption dans le diffus qui consiste en l’achat par la ville d’appartements au sein des copropriétés pour en faire des logements sociaux. Il s’agit d’opérations coûteuses, porteuses de problèmes de gestion entre copropriété et bailleurs sociaux.

Paris a besoin de logements neufs, sociaux, intermédiaires (à loyers maîtrisés) et privés dont les constructions sont possibles sur les friches ferroviaires tel que Bercy Charenton ou grâce aux couvertures du périphérique, créatrice de foncier.

Une politique de logement équilibrée doit comporter des attributions n’excluant pas les classes moyennes, une meilleure gestion au sein de parc social dont les échanges d’appartements et l’accession (sociale et privée) à la propriété qui sont les grandes oubliées de la politique municipale.

Lutter contre les abus du travail détaché

Lors du recours à des salariés détachés sur le sol français, leur employeur s’acquitte des charges sociales du pays d’origine ce qui engendre une concurrence déloyale avec les salariés français ;

De plus, de nombreux abus ont été constatés ces dernières années et ils se traduisent par des conditions de travail précaires et des logements insalubres pour ces travailleurs détachés ;

La France et l’Allemagne vont porter ensemble une demande de révision ciblée de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés afin de durcir la législation actuelle ;

Sur le chantier de l’ensemble d’Erard Charenton,  nombreux locataires ont  témoigné de la présence significative d’ouvriers de provenance de l’Europe de l’Est mais également d’Inde, du Pakistan et d’Egypte.

Le recours important des travailleurs détachés pose un double problème:

-en terme de sécurité notamment sur des chantiers comportant  de l’amiante car le désamiantage ne doit jamais se faire par des salariés en CDD ou des travailleurs détachés.

-en terme aussi de volonté de  lutter contre le chômage dont les chiffres explosent dans notre pays

J’ai déposé un vœu pour demander à la Maire de Paris de :

-communiquer aux Conseillers de Paris les pourcentages de présence de travailleurs détachés des entreprises mandatées par des bailleurs sociaux pour effectuer des travaux de réhabilitations et constructions dans les ensembles sociaux de la ville de Paris

– communiquer un état de lieux de la situation des ouvriers détachés sur des chantiers comportant de l’amiante afin d’assurer qu’ils soient formés par un organisme ou centre de formation certifié, pour réaliser ces opérations qui mettent en jeu leur santé.

Retrouvez mon voeu relatif au travailleurs détachés

PLU: Bétonisation en vue

PLU: Bétonisation en vue

Avec ses 21.000 habitants par kilomètre carré, Paris est, de loin, la capitale la plus dense d’Europe et devance aussi des villes telles que Tokyo et Séoul en terme de densité urbaine. Aujourd’hui, les espaces verts ne sont pas tous classés en zone urbaine verte, ce qui rend plus facile le changement de qualification. J’ai défendu des vœux et des amendements afin de sanctuariser les espaces verts et les espaces de respiration dans la ville, et de recenser l’ensemble de ces espaces et de les annexer au PLU.

Retrouvez mon vœu défendu en Conseil de Paris

Éviter la ghettoïsation

Éviter la ghettoïsation

Pourquoi une volonté aussi affichée par la municipalité de vouloir densifier notre ville ? La réponse est claire : Densifier coûte que coûte pour créer du logement social dans des zones qui sont pourtant pourvues déjà de logements sociaux. De nombreux quartiers à Paris ont vu la mixité sociale se fragiliser. L’exclusion systématique de la classe moyenne dans des attributions de logements sociaux a fragilisé le « vivre ensemble » dans certains quartiers. C’est dans cet état d’esprit que j’ai préconisé que, sur la base d’un découpage de quartiers I.R.I.S. de l’I.N.S.E.E., il ne soit plus construit de logements sociaux lorsque le taux excède un tiers de l’ensemble des logements, afin de garantir une véritable « mixité sociale dans nos quartiers » et de ne pas constituer des « quartiers ghettos ».

C ‘est ce que nous avons lancé à la Région Ile-de-France avec Valérie Pecresse: pour éviter la ghettoïsation urbaine, la région ne finance plus de logements sociaux dans le communes ou le taux est supérieur à 30%.

Retrouvez mon vœu défendu en juillet 2016: vœu taux plafond de logements sociaux- IRIS

Contre les conventionnements

Contre les conventionnements

Pour atteindre la promesse des 30%, la ville gonfle artificiellement le nombre de logements sociaux livrés avec  le conventionnement. Cela consiste faire passer des logements qui étaient à loyer libre sous les catégories techniques appelées PLAI, PLUS et PLS et de les intégrer ainsi dans la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains). Il ne s’agit ainsi pas de création de logement supplémentaire puisque la Mairie se contente de transformer des logements existants sans réaliser de logements PLI  destinés à la classe moyenne. Et c’est pourtant cette catégorie qui peine à se loger à Paris aussi bien dans le parc privé que dans le parc public qui pâtit de ces opérations.

Je me suis toujours opposée à ces conventionnements en Conseil d’arrondissement et en Cconseil de Paris. Au contraire, je milite pour  une augmentation du nombre de logements intermédiaires destinés à la classe moyenne

Retrouver mon vœu  relatif à la mise en oeuvre d’un plan PLI pour le 12ème arrondissement. voeu PLI 12eme   

et contre les conventionnements:  VOEU 12ème DLH 156 conventionnement