le contrat de sécurité et de prévention

le contrat de sécurité et de prévention

Intervention de Valérie Montandon lors du débat du contrat de sécurité et de prévention (CSP) en Conseil du 12e arrondissement le 12 septembre 2016

Je souhaite réaffirmer au nom du groupe Les Républicains, notre soutien aux forces de police qui sont très sollicitées en ce moment avec la lutte anti-terroriste, et dans un contexte d’état d’urgence et de plan Vigipirate renforcé. Ce nouveau contrat de prévention et de sécurité entre en scène dans un contexte difficile à Paris, les attentats, l’affluence sans précédent de migrants, et un contexte national d’impunité pour les délinquants. Ceci est la conséquence du passage de Mme TAUBIRA au Gouvernement. Obstination à ne pas construire de places en prison, remise automatique des peines, suppression des peines plancher. Autant de décisions qui ont fragilisé l’action des forces de police, discrédité la justice et donné un sentiment d’impunité aux délinquants. Je pense qu’il est important de le rappeler car ce CPS est aussi bien parisien que national.
Aujourd’hui, vous nous présentez ce nouveau contrat et Madame la Maire, nous apprécions car vous n’étiez pas obligée de le faire. Cela nous permet d’avoir un débat sur un sujet important et d’actualité.

Tout d’abord, nous regrettons l’absence de données financières dans l’ensemble du document. Comment pouvoir juger les moyens alloués à la sécurité et à la prévention lorsqu’aucune mesure du dispositif n’est chiffrée.

La lutte contre le décrochage scolaire doit être une priorité car elle constitue bien souvent la première étape d’un parcours de délinquant. J’ai lu avec attention les mesures de prévention que vous proposez pour lutter contre le décrochage scolaire, avec des cellules de veille et des partenariats avec des associations et structures locales. Cependant, nous déplorons que la responsabilité des parents ne soit pas plus clairement associée à la démarche et que l’action de la mairie auprès des parents ne soit pas active. Peut-être qu’elle est réelle mais elle n’apparaît pas dans le CPS. Vous avez mis en place des dispositifs d’alternatives aux peines comme le dialogue ou le stage citoyen mais la piste de stage de responsabilité parentale devrait également être explorée. Il est regrettable que la loi contre l’absentéisme scolaire ait été abrogée par le gouvernement socialiste car elle représentait un levier pour responsabiliser les familles. Nous aurions pu l’utiliser au niveau local.

Le troisième point sur lequel je souhaite m’attarder concerne la prévention et la sécurité dans les logements sociaux. C’est dans ce domaine que la municipalité peut avoir le plus de marge de manœuvre en termes de sécurité. Pourtant, il y a beaucoup à redire. En moins de 15 jours, 4 signalements nous ont été remontés concernant des ensembles sociaux.

Tout d’abord, l’ensemble Erard-Charenton, vols répétés dans les appartements et dans les caves, augmentation des incivilités, squat de personnes extérieures qui ont passé la nuit du 26 août dans l’immeuble B, qui ont utilisé les escaliers comme WC. Dégradation
des parties communes, détritus, urines, tapage sonore, refus de quitter les lieux avec insultes et menaces.

Nous avons également eu des retours de la résidence Edouard-Robert avec une augmentation de la violence et de l’insécurité, avec des témoignages de personnes âgées qui ne peuvent plus recevoir de soins le soir parce que le personnel refuse d’y aller. Lorsque le personnel social et médical refuse de venir desservir un secteur, c’est assez illustratif du sentiment d’insécurité qui y règne.

Passage du Génie avec la résidence Coallia, situation qui s’est empirée pendant l’été malgré tous nos débats en juin dernier. Je sais que la plupart d’entre vous étiez en copie des différents échanges entre les bailleurs sociaux et les collectifs de riverains.
Comment pouvez-vous tolérer un tel laxisme venant du bailleur social ? Comment le CPS peut-il aider en ce sens ?

Enfin, l’ensemble Villiot-Râpée, le jeune de 15 ans arrêté pour tentative d’attentat résidait dans cette résidence. Est-ce vraiment une surprise ? Mme ATLAN-TAPIERO qui siégeait à la commission d’attribution des logements sociaux Villiot-Râpée sous la mandature précédente, avait alertée à plusieurs reprises sur les conditions d’attribution, notamment sur le manque de mixité sociale et sur le risque de constitution de ghettos. En 2013, nous avions déposé un vœu qui déjà relatait les problèmes récurrents d’insécurité et d’incivilité. En 2015, nous avons relayé en conseil d’arrondissement, la pétition lancée par de nombreux habitants concernant l’insécurité grandissante et les trafics de drogue. Les habitants décrivent la zone Villiot-Râpée comme « une zone de non droit où les jeunes squattent toute la journée, dealent et à 23 heures, la rue leur appartient ». Sachez que ces personnes qui ont souvent porté réclamation ont tout simplement arrêté de mener ce combat car elles ont reçu des dégradations sur leurs biens personnels. Mais la diminution des plaintes ne signifie pas la diminution des problèmes. Dans de telles situations, M. MOULIN lorsque vous évoquez
les comités d’entente locale, ils paraissent bien fades étant donné l’enjeu.

Concernant les ensembles sociaux, la mairie peut disposer de différents leviers. Le premier axe est de mettre la pression sur les bailleurs sociaux afin que ceux-ci améliorent la sécurisation des ensembles. Ils doivent mettre l’autorité nécessaire à faire respecter le règlement intérieur dans les résidences. La formation des concierges que vous évoquez dans le CPS, est un début. Mais les bailleurs sociaux doivent aussi leur donner du pouvoir de verbalisation pour les infractions au règlement intérieur. De même, la vidéo protection est indispensable avec un transfert permanent des images aux forces de sécurité. Enfin, la coordination entre les bailleurs sociaux et la police doit être renforcée. Faciliter les expulsions avec une volonté assumée de la mairie du 12e. Je le dis car j’ai eu des témoignages de recul en fin de procédure par le passé.

En second axe, donner les moyens aux GPIS. Chaque année, les moyens n’ont cessé de diminuer. En 2003, la subvention de la Ville de Paris était de 11 millions d’euros, pour se situer désormais à 4,8 millions d’euros, soit une baisse de 56%. Cette baisse est d’autant plus irresponsable vu que le parc social ne cesse de s’agrandir.
La prévention dans les logements sociaux passe aussi par une politique d’attribution des Logements différente de celle que vous menez. Mais nous n’allons pas ouvrir le débat là-dessus.
Elle passe aussi par une volonté politique assumée. Permettez-moi d’en douter vis-à-vis de certains vœux que vous avez émis ces derniers temps, notamment le vœu de la majorité proposant de réinstaurer les récépissés pour les contrôles de police ou lorsque vous demandez des comptes aux forces de police lors d’un contrôle administratif.

Le CPS, c’est bien mais encore faut-il qu’il y ait une vision globale. Je pense qu’étant donné les enjeux, notamment dans les logements sociaux où vous disposez de certains leviers d’actions, ce n’est pas encore suffisant. Merci. »

Éviter la ghettoïsation

Éviter la ghettoïsation

Pourquoi une volonté aussi affichée par la municipalité de vouloir densifier notre ville ? La réponse est claire : Densifier coûte que coûte pour créer du logement social dans des zones qui sont pourtant pourvues déjà de logements sociaux. De nombreux quartiers à Paris ont vu la mixité sociale se fragiliser. L’exclusion systématique de la classe moyenne dans des attributions de logements sociaux a fragilisé le « vivre ensemble » dans certains quartiers. C’est dans cet état d’esprit que j’ai préconisé que, sur la base d’un découpage de quartiers I.R.I.S. de l’I.N.S.E.E., il ne soit plus construit de logements sociaux lorsque le taux excède un tiers de l’ensemble des logements, afin de garantir une véritable « mixité sociale dans nos quartiers » et de ne pas constituer des « quartiers ghettos ».

C ‘est ce que nous avons lancé à la Région Ile-de-France avec Valérie Pecresse: pour éviter la ghettoïsation urbaine, la région ne finance plus de logements sociaux dans le communes ou le taux est supérieur à 30%.

Retrouvez mon vœu défendu en juillet 2016: vœu taux plafond de logements sociaux- IRIS

Il faut maintenant repriser les poches percées de la gauche

Il faut maintenant repriser les poches percées de la gauche

Au moment où les Français consentent d’importants efforts et où la hausse continue de la pression fiscale asphyxie nombre de ménages et entreprises fragiles, on est en droit d’attendre du Gouvernement  et de la municipalité parisienne une bonne gestion des deniers publics. Or, c’est manifestement tout le contraire qui se produit !

Non seulement il n’y a eu ni réforme structurelle de la dépense publique, ni exploitation des gisements — nombreux — d’économies. Même la réforme des collectivités territoriales, dont l’un des motifs affichés était pourtant la réduction des dépenses publiques, porte en germe de nombreux dérapages en raison de sa complexité et du clientélisme socialiste , avec la création d’un nouveau poste de “Président délégué” au sein des futurs Conseils régionaux pour contenter certaines figures du PS…

Pis, l’Exécutif est à l’origine directe de gabegies qui auraient pu être épargnées au contribuable français ! Des gabegies politico-financières : après 2 années de négociations, l’abandon définitif de l’écotaxe en octobre 2014 coûte ainsi à l’Etat français près d’un milliard €. Des gabegies diplomatico-financières aussi : le coût de l’annulation du contrat des deux navires Mistral vendus à la Russie pourrait s’élever bien au-delà de l’évaluation officielle de 1,1 milliard €. Sans compter les millions d’euros dépensés chaque mois pour les frais d’entretien…  Nos amis américains n’ont pas les mêmes scrupules à engranger les contrats.

Au niveau de la majorité  parisienne rose-rouge-verte, même attitude : une augmentation continue des dépenses financée par une  hausse des tarifs tels que le stationnement, les cantines etc…

Il devient urgent de repriser les poches percées de la gauche et les urnes sont le meilleur moyen…

Quand le logement est au service de la Politique

Quand le logement est au service de la Politique

180.000 ! C’est le nombre de demandeurs de logements sociaux. A lui seul, ce chiffre résume l’échec flagrant de la politique du logement à Paris. La classe moyenne est mise à l’écart du logement social, auquel elle a pourtant droit. Cela menace gravement la cohésion sociale de nos quartiers.

Depuis 14 ans, la mairie se contente principalement de racheter ou d’utiliser les logements existants par des opérations de préemption et de conventionnement sans jamais se préoccuper de construire suffisamment de neuf.

En clair, la politique des socialistes, fruit d’un accord irresponsable et dogmatique avec leurs alliés verts et rouges, mène inexorablement à l’éviction des classes moyennes de Paris. Comment ne pas en conclure que la finalité de cette politique est électorale ?

Et cela continue avec les derniers « coups de communication » de la ville. Le premier est intitulé « la préemption dans le diffus ». Derrière cette formule obscure, les services de la ville organisent une véritable incursion au sein de copropriétés privées pour y implanter des logements sociaux sans se soucier du coût démesuré de ses acquisitions (avec vos impôts). Le second, la « charte des mutations » comporte un blocage des prix du loyer… sauf pour les logements PLS destinés à la classe moyenne !

« Gouverner c’est d’abord loger son peuple » disait l’Abbé Pierre. Les classes moyennes font partie intégrantes du peuple de Paris. Mme Hidalgo et son exécutif doivent changer de politique !

Nous voulons donc une politique ambitieuse de construction dans les dernières réserves foncières, comme Bercy-Charenton dans le 12e, où 10.000 logements (à taille humaine) privés et sociaux peuvent être créés à condition de bien vouloir y associer le secteur privé!

Valérie Montandon

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Dans le 12e arrondissement, la petite ceinture attend depuis quatorze ans la concrétisation des promesses des élus du groupe socialiste et des Verts. Je me permets de citer les promesses de campagne de M. NAJDOVSKI, pourtant élu dans cet arrondissement depuis 2001.

En 2001, il était annoncé : créer de grands parcs paysagers et transformer la petite ceinture en coulée verte.

En 2008 : prolonger la coulée verte sur la petite ceinture depuis le square Charles-Péguy au Nord jusqu’au cours de Vincennes et au Sud de Bercy ; créer ainsi une trame verte traversant tout l’arrondissement reliant la Bastille, le bois de Vincennes et la rive gauche.

Nous attendons toujours. Le seul aménagement de la peinte ceinture en coulée verte dans le 12e arrondissement a été créé en 1993 et inauguré par Jacques CHIRAC. Depuis : rien. Jusqu’à présent, les promesses des candidats verts et socialistes sortent du chapeau à chaque élection, mais sont vite « ré-enterrées » dès que l’élection est terminée.

Dans les années 1990, l’aménagement de la coulée verte dans le 12e arrondissement a été précurseur et a servi d’inspiration pour la High Line à New York qui depuis a largement devancé en termes d’aménagement la petite ceinture parisienne, mise à part, si je dois citer, la petite parcelle du 15e arrondissement et quelques jardins partagés clairsemés.

C’est pour cela que nous nous réjouissons du protocole cadre entre le ville et le SNCF qui laisse entrevoir un projet pour la petite ceinture. Les projets et pistes de réflexion cependant nous paraissent encore vagues, mais cela a le mérite au moins d’être un premier pas. En effet, c’est une vision assez parcellaire de la petite ceinture et non une conception globale et cohérente de l’ensemble qui en ressort.

Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, nous proposons un projet de reconquête de la petite ceinture afin qu’elle représente une véritable ligne de vie pour Paris. Notre aménagement a ainsi une vision globale qui se décline en trois axes :

-La création de la première boucle cyclable intégrale de Paris avec une voie cyclable de 43 kilomètres entièrement végétalisée. Ce serait ainsi la première boucle intégrale sur Paris. Une piste cyclable qui requiert 2,5 mètres et qui permettrait ainsi d’autres aménagements connexes autour. Et cet équipement est réalisable, même avec la présence des tunnels. La Ville de Lyon a inauguré, il n’y a pas longtemps, un tunnel de 1,7 kilomètre pour des circulations douces.

-Le deuxième axe est la valorisation d’un espace naturel unique en pleine ville. En effet, avec l’arrêt de l’exploitation ferroviaire, la petite ceinture est aujourd’hui devenue un écosystème remarquable en plein Paris. Il est essentiel d’encourager la continuité écologique de la petite ceinture et c’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que nous voterons positivement l’amendement du groupe Ecologie, relatif à un inventaire sur cette biodiversité.

-Enfin, le troisième axe est un lieu de vie tourné vers le sport et la culture. La petite ceinture, c’est aussi un patrimoine architectural, unique, avec seize gares, dont la grande majorité est laissée à l’abandon. Ces gares constituent des emplacements adaptés à l’accueil de projets sportifs et culturels, comme par exemple des salles de musculation, des cours de yoga, des arts martiaux, mais aussi des maisons d’artistes et expositions dédiées aux cultures urbaines.

En guise de conclusion, je tiens à rappeler que tous les projets sur la petite ceinture, qu’ils soient inspirés ou non des propositions que je viens d’évoquer, doivent être ouverts à la consultation des riverains, afin que chaque aménagement soit pleinement intégré dans la vie du quartier et respecte la tranquillité des nombreux riverains de la petite ceinture, et respecte aussi les plans qui ont déjà été adoptés au sein de cette assemblée, comme par exemple le Plan Bruit au dernier Conseil de Paris.

Pour un plan renforcé de vidéo protection dans le XIIe

Pour un plan renforcé de vidéo protection dans le XIIe

La vidéo-protection est un instrument indispensable de lutte contre l’insécurité dans l’espace public mais aussi dans le parc social. Le dispositif actuel de la Ville de Paris est constitué d’ un réseau très timide, avec seulement en moyenne : 1 caméra pour 2.027 habitants. Il faut préciser que c’est deux fois moins que des villes comme Lyon ou encore Strasbourg, qui sont dirigées par une municipalité socialiste.

Ce dispositif est aussi arrivé aussi très tardivement à Paris en 2011, financé par un Gouvernement de Droite, je tiens à le préciser, puisque la Ville de Paris n’a financé ce dispositif qu’à hauteur de 2 %.

Le vœu, que j’ai déposé, a pour objectif d’attirer l’ attention sur le retard du dispositif de vidéo-protection à Paris et de faire un focus aussi sur le 12e arrondissement parce que le 12e arrondissement dispose de nombreuses installations et infrastructures, telles que des gares, gares de Lyon et de Bercy, qui voient transiter plus de 88 millions de voyageurs par an, mais aussi des installations comme le P.O.P.B. ou encore l’hippodrome de Vincennes.

Je tiens aussi à préciser que le 12e arrondissement est souvent un lieu d’arrivée et de départ de manifestations, qu’elles soient d’ailleurs sportives, festives ou sociales. Il est aussi à noter une recrudescence des actes d’insécurité au niveau du parc social, notamment dans les ensembles comme le 107 rue de Reuilly ou encore rue Villiot-Rapée.

Il apparait donc nécessaire d’améliorer le dispositif de vidéo protection.

Il a été annoncé récemment la mise en place de 160 caméras, mais cela nous semble totalement insuffisant. Alors, certes, c’est un progrès psychologique, quand on sait que les différentes composantes de majorité municipale sont très réticentes à la vidéo-protection, mais c’est encore insuffisant. C’est pour cette raison que nous avons déposé ce vœu, afin d’étudier la mise en place d’une cinquantaine de caméras de vidéo-protection dans le 12e, en concertation avec tous les acteurs concernés.

retrouvez le texte du vœu déposé en Conseil de Paris et la video