Nouveau PLU: proposition de sanctuarisation des espaces verts

Je vous prie de trouver ci joint mon intervention lors du débat sur la modification du PLU

Monsieur le Maire,

En préambule, permettez-moi, Monsieur MISSIKA, de vous dire que la réponse que vous avez faite à notre présidente de groupe sur le dépôt hors délai du P.L.U. et de l’ensemble des documents avant les Conseils d’arrondissement, n’est pas satisfaisante. Cela prouve peut-être le peu d’intérêt que vous avez pour cette instance locale, et cela traduit et explique votre absence au dernier Conseil d’arrondissement lors du débat du P.L.U., dans le 12e arrondissement.

Avec ces 21.000 habitants par kilomètre carré, Paris est, de loin, la capitale la plus dense d’Europe et devance aussi des villes telles que Tokyo, Séoul, en termes de densité urbaine. Ainsi, il est légitime que les Parisiens aspirent à plus d’espaces de respiration dans leur ville. La modification du P.L.U. était l’occasion de sanctuariser les espaces verts et les espaces de respiration. En l’état, il se pourrait bien que ce soit un rendez-vous manqué.

La Ville affiche, certes, des objectifs favorisant la végétalisation de Paris, à savoir 100 hectares, soit 30 hectares supplémentaires dans ce P.L.U. Or, encore faut-il réserver les parcelles à cette fin. Les espaces verts ne sont pas aujourd’hui tous classés en zone urbaine verte, ce qui permet et rend plus facile le changement des destinations. C’est pour cela que notre groupe, à travers différentes propositions, vœux et amendements, vous demande de bien vouloir sanctuariser les espaces verts et les espaces de respiration dans la ville, de recenser ces espaces et de les annexer au P.L.U.

Cette volonté de densifier la ville est visible à travers différentes parcelles et projets en cours. Dans le 12e arrondissement, le projet de rénovation de la cité scolaire Paul-Valéry est, certes, nécessaire, mais à la vue de ce P.L.U., on voit que vous voulez créer de nouvelles voies de circulation. Le projet qui se profile est une véritable densification, avec la création de bâtiments bien supérieurs en nombre aux bâtiments existants.

C’est pour cela que nous vous demandons de bien vouloir faire en sorte que le projet d’extension immobilière sur la cité soit abandonné et que soient maintenus simplement les équipements sportifs,les équipements d’ordre scolaire, universitaire et de petite enfance sur ce site et que toutes les surfaces dédiées aux espaces de récréation, de détente et espaces verts soient maintenues.

J’attire votre attention sur le fait que nous sommes favorables à la végétalisation des toits, mais que ces derniers ne doivent pas se substituer aux espaces verts au sol. C’est aussi dans ce même état d’esprit que nous vous demandons de pérenniser aussi les équipements sportifs Léo-Lagrange, sur la future Z.A.C. « Bercy Charenton ». Je me réjouis de découvrir un vœu sur table de l’Exécutif qui va dans ce sens.

De même, le 12e arrondissement n’est pas le seul arrondissement concerné. Il existe aussi dans le 17e arrondissement, par exemple, des projets de construction qui ne doivent pas réduire la place du végétal, notamment celle des espaces verts remarquables, ou se situer en zone dense au sein des ensembles de logements sociaux, comme c’est le cas au 98, rue des Dames, ou encore au 230, rue de Courcelles.

Pourquoi une volonté aussi affichée de vouloir densifier notre ville et de bétonner un peu plus la Ville de Paris ? La réponse est claire : c’est-à-dire densifier coûte que coûte pour créer du logement social dans des zones qui sont pourtant pourvues déjà de logements sociaux. De nombreux quartiers à Paris ont vu, en effet, la mixité sociale se fragiliser. L’exclusion systématique de la classe moyenne dans des attributions de logements sociaux a fragilisé le vivre ensemble dans certains quartiers. C’est dans cet état d’esprit que nous vous préconisons aussi que, sur la base d’un découpage de quartiers I.R.I.S. de l’I.N.S.E.E., il ne soit plus construit de logements sociaux lorsque le taux excède un tiers de l’ensemble des logements, afin de garantir une véritable mixité sociale dans nos quartiers et de ne pas constituer des quartiers ghettos.

Je tiens à préciser que ce dispositif ne concerne ni le logement intermédiaire, ni les rénovations urbaines. Il concerne la préemption, le reconventionnement et la construction dans des quartiers déjà fortement pourvus.

Merci.

Budget 2018, une politique du logement toujours aussi néfaste

Budget 2018, une politique du logement toujours aussi néfaste

Mon intervention en Conseil de Paris du 11,12 et 13 décembre 2018

En matière de politique du logement, ce budget 2018 incarne votre marque et puisqu’il se situe à mi-mandat, prolonge également un bilan aux effets désastreux, et auquel vous donnez cette année encore une impulsion toute aussi négative.

Un constat s’impose : vous avez organisé la pénurie du logement à Paris.

C’est une politique principalement ciblée sur le tout social, au détriment de  ce qui concourt à la prospérité et au rayonnement d’une capitale : une offre à la location comme à l’achat  répondant notamment à la demande des classes moyennes.

Ceci est vérifiable à travers 3 axes durs de votre politique :

-1er axe : toujours plus de préemptions couteuses, d’achats de logements occupés,

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ce sont les vôtres, avant que vous ne décidiez de nous priver pour préparer convenablement ce débat, de « Bleu budgétaire Logement » –

Le  montant des acquisitions immobilières a explosé entre 2014 et 2017, passant de 71 à 180 millions, et en 2018  sur 174 millions de compte foncier,  vous prévoyez au moins 142 millions pour les préemptions de logements.

Je n’oublie pas le droit de préemption urbain renforcé –vieille recette communiste d’après- guerre-pour imposer comme vous l’avez si bien défini-« la mixité sociale à l’échelle de la cage d’escalier » et imposer une gestion de logement social au sein de copropriétés privées, tout est bon pour décourager les investisseurs et déstabiliser le marché immobilier.

-2e axe : toujours plus de conventionnements de logements libres au sein du parc social, vous avez ainsi intensifié ces opérations, plus de 10 000 depuis 2014, et encore 2600 à cette séance, notamment  dans le 12e, des conventionnements qui ne créent pas un seul logement supplémentaire pour les parisiens, et qui accélèrent le départ des classes moyennes de la capitale.

La 2eme étape de ces opérations, tout aussi critiquable, c’est que vous imposez  aux bailleurs  de capitaliser les loyers sur 60 ans , permettant à la Ville pour renflouer le dérapage constant de son budget de fonctionnement, alors qu’il s’agit en fait de recettes d’investissement,  d’encaisser plus  de 860 millions sur trois exercices budgétaires, incluant celui de 2018 qui vous rapportera 225 millions. Il n’y a pas que la baisse des APL du gouvernement qui pénalisent les bailleurs votre politique aussi.

 

Cette fuite en avant irresponsable comporte  des effets particulièrement dommageables pour les bailleurs de la Ville et pour les locataires du parc, car vous priver les bailleurs d’une trésorerie et d’une capacité d’emprunt  pour investir efficacement au service de la qualité de vie du parc social et de ses locataires.

-3eme axe : toujours plus de financements déséquilibrés de logements très sociaux.

A cet égard, cette séance est très illustrative, je dirai même « collector », c’est du 80% de production de logement très sociaux contre 20% de PLS,  et seulement 126 logements intermédiaires pour vous donner bonne conscience , alors que le PLH prévoyait 3000 logements sur la mandature, on est bien loin du compte !

Quant à l’accession sociale à la propriété elle est quasiment au point mort et les échanges d’appartement dans le parc social est bloqué avec un taux de rotation qui stagne à 4,5%

Je ne résiste pas à vous livrer les propos d’un maire d’une  ville de 52.000 habitants, tout proche de Paris, qui dit les choses  clairement surtout sans démagogie, et dont vous devriez vous inspirer pour infléchir en profondeur votre politique :

«  Il faut arrêter de penser que plus on fait du logement social, plus on protège les gens. C’est l’inverse : plus on en fait, plus on favorise la pénurie de logements privés, et donc les loyers du parc privé explosent ».

Et j’ajouterai  l’analyse complémentaire de la Fondation Abbé- Pierre, peu suspecte de positionnement anti-logement  social, qui estime que « faute de logements intermédiaires, le social est embouteillé, les gens ne pouvant en sortir, tout se bloque et les parcours résidentiels ne peuvent se faire » !

Alors, il est grand temps de changer de politique du logement pour répondre enfin à cette priorité des parisiens, par des dispositifs équilibrés, bien gérés  et correspondant aux réalités des arrondissements.

0 Pour le référendum local et une meilleure concertation avec les communes riveraines

Mon intervention au sujet de la charte parisienne de participation citoyenne, séance du conseil de Paris du 12 décembre 2017

Monsieur le  Maire,mes chers collègues,

Vous dites souvent que vous souhaitez ouvrir Paris aux communes riveraines, en voulant dépasser cette frontière que représente le Périphérique mais comme toujours, pour garantir la réussite d’une telle politique, tout est affaire de méthode. Et, la méthode que vous avez choisie est assez décevante. Cette « démocratie participative » que vous utilisez comme un mantra ne sert en réalité qu’à donner un vernis à des projets cousus de fil blanc. En réalité, le processus de concertation n’est qu’accessoire et c’est certainement là, la cause principale des succès très relatifs de votre politique.

Ce projet de charte parisienne en est encore un exemple.

Dans cette charte, est indiqué que « les pratiques de la participation citoyenne reposent sur le partage d’un état d’esprit constructif, respectueux, à l’écoute des autres et qui prenne en compte l’intérêt commun. ». Cela est très séduisant mais la réalité est tout autre.

 La ville de Paris oublie trop souvent qu’elle évolue au cœur d’une métropole et d’une région et qu’elle se doit ainsi de considérer ses voisins dans ses décisions d’aménagement territorial surtout lorsque ceux-ci sont impactés.

Plusieurs exemples illustrent ce manquement :

 La décision unilatérale des fermetures des berges de Seine par la maire de Paris est très révélateur.  Je rappelle que la commission d’enquête a émis un avis négatif en raison du périmètre  de l’enquête publique trop restreint.

C’est encore le comportement de « cavalier seul » qui a conduit le Tribunal Administratif  a retoqué récemment l’encadrement des loyers pour la raison que le rayon d’application n’était pas celui de l’agglomération parisienne.

Enfin, le rapport de la CRC sur la gestion des concessions du bois de Boulogne et de Vincennes  déplore que la concertation avec les communes riveraines ait été mises-en échec en raison de l’absence d’outil d’évaluation des projets et de leur conséquence sur les communes riveraines ;

Monsieur le Maire, les Parisiens ont aussi  besoin d’éclairage sur les multiples outils à leur disposition et vous ne choisissez de mettre sous le feu des projecteurs que ceux qui vous servent.  Le référendum local en est un exemple. Il permet aux électeurs de décider par leur vote de la mise en œuvre ou non un projet qui relève de la compétence de la collectivité.

Ainsi ces deux principes de concertation avec les communes riveraines souvent concernées par un projet de notre collectivité et de la pratique du referendum local sont absents de votre charte.

C’est pourquoi nous vous demandons donc d’amender la charte en faveur d’une promotion de la pratique du référendum local et d’une amélioration du processus de concertation qui doit se faire auprès de toutes les collectivités potentiellement concernées par les projets pouvant avoir un impact sur leur territoire.

Je vous remercie.

Interview de Valérie Montandon par le blog local Bel-Air Sud

Interview de Valérie Montandon par le blog local Bel-Air Sud

Les médias nationaux qui ont pu suivre la campagne de la 8e circonscription Paris ont tendance à la résumer à l’affrontement avec la candidate d’En Marche. Le fond ne peut donc pas être abordé.

Heureusement, un jeune citoyen particulièrement attentif à la vie du 12e arrondissement, M. Richard Ying, a pris l’initiative, en partenariat avec le blog Bel-Air Sud, d’interroger l’ensemble des candidats à la législative.

Seuls 7 d’entre eux ont répondu à cette proposition dont Valérie Montandon qui a pu se réjouir de pouvoir s’exprimer en profondeur sur son programme très complet.

Bon visionnage :

Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Retrouvez mon intervention rattachée au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »  en séance du Conseil de Paris des 30, 31 janvier et 1er février 2017

« Sous cette mandature, vous avez la fâcheuse tendance de tout morceler.

Lorsque vous pensez une succession de plan : plan pour les cyclistes, plan pour les piétons, le plan anti-voiture etc… Les objectifs de la politique de déplacement doivent s’exprimer en termes de facilitation du développement économique et social et de diminution indispensable de la pollution et du bruit, plutôt qu’en termes de diminution de tel ou tel moyen de déplacement.

Nous sommes donc favorables aux 5 principes évoqués dans cette délibération dont la finalité est d’améliorer le déplacement des piétons dans Paris. Cependant nous attirons votre attention sur :

1) La mauvaise qualité de la voirie : de très nombreux nids de poules, trottoirs ou places dégradées. Les habitants vous le répètent et pourtant rien n’est rénové. Je donnerai pour seul exemple, la situation déplorable de la place Henry Fresnay que j’ai déjà eu l’occasion de vous signaler au conseil d’arrondissement du mois de novembre, au travers d’une question orale.

2) L’encombrement de certains trottoirs en raison du dépôt d’encombrants récurrent (pour ne pas dire quotidien). Vous y faites référence mais avec pour unique solution, la répression. Des solutions plus conciliantes pourraient être trouvées. Les bailleurs sociaux pourraient par exemple prendre en charge la gestion des dépôts d’encombrants. Pensez au dépôt devant le portail du 42 rue Sibuet. Il empêche le cheminement correct des piétons. Ce dépôt sauvage pourrait être évité par la mise en place d’un espace dédié au sein de la résidence. Il suffirait de passer un accord avec le bailleur social – en l’occurrence la RIVP dans ce cas bien précis.

Si nous approuvons les objectifs du plan, cela ne veut pas dire que nous approuvons tous les projets mentionnées dans cette délibérations comme celui par exemple des Berges de Seine. Et à ce sujet je sais que vous avez toujours refusé notre projet alternatif de création d’un cheminement du port de l’Arsenal jusqu’à Bercy Charenton. Mais peut être pourriez-vous vous pencher sur ce projet dans le cadre du plan « piétons » car cet aménagement remplit les objectifs énoncés dans le plan.

Enfin, dans le projet de rénovation de la place de la Nation nous réitérons une forte vigilance sur la nécessité d’optimiser l’intermodalité et de la gestion des flux des voyageurs ainsi que l’accès pour les voyageurs en situation de handicap.

Nous voterons positivement pour cette délibération en espérant que nos remarques constructives soient considérées »

retrouvez le détail du vœu relatif à une stratégie globale et concertée des déplacements et rattaché au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »

 

Considérant que le mauvais état de la voirie et singulièrement des trottoirs est visible dans l’arrondissement avec des lieux qui ont été signalés à plusieurs reprises par les habitants et les commerçants comme les rues commerçantes du Rendez-vous (notamment au niveau du 26),de la rue Truffaut (au niveau du 53) ou encore des voies empruntées pour rejoindre le bois comme la rue Joseph Chaillet le long de la pelouse de Reuilly, les Avenues du General Laperrine et Charles de Foucault ou des places comme la place Henri Fresnay etc…

Considérant que les dépôts anarchiques d’encombrants sur les trottoirs en réduit l’accessibilité  comme par exemple devant la résidence du 42 rue Sibuet ou devant le 15 rue Beccaria 75012 ;

Considérant que les indemnisations de victimes de chutes ont atteint 0,9 million d’euros en 2016 contre 0,4 millions en 2014 soit une hausse de 125 %, avec des personnes qui garderont une perte de mobilité à vie ;

Considérant que le nouveau règlement de voirie, laissant à la charge des concessionnaires le
recouvrement des tranchées, ne s’est pas traduit par une remise en état plus rapide des trottoirs ;

Considérant que le stationnement anarchique des deux-roues en raison du manque de place de stationnement rend certains trottoirs difficilement praticables, qui plus est pour les personnes à mobilité réduite ;

Sur proposition de Valérie Montandon et des élus du groupe les Républicains émet le
voeu que la Maire de Paris :

– qu’un état des lieux soit lancé en concertation avec les conseils de quartiers et que
la rénovation de la voirie (du 12eme arrondissement) soit programmée
– que les solutions pour lutter contre dépôt des encombrants soit étudiées avec les
bailleurs sociaux ou les copropriétés concernés