par vm2017 | Déc 21, 2017 | Non classé
Mon intervention au sujet de la charte parisienne de participation citoyenne, séance du conseil de Paris du 12 décembre 2017
Monsieur le Maire,mes chers collègues,
Vous dites souvent que vous souhaitez ouvrir Paris aux communes riveraines, en voulant dépasser cette frontière que représente le Périphérique mais comme toujours, pour garantir la réussite d’une telle politique, tout est affaire de méthode. Et, la méthode que vous avez choisie est assez décevante. Cette « démocratie participative » que vous utilisez comme un mantra ne sert en réalité qu’à donner un vernis à des projets cousus de fil blanc. En réalité, le processus de concertation n’est qu’accessoire et c’est certainement là, la cause principale des succès très relatifs de votre politique.
Ce projet de charte parisienne en est encore un exemple.
Dans cette charte, est indiqué que « les pratiques de la participation citoyenne reposent sur le partage d’un état d’esprit constructif, respectueux, à l’écoute des autres et qui prenne en compte l’intérêt commun. ». Cela est très séduisant mais la réalité est tout autre.
La ville de Paris oublie trop souvent qu’elle évolue au cœur d’une métropole et d’une région et qu’elle se doit ainsi de considérer ses voisins dans ses décisions d’aménagement territorial surtout lorsque ceux-ci sont impactés.
Plusieurs exemples illustrent ce manquement :
La décision unilatérale des fermetures des berges de Seine par la maire de Paris est très révélateur. Je rappelle que la commission d’enquête a émis un avis négatif en raison du périmètre de l’enquête publique trop restreint.
C’est encore le comportement de « cavalier seul » qui a conduit le Tribunal Administratif a retoqué récemment l’encadrement des loyers pour la raison que le rayon d’application n’était pas celui de l’agglomération parisienne.
Enfin, le rapport de la CRC sur la gestion des concessions du bois de Boulogne et de Vincennes déplore que la concertation avec les communes riveraines ait été mises-en échec en raison de l’absence d’outil d’évaluation des projets et de leur conséquence sur les communes riveraines ;
Monsieur le Maire, les Parisiens ont aussi besoin d’éclairage sur les multiples outils à leur disposition et vous ne choisissez de mettre sous le feu des projecteurs que ceux qui vous servent. Le référendum local en est un exemple. Il permet aux électeurs de décider par leur vote de la mise en œuvre ou non un projet qui relève de la compétence de la collectivité.
Ainsi ces deux principes de concertation avec les communes riveraines souvent concernées par un projet de notre collectivité et de la pratique du referendum local sont absents de votre charte.
C’est pourquoi nous vous demandons donc d’amender la charte en faveur d’une promotion de la pratique du référendum local et d’une amélioration du processus de concertation qui doit se faire auprès de toutes les collectivités potentiellement concernées par les projets pouvant avoir un impact sur leur territoire.
Je vous remercie.
par vm2017 | Juin 8, 2017 | Non classé
Les médias nationaux qui ont pu suivre la campagne de la 8e circonscription Paris ont tendance à la résumer à l’affrontement avec la candidate d’En Marche. Le fond ne peut donc pas être abordé.
Heureusement, un jeune citoyen particulièrement attentif à la vie du 12e arrondissement, M. Richard Ying, a pris l’initiative, en partenariat avec le blog Bel-Air Sud, d’interroger l’ensemble des candidats à la législative.
Seuls 7 d’entre eux ont répondu à cette proposition dont Valérie Montandon qui a pu se réjouir de pouvoir s’exprimer en profondeur sur son programme très complet.
Bon visionnage :
par vm2017 | Fév 1, 2017 | Conseil de Paris Propreté, Non classé
Retrouvez mon intervention rattachée au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons » en séance du Conseil de Paris des 30, 31 janvier et 1er février 2017
« Sous cette mandature, vous avez la fâcheuse tendance de tout morceler.
Lorsque vous pensez une succession de plan : plan pour les cyclistes, plan pour les piétons, le plan anti-voiture etc… Les objectifs de la politique de déplacement doivent s’exprimer en termes de facilitation du développement économique et social et de diminution indispensable de la pollution et du bruit, plutôt qu’en termes de diminution de tel ou tel moyen de déplacement.
Nous sommes donc favorables aux 5 principes évoqués dans cette délibération dont la finalité est d’améliorer le déplacement des piétons dans Paris. Cependant nous attirons votre attention sur :
1) La mauvaise qualité de la voirie : de très nombreux nids de poules, trottoirs ou places dégradées. Les habitants vous le répètent et pourtant rien n’est rénové. Je donnerai pour seul exemple, la situation déplorable de la place Henry Fresnay que j’ai déjà eu l’occasion de vous signaler au conseil d’arrondissement du mois de novembre, au travers d’une question orale.
2) L’encombrement de certains trottoirs en raison du dépôt d’encombrants récurrent (pour ne pas dire quotidien). Vous y faites référence mais avec pour unique solution, la répression. Des solutions plus conciliantes pourraient être trouvées. Les bailleurs sociaux pourraient par exemple prendre en charge la gestion des dépôts d’encombrants. Pensez au dépôt devant le portail du 42 rue Sibuet. Il empêche le cheminement correct des piétons. Ce dépôt sauvage pourrait être évité par la mise en place d’un espace dédié au sein de la résidence. Il suffirait de passer un accord avec le bailleur social – en l’occurrence la RIVP dans ce cas bien précis.
Si nous approuvons les objectifs du plan, cela ne veut pas dire que nous approuvons tous les projets mentionnées dans cette délibérations comme celui par exemple des Berges de Seine. Et à ce sujet je sais que vous avez toujours refusé notre projet alternatif de création d’un cheminement du port de l’Arsenal jusqu’à Bercy Charenton. Mais peut être pourriez-vous vous pencher sur ce projet dans le cadre du plan « piétons » car cet aménagement remplit les objectifs énoncés dans le plan.
Enfin, dans le projet de rénovation de la place de la Nation nous réitérons une forte vigilance sur la nécessité d’optimiser l’intermodalité et de la gestion des flux des voyageurs ainsi que l’accès pour les voyageurs en situation de handicap.
Nous voterons positivement pour cette délibération en espérant que nos remarques constructives soient considérées »
retrouvez le détail du vœu relatif à une stratégie globale et concertée des déplacements et rattaché au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »
Considérant que le mauvais état de la voirie et singulièrement des trottoirs est visible dans l’arrondissement avec des lieux qui ont été signalés à plusieurs reprises par les habitants et les commerçants comme les rues commerçantes du Rendez-vous (notamment au niveau du 26),de la rue Truffaut (au niveau du 53) ou encore des voies empruntées pour rejoindre le bois comme la rue Joseph Chaillet le long de la pelouse de Reuilly, les Avenues du General Laperrine et Charles de Foucault ou des places comme la place Henri Fresnay etc…
Considérant que les dépôts anarchiques d’encombrants sur les trottoirs en réduit l’accessibilité comme par exemple devant la résidence du 42 rue Sibuet ou devant le 15 rue Beccaria 75012 ;
Considérant que les indemnisations de victimes de chutes ont atteint 0,9 million d’euros en 2016 contre 0,4 millions en 2014 soit une hausse de 125 %, avec des personnes qui garderont une perte de mobilité à vie ;
Considérant que le nouveau règlement de voirie, laissant à la charge des concessionnaires le
recouvrement des tranchées, ne s’est pas traduit par une remise en état plus rapide des trottoirs ;
Considérant que le stationnement anarchique des deux-roues en raison du manque de place de stationnement rend certains trottoirs difficilement praticables, qui plus est pour les personnes à mobilité réduite ;
Sur proposition de Valérie Montandon et des élus du groupe les Républicains émet le
voeu que la Maire de Paris :
– qu’un état des lieux soit lancé en concertation avec les conseils de quartiers et que
la rénovation de la voirie (du 12eme arrondissement) soit programmée
– que les solutions pour lutter contre dépôt des encombrants soit étudiées avec les
bailleurs sociaux ou les copropriétés concernés
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par vm2017 | Sep 12, 2016 | Conseil de Paris sécurité, Non classé
Intervention de Valérie Montandon lors du débat du contrat de sécurité et de prévention (CSP) en Conseil du 12e arrondissement le 12 septembre 2016
Je souhaite réaffirmer au nom du groupe Les Républicains, notre soutien aux forces de police qui sont très sollicitées en ce moment avec la lutte anti-terroriste, et dans un contexte d’état d’urgence et de plan Vigipirate renforcé. Ce nouveau contrat de prévention et de sécurité entre en scène dans un contexte difficile à Paris, les attentats, l’affluence sans précédent de migrants, et un contexte national d’impunité pour les délinquants. Ceci est la conséquence du passage de Mme TAUBIRA au Gouvernement. Obstination à ne pas construire de places en prison, remise automatique des peines, suppression des peines plancher. Autant de décisions qui ont fragilisé l’action des forces de police, discrédité la justice et donné un sentiment d’impunité aux délinquants. Je pense qu’il est important de le rappeler car ce CPS est aussi bien parisien que national.
Aujourd’hui, vous nous présentez ce nouveau contrat et Madame la Maire, nous apprécions car vous n’étiez pas obligée de le faire. Cela nous permet d’avoir un débat sur un sujet important et d’actualité.
Tout d’abord, nous regrettons l’absence de données financières dans l’ensemble du document. Comment pouvoir juger les moyens alloués à la sécurité et à la prévention lorsqu’aucune mesure du dispositif n’est chiffrée.
La lutte contre le décrochage scolaire doit être une priorité car elle constitue bien souvent la première étape d’un parcours de délinquant. J’ai lu avec attention les mesures de prévention que vous proposez pour lutter contre le décrochage scolaire, avec des cellules de veille et des partenariats avec des associations et structures locales. Cependant, nous déplorons que la responsabilité des parents ne soit pas plus clairement associée à la démarche et que l’action de la mairie auprès des parents ne soit pas active. Peut-être qu’elle est réelle mais elle n’apparaît pas dans le CPS. Vous avez mis en place des dispositifs d’alternatives aux peines comme le dialogue ou le stage citoyen mais la piste de stage de responsabilité parentale devrait également être explorée. Il est regrettable que la loi contre l’absentéisme scolaire ait été abrogée par le gouvernement socialiste car elle représentait un levier pour responsabiliser les familles. Nous aurions pu l’utiliser au niveau local.
Le troisième point sur lequel je souhaite m’attarder concerne la prévention et la sécurité dans les logements sociaux. C’est dans ce domaine que la municipalité peut avoir le plus de marge de manœuvre en termes de sécurité. Pourtant, il y a beaucoup à redire. En moins de 15 jours, 4 signalements nous ont été remontés concernant des ensembles sociaux.
Tout d’abord, l’ensemble Erard-Charenton, vols répétés dans les appartements et dans les caves, augmentation des incivilités, squat de personnes extérieures qui ont passé la nuit du 26 août dans l’immeuble B, qui ont utilisé les escaliers comme WC. Dégradation
des parties communes, détritus, urines, tapage sonore, refus de quitter les lieux avec insultes et menaces.
Nous avons également eu des retours de la résidence Edouard-Robert avec une augmentation de la violence et de l’insécurité, avec des témoignages de personnes âgées qui ne peuvent plus recevoir de soins le soir parce que le personnel refuse d’y aller. Lorsque le personnel social et médical refuse de venir desservir un secteur, c’est assez illustratif du sentiment d’insécurité qui y règne.
Passage du Génie avec la résidence Coallia, situation qui s’est empirée pendant l’été malgré tous nos débats en juin dernier. Je sais que la plupart d’entre vous étiez en copie des différents échanges entre les bailleurs sociaux et les collectifs de riverains.
Comment pouvez-vous tolérer un tel laxisme venant du bailleur social ? Comment le CPS peut-il aider en ce sens ?
Enfin, l’ensemble Villiot-Râpée, le jeune de 15 ans arrêté pour tentative d’attentat résidait dans cette résidence. Est-ce vraiment une surprise ? Mme ATLAN-TAPIERO qui siégeait à la commission d’attribution des logements sociaux Villiot-Râpée sous la mandature précédente, avait alertée à plusieurs reprises sur les conditions d’attribution, notamment sur le manque de mixité sociale et sur le risque de constitution de ghettos. En 2013, nous avions déposé un vœu qui déjà relatait les problèmes récurrents d’insécurité et d’incivilité. En 2015, nous avons relayé en conseil d’arrondissement, la pétition lancée par de nombreux habitants concernant l’insécurité grandissante et les trafics de drogue. Les habitants décrivent la zone Villiot-Râpée comme « une zone de non droit où les jeunes squattent toute la journée, dealent et à 23 heures, la rue leur appartient ». Sachez que ces personnes qui ont souvent porté réclamation ont tout simplement arrêté de mener ce combat car elles ont reçu des dégradations sur leurs biens personnels. Mais la diminution des plaintes ne signifie pas la diminution des problèmes. Dans de telles situations, M. MOULIN lorsque vous évoquez
les comités d’entente locale, ils paraissent bien fades étant donné l’enjeu.
Concernant les ensembles sociaux, la mairie peut disposer de différents leviers. Le premier axe est de mettre la pression sur les bailleurs sociaux afin que ceux-ci améliorent la sécurisation des ensembles. Ils doivent mettre l’autorité nécessaire à faire respecter le règlement intérieur dans les résidences. La formation des concierges que vous évoquez dans le CPS, est un début. Mais les bailleurs sociaux doivent aussi leur donner du pouvoir de verbalisation pour les infractions au règlement intérieur. De même, la vidéo protection est indispensable avec un transfert permanent des images aux forces de sécurité. Enfin, la coordination entre les bailleurs sociaux et la police doit être renforcée. Faciliter les expulsions avec une volonté assumée de la mairie du 12e. Je le dis car j’ai eu des témoignages de recul en fin de procédure par le passé.
En second axe, donner les moyens aux GPIS. Chaque année, les moyens n’ont cessé de diminuer. En 2003, la subvention de la Ville de Paris était de 11 millions d’euros, pour se situer désormais à 4,8 millions d’euros, soit une baisse de 56%. Cette baisse est d’autant plus irresponsable vu que le parc social ne cesse de s’agrandir.
La prévention dans les logements sociaux passe aussi par une politique d’attribution des Logements différente de celle que vous menez. Mais nous n’allons pas ouvrir le débat là-dessus.
Elle passe aussi par une volonté politique assumée. Permettez-moi d’en douter vis-à-vis de certains vœux que vous avez émis ces derniers temps, notamment le vœu de la majorité proposant de réinstaurer les récépissés pour les contrôles de police ou lorsque vous demandez des comptes aux forces de police lors d’un contrôle administratif.
Le CPS, c’est bien mais encore faut-il qu’il y ait une vision globale. Je pense qu’étant donné les enjeux, notamment dans les logements sociaux où vous disposez de certains leviers d’actions, ce n’est pas encore suffisant. Merci. »
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par vm2017 | Juil 15, 2016 | Conseil de Paris logement, Non classé
Pourquoi une volonté aussi affichée par la municipalité de vouloir densifier notre ville ? La réponse est claire : Densifier coûte que coûte pour créer du logement social dans des zones qui sont pourtant pourvues déjà de logements sociaux. De nombreux quartiers à Paris ont vu la mixité sociale se fragiliser. L’exclusion systématique de la classe moyenne dans des attributions de logements sociaux a fragilisé le « vivre ensemble » dans certains quartiers. C’est dans cet état d’esprit que j’ai préconisé que, sur la base d’un découpage de quartiers I.R.I.S. de l’I.N.S.E.E., il ne soit plus construit de logements sociaux lorsque le taux excède un tiers de l’ensemble des logements, afin de garantir une véritable « mixité sociale dans nos quartiers » et de ne pas constituer des « quartiers ghettos ».
C ‘est ce que nous avons lancé à la Région Ile-de-France avec Valérie Pecresse: pour éviter la ghettoïsation urbaine, la région ne finance plus de logements sociaux dans le communes ou le taux est supérieur à 30%.
Retrouvez mon vœu défendu en juillet 2016: vœu taux plafond de logements sociaux- IRIS
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par vm2017 | Sep 16, 2015 | Conseil de Paris Gestion, Non classé
Au moment où les Français consentent d’importants efforts et où la hausse continue de la pression fiscale asphyxie nombre de ménages et entreprises fragiles, on est en droit d’attendre du Gouvernement et de la municipalité parisienne une bonne gestion des deniers publics. Or, c’est manifestement tout le contraire qui se produit !
Non seulement il n’y a eu ni réforme structurelle de la dépense publique, ni exploitation des gisements — nombreux — d’économies. Même la réforme des collectivités territoriales, dont l’un des motifs affichés était pourtant la réduction des dépenses publiques, porte en germe de nombreux dérapages en raison de sa complexité et du clientélisme socialiste , avec la création d’un nouveau poste de “Président délégué” au sein des futurs Conseils régionaux pour contenter certaines figures du PS…
Pis, l’Exécutif est à l’origine directe de gabegies qui auraient pu être épargnées au contribuable français ! Des gabegies politico-financières : après 2 années de négociations, l’abandon définitif de l’écotaxe en octobre 2014 coûte ainsi à l’Etat français près d’un milliard €. Des gabegies diplomatico-financières aussi : le coût de l’annulation du contrat des deux navires Mistral vendus à la Russie pourrait s’élever bien au-delà de l’évaluation officielle de 1,1 milliard €. Sans compter les millions d’euros dépensés chaque mois pour les frais d’entretien… Nos amis américains n’ont pas les mêmes scrupules à engranger les contrats.
Au niveau de la majorité parisienne rose-rouge-verte, même attitude : une augmentation continue des dépenses financée par une hausse des tarifs tels que le stationnement, les cantines etc…
Il devient urgent de repriser les poches percées de la gauche et les urnes sont le meilleur moyen…
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