Budget 2022: endettement toujours et encore
Budget 2022
Avec un endettement de 7,1 milliards d’euros, Anne HIDALGO a aussi cramé la caisse, comme Emmanuel MACRON. Cette gestion catastrophique ne permettra pas de mener une politique vertueuse pour les Parisiens, notamment en matière environnementale.
Mme Valérie MONTANDON.- Madame la Maire, mes chers collègues, je voulais préciser que nous voterons favorablement le vœu du groupe les Ecologistes concernant la constitution d’une provision financière pour développer les espaces verts dans les projets urbains.
Ce vœu me permet de vous rappeler que, dans la période de 1977 à 2001, chaque grand projet urbain, chaque grande opération d’aménagement comportait de grands jardins et au minimum 30 % d’espaces verts. En témoigne d’ailleurs le parc de Bercy, le parc Citroën, le parc Georges Brassens ou encore les Halles, pour ne citer qu’eux.
A partir de 2001, au moment où vous êtes arrivée aux manettes avec vos amis écologistes, les jardins sont devenus très modestes. Pourquoi ? Parce que la Ville de Paris a préféré jouer au Monopoly. En effet, elle a joué au Monopoly pour optimiser chaque parcelle, chaque espace libre, afin d’optimiser justement les rentrées fiscales et foncières.
Chers collègues écologistes qui, conjointement avec nous d’ailleurs, n’arrêtez pas de demander un programme d’investissement de cette mandature, soyez réalistes, Mme HIDALGO va continuer à jouer au Monopoly, parce qu’elle ne peut pas se passer des recettes foncières. C’est à un point de non-retour.
Avec un endettement, en effet, de 7,1 milliards d’euros, comme l’ont dit mes collègues, avec aussi un endettement hors bilan de 10 milliards d’euros, Anne HIDALGO a aussi cramé la caisse, comme Emmanuel MACRON. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est indulgent avec vous. Parce que, Madame la Maire, vous avez dit qu’Emmanuel MACRON et l’Etat vous avaient tourné le dos, mais ce n’est pas la réalité. Je vous rappelle que depuis 2016, l’Etat vous donne chaque année un blanc-seing pour justement appliquer les loyers capitalisés. Jusqu’à aujourd’hui, jamais une seule fois ils ne s’y sont opposés. Donc finalement ils sont aussi complices de votre cavalerie budgétaire.
En conclusion, je vous dirai que la gestion catastrophique vous empêchera de mener une politique vertueuse pour les Parisiens, notamment en matière environnementale. Ce sont justement les Parisiens et les générations futures qui en pâtiront.
Merci.
Les tunnels accueillaient une centaine d’artisans qui font vivre au quotidien ce lieu : ferronniers, tailleurs de pierre, forgerons, négociants en vins, maraîchers de proximité, traiteurs, et même un studio de tournage, … Il faut dire que les qualités du site sont innombrables : régulation naturelle de la température, qualité de la construction, possibilité d’y développer des activités génératrices de nuisances sonores, se mêlent à une véritable beauté de ces constructions durables d’un autre siècle. Et pourtant, cela semble être oublié par l’équipe en place, qui veut dénaturer ce lieu porteur d’une partie de l’histoire de notre ville, de notre arrondissement !
Nous avons échangé avec un primeur qui stocke des denrées alimentaires et utilise ainsi la froideur naturelle du tunnel. Certains de ses confrères qui exerce la même activité et qui ont dû quitter les lieux pour s’installer en surface témoignent de l’utilisation d’installations énergivores. Quel gâchis !
De même un commerçant dans le secteur vinicole utilise également les températures et l’humidité des tunnels qui sont idéales pour la bonne conservation des vins et spiritueux. Aucun lieu ne peut être mieux que celui-ci à Paris. En plus d’une évidence écologique, c’est aussi un gain d’efficacité et en trésorerie pour ces clients car la proximité à Paris permet de faire une gestion des stocks sur mesure. La ville de Paris ne leur a jamais rendu visite, ne connait pas leurs difficultés et ne se préoccupe pas de la précarité provoquée par la non-reconduction de leur contrat de location. La majorité socialiste n’a jamais perçu la potentialité de ce lieu exceptionnel et la beauté patrimoniale.


