Après 23 ans de pouvoir : une majorité à bout de souffle !

Après 23 ans de pouvoir : une majorité à bout de souffle !

La majorité municipale de Paris est usée et dépassée. Et à cet égard, le dernier conseil de Paris est édifiant.

Cette usure du pouvoir se voit dans la gestion de tous les dossiers ! Par exemple, la Tour Eiffel, en mauvais état, nécessite des travaux colossaux largement sous-estimés. La ville a décidé de prélever 50 millions d’euros par an, multipliant par six la redevance par rapport à 2018.

La fébrilité est palpable et se manifeste également par la multitude de subventions, malgré un endettement de 10 milliards d’euros et une augmentation des taxes pour les Parisiens, dont la hausse de plus de 62 % de la taxe foncière en 2023. Les élus de la majorité souffrent de « subventionnite aiguë » en faveur d’associations éloignées des préoccupations locales, surtout celles militant pour l’accueil des migrants ou de défense des réfugiés qui ont reçu plus de 1,2 million € de subventions.

La majorité n’a pas hésité à soumettre au vote l’utilisation de la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville par une association, aide en nature évaluée à 77 000 €, pour un événement déjà passé… mais la maire était invitée d’honneur !

L’usure du pouvoir se manifeste également par une incapacité à maintenir sa majorité, qui a volé en éclats lors des délibérations sur l’installation d’animations sur la Pelouse de la Muette et sur la poursuite des travaux de la tour Triangle.

Enfin, l’usure du pouvoir se traduit par une déconnexion totale des réalités quotidiennes. Alors que de nombreux Parisiens s’inquiètent de la situation de Paris pendant les JOP et de leur capacité à se déplacer, travailler ou à profiter de leur ville, Anne Hidalgo les qualifie de « peine-à-jouir ».

Ces pratiques et saillies verbales démontrent le manque de considération des élus de la majorité municipale pour leurs administrés.

Présentation de la MIE des Bois en Conseil de Paris

Présentation de la MIE des Bois en Conseil de Paris

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Mes chers collègues,

Je ne peux commencer mon intervention sans remercier chaleureusement les services. Je peux témoigner de l’efficacité, du professionnalisme, de l’écoute et de la réactivité de l’équipe de Michel DES BOSCS et je l’en remercie.

Cette mission aura été celle des records. Record dans le nombre de personnes auditionnées, plus de 144 personnes (experts, scientifiques, acteurs), sans compter aussi les 81 contributions écrites. Cela témoigne, en effet, de la transversalité des thèmes inhérents aux deux bois de Boulogne et de Vincennes. En effet, ce sont plus que des forêts, ce sont aussi des lieux d’épanouissement sportif, événementiel, mais aussi culturel et ce sont aussi, hélas, des lieux de vie avec des réalités contrastées et leurs difficultés.

Cette mission a été à la fois stimulante et enrichissante. Je crois pouvoir dire qu’elle s’est déroulée dans une atmosphère constructive débouchant sur plus de 68 recommandations. Je remercie d’ailleurs l’ensemble des élus et leurs collaborateurs pour leur assiduité, pour leur engagement. Je précise que l’ensemble des sessions étaient en présentiel, peut-être comme dans l’ancien temps, mais cela nous a permis d’être très constructifs. Bien sûr en présentiel, sauf les sessions internationales que nous avons eu l’occasion de mener avec nos homologues de la ville de Tokyo ou encore de Londres et de Bruxelles.

Je remercie enfin M. le rapporteur Émile MEUNIER, pour sa capacité de consensus et sa contribution à la bonne atmosphère qui a prévalu, je crois pouvoir le dire, tout au long de cette mission.

Depuis la remise du rapport au premier adjoint Emmanuel GRÉGOIRE, il m’est souvent demandé si je suis satisfaite de la mission. Ma réponse est double, c’est oui, mais il y a aussi un petit non.

Oui, parce que je sens que nous avons étudié toutes les facettes et toutes les questions et que nous n’avons rien mis de côté. Même les sujets sensibles ont été abordés dans ce rapport, et même lorsqu’il n’y avait pas consensus, nous avons été capables d’émettre des préconisations, certes parfois qui peuvent paraître timides, mais des préconisations tout de même demandant une expérimentation ou le lancement de réflexions.

Donc, rien n’a été écarté et d’ailleurs le consensus est bien là puisque nous allons aujourd’hui débattre des 68 recommandations que nous avons faites par consensus.

Pourquoi alors un non ? Un non parce qu’en tant que membres du groupe Changer Paris, il y a de nombreux sujets sur lesquels nous aurions voulu aller plus loin. Je pense notamment à la propreté, la sécurité, la gouvernance, mais aussi la gestion arboricole. Nous avons auditionné de nombreuses personnes, de nombreux usagers des bois, et il est vrai qu’ils ont des préoccupations fortes dans ces domaines. Cela rejoint d’ailleurs le rapport de l’APUR établi en 2019, qui pointait déjà les faiblesses principales des bois, c’est-à-dire les activités liées à la prostitution, l’entretien aussi et la propreté des bois.

Je voulais souligner aussi que l’urgence climatique, notamment les épisodes de canicule que nous connaissons de plus en plus, nous oblige à prendre des décisions courageuses, et là aussi nous pensons que l’urgence climatique nous oblige à arbitrer sur certains points.

Alors oui, nous avons réussi à nous accorder sur un consensus pour protéger et valoriser ce patrimoine naturel, culturel et historique des bois…

Nous avons en effet accordé de l’importance à ce patrimoine naturel, culturel, mais aussi historique des bois pour le valoriser, grâce notamment à des parcours et un volet pédagogique pour mieux le faire connaître et apprécier, et donc pour le faire préserver.

Nous avons également convenu de la nécessité de recenser les 750 bâtiments qui existent dans les bois et qui sont dans un état assez inégal. Nous avons proposé qu’il y ait un inventaire précis, qu’il y ait aussi une évaluation de leur potentiel, afin de les entretenir, notamment lors des périodes intercalaires où ils ne sont pas utilisés, mais aussi de trouver de nouvelles méthodes pour leur trouver un rôle utile aux Parisiens.

La pratique du sport a aussi été assez consensuelle dans la reconnaissance de la nécessité d’améliorer les conditions sportives. Pour cela, nous nous sommes entendus sur la nécessité d’une reconquête des terrains délaissés, notamment grâce à des dispositifs innovants, que ce soit sur des surfaces hybrides ou sur les éclairages dits intelligents, qui permettent d’allier l’attente des sportifs qui demandent des créneaux supérieurs à la présence actuelle pour pouvoir pratiquer leurs activités sportives, et bien sûr en préservant la biodiversité et notamment la trame noire.

En matière d’accessibilité et de mobilité, nous avons soulevé dans la M.I.E. une lacune manifeste, à savoir que le plan de Mobilité que nous avions débattu en séance en février dernier n’était pas dédié à un volet spécifique sur les bois. La M.I.E. va donc préconiser que ce plan de Mobilité soit aussi inclusif pour les bois et à partir de ce plan nous aurons l’opportunité de décliner plusieurs mesures que nous avons décidées de façon consensuelle, du moins préconisées. Il s’agit de renforcer tous les parcours et les déplacements en mode doux comme les pistes cyclables, la rénovation aussi de la voirie et de l’accessibilité.

Et enfin, des mesures très pragmatiques telles que la signalétique, les parkings à vélo ou encore des navettes écologiques, mais sur ce point, ma collègue Brigitte KUSTER aura l’occasion de le développer en détail.

Concernant la question difficile du sans-abrisme, bien que la compétence relève majoritairement de l’Etat, la mission a préconisé un renforcement des dispositifs actuels auprès du monde associatif qui œuvre déjà auprès des sans-abri. Nous avons également préconisé de développer des établissements tels que le pavillon La Terrasse, qui ont vraiment cet objectif de sortir ces personnes qui sont très marginalisées et de leur permettre de remettre un pied dans la société.

C’est dans le même état d’esprit que nous avons abordé les sujets liés à la prostitution en renforçant les dispositifs des acteurs qui œuvrent déjà auprès de ces personnes, mais aussi en proposant de créer un observatoire de la prostitution dans les bois, ce qui permettra une meilleure coordination des différents intervenants.

Oui, l’ensemble de ces mesures fait consensus et j’espère que nous aurons l’occasion, bientôt, de voter justement dans cet hémicycle ces mesures ainsi qu’un plan d’investissement. Bien sûr, nous serons aussi très vigilants à l’application de toutes ces préconisations.

Maintenant, comme je l’ai dit en préambule, il y a des sujets sur lesquels nous aurions voulu aller plus loin. En matière de gestion forestière, le débat reste vif. Notre groupe souhaiterait qu’il y ait un moratoire sur les coupes, quelle que soit d’ailleurs la surface des parcelles. Les coupes rases, en effet, pour nous sont inadaptées, notamment à l’urgence climatique dont je faisais état en préambule. Nous prônons une approche beaucoup plus douce, plus moderne, préconisée par de grands acteurs tels que l’O.N.F. ou encore l’Agence régionale de biodiversité en Ile-de-France. Sur ce sujet, mon collègue Franck MARGAIN aura l’occasion de revenir plus en détail.

Pour l’organisation des grands événements, la M.I.E. préconise d’établir un protocole pour objectiver les études d’impact sur l’environnement. C’est un premier point, c’est une avancée, et pour moi cela sera très utile pour tous les événements intermédiaires. Mais lorsque les événements sont de grande envergure, nous considérons qu’il n’y a plus à arbitrer, il faut simplement les délocaliser parce que lorsqu’ils sont trop bruyants, lorsqu’ils sont trop fréquentés, ces événements abîment énormément la faune et la flore. Pour nous, il faudrait qu’ils soient en dehors de Paris ou à Paris, mais certainement pas dans les bois.

Un autre axe de divergence, c’est vrai que notre groupe aurait souhaité que l’on puisse utiliser davantage les nouvelles technologies à des fins d’optimisation des bois. Nous nous sommes aperçus que le traitement des données avait besoin d’être amélioré, parce qu’il y a des données, mais elles ne seront pas forcément exploitées, mais là encore, pour nous, les nouvelles technologies permettraient de mieux suivre la biodiversité et ainsi de la protéger. C’est aussi le cas pour améliorer les parcours sportifs grâce à des applications numériques ou encore pour lutter contre les incivilités.

Les incivilités, je ne prendrai qu’un seul exemple, celui des gravats qui est un véritable fléau au sein des bois : 612 mètres cubes pour Vincennes et 1.809 mètres cubes pour le bois de Boulogne. Si on cumule les deux, c’est l’équivalent d’une piscine olympique à remplir chaque année. A ce sujet, c’est vrai que l’O.N.F. nous avait proposé à la M.I.E. et mis à disposition des procédés qu’ils utilisent de capture photo qui permettent de lutter efficacement. Ils avaient donné tous les protocoles de sécurité pour les mettre en œuvre. Je regrette, en effet, que la mission ne se soit pas saisie de ce sujet.

En matière de propreté et de sécurité, nous arrivons rarement au sein de cet hémicycle à nous mettre d’accord, que ce soit sur l’intramuros ou sur les bois, et il se trouve que là aussi nous savons que la municipalité a tendance tout de même à s’autocongratuler assez facilement, alors que sur ces sujets les Parisiens attendent encore de nombreuses améliorations. Sur ces sujets, c’est ma collègue Véronique BALDINI qui aura l’occasion de revenir en détail.

En guise de conclusion peut-être, cette mission a permis de mettre en lumière la nécessité d’améliorer le processus de concertation notamment avec les communes riveraines. Je me réjouis que des préconisations aillent dans ce sens pour améliorer la fluidité et la prise de décision avec ces partenaires.

Enfin, cette mission a aussi montré à quel point des recettes sont générées dans les bois, mais ces recettes sont, hélas, fondues dans le budget global de la ville. Nous considérons que si des redevances qui se montent à peu près à 46 millions d’euros étaient fléchées pour la préservation, l’amélioration des bois, ils s’en porteraient beaucoup mieux.

En effet, pour l’instant, de l’autre côté, face aux 46,5 millions de recettes, c’étaient 9,8 millions qui étaient affectés à la DEVE pour les deux bois en 2014. Si nous arrivions à les flécher, ils pourraient être mieux utilisés. C’est pour cela que mon groupe proposait une structure dédiée avec un budget et une gestion autonome des bois afin que les 68 préconisations que nous allons présenter et débattre maintenant puissent être mises en place.

Je vous remercie.

Pour visualiser la vidéo cliquez ici 

Remise du rapport de la MIE des Bois de Vincennes et de Boulogne

Remise du rapport de la MIE des Bois de Vincennes et de Boulogne

Retrouvez l’intégralité du rapport de la MIE sur le rôle des Bois de Boulogne et de Vincennes Rapport MIE Bois

21 élus (issus de tous les groupes politiques du Conseil de Paris) ont conduit pendant 6 mois une Mission d’Information et d’Evaluation sur le sujet des Bois de Boulogne et de Vincennes, mobilisant un record de contributions — plus de 81 écrits et 144 interventions d’experts et acteurs locaux. Cette collaboration a mené à 68 préconisations, fruit d’un consensus entre tous les groupes politiques du Conseil de Paris. Le rapport a été remis au Premier adjoint de la Maire de Paris ce lundi 29 avril 2024.

Mes observations auprès de la Commission d’enquête publique sur le PLUb

Mes observations auprès de la Commission d’enquête publique sur le PLUb

Paris, le 29 février 2024

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Par arrêté en date du 15 novembre 2023, la Maire de Paris a prescrit l’ouverture de l’enquête publique sur le projet de Plan Local d’Urbanisme bioclimatique (PLUb) arrêté les 5-9 juin 2023 par le Conseil de Paris.

Conseillère de Paris, élue du XIIème arrondissement, je vous prie de trouver en pièces jointes mes observations et propositions. Elles concernent principalement les emplacements réservés, les servitudes de mixité fonctionnelle, les espaces verts, l’OAP Construction neuve, l’OAP Bercy Charenton, ainsi que des remarques plus spécifiques au 12ème arrondissement de Paris.

Je souhaite attirer votre attention sur les emplacements réservés des parcelles de sept établissements de l’enseignement privé catholique, destinés à la création de logements sociaux, ce qui compromet leur avenir, leur modernisation et leur gestion foncière.

J’ai initié une pétition réclamant la suppression des emplacements réservés sur les terrains des établissements scolaires dans le projet de Plan Local d’Urbanisme  de la Ville de Paris.

À la date de dépôt de cette contribution, la pétition a recueilli plus de 12 080 signatures.

Voici le lien de la pétition : https://chng.it/YJ8mdNyL6N

Ainsi, je me fais le relais des préoccupations des signataires de cette pétition, qui sollicitent explicitement la suppression des emplacements réservés affectant ces établissements scolaires.

Je vous remercie de prendre en considération mes observations dans le registre approprié et reste à votre entière disposition pour en discuter.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Commission d’enquête publique, l’expression de ma haute considération.

Contribution PLU V.Montandon

Valérie Montandon
Conseillère de Paris
Conseillère régionale Île-de-France
Conseillère de la Métropole du Grand Paris

 

Le secteur privé est-il encore le bienvenu à Paris ?

Tribune de Valérie Montandon publiée par Causer le 28 février 2024

Pour conserver une unité de façade, les différentes composantes de la gauche parisienne marquée par de profondes divisions se sont radicalisées autour de l’idée de miner le secteur privé. Cette hostilité s’étend du domaine économique jusqu’à l’enseignement. La majorité d’Anne Hidalgo a posé les bases dès le préambule du débat sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU), en décrivant notre capitale comme un « soleil noir ». Ils prônent ainsi la décroissance économique, démographique et qualitative de Paris et s’y engagent activement.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

L’introduction du PLU Bioclimatique, censé promouvoir des valeurs environnementales, s’avère être une manœuvre politique qui, loin d’être écologiquement vertueuse, semble plutôt justifier des restrictions et des mesures contreproductives visant directement les acteurs du secteur privé. Premièrement, le PLU prévoit une « servitude de mixité fonctionnelle » pour les bâtiments tertiaires de plus de 5000 m², obligeant à inclure 10% de logements dans les projets de rénovation majeure. Cette exigence pourrait fortement dissuader les propriétaires de réaliser des rénovations clés, telles que l’amélioration énergétique ou la modernisation pour répondre aux nouveaux besoins.

Le PLU introduit également l’Urbascore qui évalue les projets immobiliers sur des critères environnementaux et sociaux. Cette méthode, combinant des aspects techniques et qualitatifs, peut entraver l’octroi de permis de construire, en introduisant un niveau de subjectivité qui ouvre la porte à diverses interprétations et à des recours juridiques à foison ! Le PLU impose aussi des restrictions sur le droit de propriété, notamment via le « pastillage » qui limite l’usage de plus d’un millier de parcelles, en les désignant comme « emplacements réservés ». Les propriétaires concernés voulant rénover ou restructurer leur bien doivent se plier à des contraintes strictes, notamment la création d’un pourcentage de logements sociaux qui oscille souvent entre 30% et 100%. De surcroît, le « droit de délaissement » présenté par l’Exécutif parisien comme moyen de sortie pour ces propriétaires, avantage surtout la Ville de Paris dans les transactions foncières, en raison d’une détermination judiciaire des prix de cession en cas de litige, écartant ainsi les principes du libre marché.

Sept établissements de l’enseignement catholique dans la panade

L’équipe d’Anne Hidalgo a en ligne de mire non seulement le secteur économique mais aussi l’enseignement privé. Attractif, ce dernier accueille 37% des élèves parisiens, classant ainsi l’Académie de Paris parmi celles avec le taux le plus faible d’élèves dans le public. Les listes d’attente pour les établissements privés s’allongent tandis que l’évitement de la sectorisation publique s’accroît. La majorité ne remet jamais en cause sa politique, que ce soit en matière de logement, de gestion du cadre de vie, des mobilités, de la sécurité, ou encore du système d’affectation des élèves dans les lycées, Affelnet, qu’elle a accompagné pendant plusieurs années. Les établissements d’enseignement privé qualifiés par les écologistes de « symbole d’entre soi et de recul de la mixité sociale » sont une cible récurrente malgré les efforts des établissements privés en matière pédagogique, de mixité et d’inclusion notamment à travers des initiatives comme les classes ULIS et les classes pour allophones. Le projet de PLU n’aura pas épargné non plus ces établissements. Il prévoit du « pastillage » sur les terrains de sept établissements de l’enseignement privé catholique, réservé pour la création de logement social, compromettant leur avenir, leur modernisation et leur gestion foncière.

Il ressort que le projet de PLU Bioclimatique et les emplacements réservés en vue de la réalisation de logements n’ont pas été conçus pour protéger et verdir, mais pour offrir une base juridique à des projets de densification et de destruction d’espaces verts et de respiration. Ainsi la majorité des bâtiments ciblés par le « pastillage » par la ville de Paris sont soit occupés, soit en bon état. Conformément aux propositions que nous avons émises lors du débat au Conseil de Paris, nous recommandons donc que la Ville cible principalement les propriétés qui restent durablement vacantes ou qui sont insalubres. Il est également crucial de promouvoir la rénovation ou la conversion des immeubles en travaillant sur l’incitation et en améliorant l’anticipation de la réversibilité, afin de soutenir une gestion plus efficace et durable de l’urbanisme.

Faut-il en déduire que l’objectif de l’équipe d’Anne Hidalgo, ce n’est plus de gérer une ville endettée à hauteur de 10 milliards d’euros, mais d’organiser la municipalisation de la capitale financée grâce aux impôts et notamment à l’augmentation de 62% de la taxe foncière prélevée sur les propriétaires privés encore présents? Le secteur privé est-il encore le bienvenu dans la capitale? Pour être taxé, oui; pour coexister, non !