Je vous laisse découvrir mon intervention en séance du Conseil de Paris, ainsi que les articles de presse publiés à la suite de la réponse particulièrement déconnectée de la maire du 12ᵉ arrondissement.

Article du Figaro :

Je vous laisse découvrir mon intervention en séance du Conseil de Paris, ainsi que les articles de presse publiés à la suite de la réponse particulièrement déconnectée de la maire du 12ᵉ arrondissement.

Article du Figaro :

« Je ne vous entends jamais vous indigner quand toute une rue abrite des magasins d’instruments de musique» : Lucie Castets prend la défense de Master Poulet »

Mon intervention

Ce vœu consiste en l’amélioration de l’encadrement de l’implantation des enseignes de restauration rapide. Je vous l’avoue, mes chers collègues, j’ai cru qu’on ne débattrait jamais de ce sujet, parce que la dernière fois, je l’avais rattaché au débat que l’on a eu sur l’amélioration de l’espace public. Pour moi, ce sujet est au cœur de ce débat, parce que c’est le non-respect des façades, c’est aussi la production de déchets qui jonchent l’espace public, les nuisances qui concernent les riverains ou encore l’occupation et la dégradation de l’espace public. Ce sujet était au cœur et je ne comprends pas qu’il ait été détaché du débat sur l’amélioration de l’espace public. Là encore, il arrive en fin de séance où tout le monde en a marre et personne n’écoute. Je me demande si nous allons pouvoir avoir ce débat de façon sérieuse. Heureusement, les conseillères de Paris du 12e sont assez coriaces et sont restées jusqu’à la fin.

Notre demande dans ce vœu est très facile, à savoir que la Ville actionne tous les leviers dont elle dispose face à ces implantations anarchiques : renforcer les contrôles, faire respecter le règlement d’urbanisme, mobiliser les prérogatives, réunir les services de la Ville, les bailleurs, les syndics, les copropriétés, les riverains concernés afin d’agir au plus vite et de façon efficace. Je rappelle tout de même que ces enseignes respectent rarement les règles d’urbanisme ni les règles de copropriété et elles misent sur la lenteur des procédures judiciaires, qui prennent souvent des années, pour poursuivre leurs activités en toute impunité.

J’ai été, en Conseil d’arrondissement, puisque nous l’avons porté aussi, assez sidérée de la réponse de la maire du 12e qui a botté en touche en disant que c’était un problème de pouvoir d’achat. Oui, il y a un problème de pouvoir d’achat, mais souffrez que l’on s’intéresse aux problèmes des riverains, parce que nous avons un mandat local. Si vous voulez vraiment parler de pouvoir d’achat, je vous invite à regarder les effets de votre politique du logement et de votre politique en règle générale sur les Maréchaux. Vous avez paupérisé les quartiers, parce que vous êtes incapables d’attribuer des logements sociaux aux classes moyennes. Aujourd’hui, en effet, on se retrouve avec des gens qui n’ont plus de pouvoir d’achat. La réalité est là. Si vous voulez que l’on ouvre le débat, je veux bien, mais la question est : est-ce que la Ville de Paris veut bien actionner tous les leviers qui sont en sa capacité pour mieux encadrer l’implantation de ces restaurations rapides ? Vous savez très bien qu’il y a beaucoup de villes en banlieue qui ont pris les moyens adéquats.

Je vous remercie.