Protection du bois de Vincennes lors de la Foire du Trône

Alors que l’exécutif avait totalement occulté la dimension écologique dans le nouveau règlement avec les forains, j’ai proposé plusieurs amendements visant à introduire les normes environnementales dans le règlement de la Foire du trône afin de préserver la pelouse de Reuilly et le Bois de Vincennes.
Retrouvez le détail de ces amendements adoptés en séance du Conseil de Paris des 13, 14 et 15 juin 2016

AMENDEMENTS au projet de délibération 2016 DAE 170 Foire du Trône – Révision du règlement

A l’article 4 :

A l’alinéa 6, après le tiret « – respect de l’intérêt général et d’une meilleur occupation du domaine public », ajouter le tiret suivant

« – respect des normes environnementales fixées par la Ville de Paris »

EXPOSÉ DES MOTIFS

Peu importe l’emplacement retenu par la Foire du Trône, mais tout spécialement lorsque celle-ci se tient dans ou à proximité d’un espace boisé, le respect des contraintes environnementales doit être décisif, notamment du fait que la Foire du Trône se tient pendant au moins 8 semaines.

A l’article 6 :

Après les mots « aux abords de son métier », ajouter les mots «, s’assurer du tri des déchets, du bon rejet des affluents à l’égout et de la protection des arbres. »

EXPOSÉ DES MOTIFS

La Foire du Trône produit un volume important de déchets sur une période longue de deux mois. Dans le cadre de la stratégie zéro déchet adoptée à l’unanimité du Conseil de Paris, cet évènement doit minimiser sa production de déchets, en particulier de déchets non recyclables. Cela permettra de réduire la dispersion de déchets jetables dans un espace boisé remarquable. De même, les eaux grises et noires doivent impérativement être déversées dans les égouts, toujours dans un souci de diminuer l’empreinte de l’évènement sur le site. Enfin, les arbres situés à proximité doivent être protégés afin d’éviter qu’ils soient blessés, notamment lors de l’installation et du démontage des métiers.

Le préambule du règlement est ainsi complété :

Vu la charte d’aménagement du bois de Vincennes signée le 26 avril 2003 ;

Vu le plan arboricole 2006-2020 ;

Vu le plan biodiversité voté au Conseil de Paris de novembre 2011 ;

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Dans le 12e arrondissement, la petite ceinture attend depuis quatorze ans la concrétisation des promesses des élus du groupe socialiste et des Verts. Je me permets de citer les promesses de campagne de M. NAJDOVSKI, pourtant élu dans cet arrondissement depuis 2001.

En 2001, il était annoncé : créer de grands parcs paysagers et transformer la petite ceinture en coulée verte.

En 2008 : prolonger la coulée verte sur la petite ceinture depuis le square Charles-Péguy au Nord jusqu’au cours de Vincennes et au Sud de Bercy ; créer ainsi une trame verte traversant tout l’arrondissement reliant la Bastille, le bois de Vincennes et la rive gauche.

Nous attendons toujours. Le seul aménagement de la peinte ceinture en coulée verte dans le 12e arrondissement a été créé en 1993 et inauguré par Jacques CHIRAC. Depuis : rien. Jusqu’à présent, les promesses des candidats verts et socialistes sortent du chapeau à chaque élection, mais sont vite « ré-enterrées » dès que l’élection est terminée.

Dans les années 1990, l’aménagement de la coulée verte dans le 12e arrondissement a été précurseur et a servi d’inspiration pour la High Line à New York qui depuis a largement devancé en termes d’aménagement la petite ceinture parisienne, mise à part, si je dois citer, la petite parcelle du 15e arrondissement et quelques jardins partagés clairsemés.

C’est pour cela que nous nous réjouissons du protocole cadre entre le ville et le SNCF qui laisse entrevoir un projet pour la petite ceinture. Les projets et pistes de réflexion cependant nous paraissent encore vagues, mais cela a le mérite au moins d’être un premier pas. En effet, c’est une vision assez parcellaire de la petite ceinture et non une conception globale et cohérente de l’ensemble qui en ressort.

Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, nous proposons un projet de reconquête de la petite ceinture afin qu’elle représente une véritable ligne de vie pour Paris. Notre aménagement a ainsi une vision globale qui se décline en trois axes :

-La création de la première boucle cyclable intégrale de Paris avec une voie cyclable de 43 kilomètres entièrement végétalisée. Ce serait ainsi la première boucle intégrale sur Paris. Une piste cyclable qui requiert 2,5 mètres et qui permettrait ainsi d’autres aménagements connexes autour. Et cet équipement est réalisable, même avec la présence des tunnels. La Ville de Lyon a inauguré, il n’y a pas longtemps, un tunnel de 1,7 kilomètre pour des circulations douces.

-Le deuxième axe est la valorisation d’un espace naturel unique en pleine ville. En effet, avec l’arrêt de l’exploitation ferroviaire, la petite ceinture est aujourd’hui devenue un écosystème remarquable en plein Paris. Il est essentiel d’encourager la continuité écologique de la petite ceinture et c’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que nous voterons positivement l’amendement du groupe Ecologie, relatif à un inventaire sur cette biodiversité.

-Enfin, le troisième axe est un lieu de vie tourné vers le sport et la culture. La petite ceinture, c’est aussi un patrimoine architectural, unique, avec seize gares, dont la grande majorité est laissée à l’abandon. Ces gares constituent des emplacements adaptés à l’accueil de projets sportifs et culturels, comme par exemple des salles de musculation, des cours de yoga, des arts martiaux, mais aussi des maisons d’artistes et expositions dédiées aux cultures urbaines.

En guise de conclusion, je tiens à rappeler que tous les projets sur la petite ceinture, qu’ils soient inspirés ou non des propositions que je viens d’évoquer, doivent être ouverts à la consultation des riverains, afin que chaque aménagement soit pleinement intégré dans la vie du quartier et respecte la tranquillité des nombreux riverains de la petite ceinture, et respecte aussi les plans qui ont déjà été adoptés au sein de cette assemblée, comme par exemple le Plan Bruit au dernier Conseil de Paris.

Bois de Vincennes : respecter les plans et chartes déjà votés

Retrouvez mon intervention en Conseil de Paris d’avril 2013 pour une meilleure gestion du Bois de Vincennes

Le 26 avril 2003, vous avez signé, Monsieur le Maire, la charte d’aménagement du Bois de Vincennes.

En 2011, vous avez fait voter le Plan Biodiversité et vous avez aussi élaboré le Plan arboricole 2006-2020, mais ces documents sont-ils appliqués dans la gestion du bois de Vincennes ?

Par exemple, expliquez-moi comment le maintien de la Foire du Trône sur la pelouse de Reuilly est conforme aux trois documents que j’ai cités précédemment et comment la Foire du Trône répond aussi aux différentes certifications environnementales, de même que le projet d’aménagement des aires d’accueil des gens du voyage, sur lequel nous aurons l’occasion de nous repencher, n’est pas du tout conforme aux trois documents cités précédemment.

Enfin, la refonte des brigades d’accueil et de surveillance du Bois de Vincennes avec la suppression des postes fixes autour du lac Daumesnil et du parc de Saint-Mandé est contraire à l’engagement d’élaborer un contrat spécifique de sécurité qui était stipulé par la charte d’aménagement en concertation avec tous les acteurs concernés, dont les collectivités riveraines des bois.

Je n’ai pas assez de temps, malheureusement,pour reprendre point par point chaque énoncé des chartes et des plans qui ont été signés par votre majorité, mais c’est pour cela que nous souhaiterions, Monsieur le Maire, que vous puissiez présenter une communication sur la gestion du Bois de Vincennes.

Cette communication devra faire un point d’étape sur l’application de la charte d’aménagement, du Plan arboricole et aussi du Plan Biodiversité.

Pour plus d’information le vœu rattaché au projet de délibération 2013 DEVE 64 relatif à la présentation d’une communication sur la gestion du Bois de Vincennes