Améliorer la gestion des mutations dans le parc social

Retrouvez mon intervention en Conseil de Paris pour proposer des améliorations concernant la gestions des mutations au sein du parc social:

L’absence de mobilité dans le parc social de la Ville de Paris réside et demeure vraiment une préoccupation pour les locataires des logements sociaux, mais aussi une difficulté pour l’ensemble des demandeurs, pour les 185.000 demandeurs de logement social à Paris. La politique de la ville, jusqu’à présent, a bien montré qu’elle n’a pas été capable de gérer le parcours résidentiel des Parisiens.

Le niveau très faible de la rotation au niveau de Paris a atteint vraiment des niveaux préoccupants, surtout lorsqu’on le compare aussi bien à la moyenne nationale qu’à la moyenne d’Ile-de-France.

En février dernier, Monsieur BROSSAT, j’avais déposé un vœu en Conseil de Paris pour, justement, vous soumettre des propositions pour améliorer les rotations dans le parc social de la Ville de Paris. Et vous m’aviez, à cette occasion, annoncé que vous travailliez justement sur la charte des mutations. J’avais accepté de retirer mon vœu et j’aurais espéré que vous puissiez, justement, vous inspirer de certaines propositions mais elles n’ont pas été reprises ou du moins que partiellement.

Je vous avais soumis, premièrement, de présenter à l’ensemble des conseillers de Paris une présentation du Comité inter-bailleurs que vous avez mis en place il y a un an. Je pense que c’était l’occasion de nous faire une présentation des résultats acquis mais aussi de la fameuse charte de 2009, puisqu’il nous paraît logique, avant de s’apprêter à voter une nouvelle charte, de connaître le bilan de la charte 2009.

Or, dans cette délibération, il n’y a rien du tout !

Je vous avais aussi soumis différentes propositions afin d’encourager la mobilité au sein du parc social, notamment le maintien du prix du loyer au mètre carré. Celui-ci a été repris simplement pour deux catégories (les catégories de logements très sociaux) mais pas pour le P.L.S. qui est, vous le savez, axé sur la classe moyenne.

Nous sommes habitués à ce que vous excluiez la classe moyenne du parc social mais alors là, que vous alliez jusqu’à empêcher l’amélioration de la rotation et du parcours résidentiel de la classe moyenne, vous nous surprenez. Et j’espère que vous répondrez à ce point : pourquoi le P.L.S. n’est-il pas inclus dans ce dispositif ?

Enfin, je vous avais aussi soumis différentes propositions, afin d’améliorer la sortie du parc social. En effet, vous savez que l’âge des titulaires des baux sociaux ne cesse d’augmenter et qu’à peu près plus d’un tiers des baux ont plus de 20 ans d’ancienneté. Donc, il y a, en effet, un travail à faire mais un travail personnalisé. C’est notamment ce que nous vous proposons dans l’amendement que nous avons déposé avec le groupe UMP : c’est cette amélioration et cette aide personnalisée qu’il faut développer afin d’aider les locataires à passer du parc social vers le parc privé. C’est vrai que l’ accession à la propriété peut aider aussi en ce sens, mais là, c’est encore ce principe qui est totalement absent.

Je voulais conclure en vous disant que, si vous pensez que le moyen d’améliorer la rotation dans le parc social, c’est le scoring, je pense que vous faites fausse route.

Le scoring, déjà, on peut le voir, nous sommes simplement à une période de test ; nous avons besoin – nous l’avons vu dans le Comité de suivi de la cotation ; nous avons encore besoin de six à huit mois pour pouvoir tirer des conclusions. Pourquoi vouloir persister dans le scoring pour, du moins, le traitement des mutations puisqu’il n’est pas encore probant ?

Surtout, il me semble que le scoring n’est pas adapté, justement, au traitement de ces 20 % de dossiers de demande de mutation et surtout pas du tout adapté lorsqu’on voit la problématique de la sous-occupation.

Tout à l’heure, mon collègue Jérôme DUBUS vous a parlé de la sur-occupation mais la sous-occupation est aussi un problème. Lorsque les appartements sont trop grands et que les personnes ne peuvent pas se maintenir à l’intérieur, là encore, le scoring ne me semble pas du tout adapté.

Enfin, je redoute que cette centralisation au niveau de la Mairie centrale se fasse au détriment des mairies d’arrondissement mais aussi des bailleurs sociaux.

Et j’ai pu encore voir passer ce mois-ci des dossiers qui avaient été montés en amont par les bailleurs sociaux, avec des demandes vraiment motivées de mutation. Tout avait été conclu et c’est la Mairie centrale qui a bloqué, avec des motifs totalement injustifiés et en dehors du contexte de ces dossiers qui, pourtant, étaient vraiment, je le répète, justifiés par des motifs tout à fait recevables.

Donc, voilà, quid de cette nouvelle organisation et de cette nouvelle centralisation ?

Et puis, j’espère surtout cette fois-ci que vous accepterez nos propositions liées à l’amendement que nous avons déposé au sein de notre groupe

Pour l’ amélioration du nettoiement

Pour l’ amélioration du nettoiement

La collecte des déchets ménagers est réalisée tous les jours de la semaine, soit tôt le matin, soit plus tard en soirée.

L’exiguïté de certaines rues ou de certaines places accueillant un marché quotidien comme celle d’Aligre dans le 12e arrondissement amplifie les nuisances sonores.

Il se trouve que les entreprises assurant la délégation de service public et la régie municipale utilisent exclusivement des engins à motorisation thermique.

Plusieurs villes de la métropole parisienne utilisent depuis 2011 des bennes à ordures électriques alors que la capitale vient seulement de lancer une expérimentation en ce début d’année 2015 et seuls 9% des engins de nettoiement des trottoirs ont une motorisation électrique, le reste fonctionnant au Diesel au 30 juin 2014 ;

Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET nous avions émis le vœu que la Maire de Paris accélère la mutation du parc automobile municipale en prohibant l’achat de véhicule à motorisation thermique dès lors qu’un modèle alternatif électrique est disponible sur le marché.

Voeu relatif à l’exemplarité de la flotte automobile

 

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Enfin les prémices d’un projet pour la petite ceinture!

Dans le 12e arrondissement, la petite ceinture attend depuis quatorze ans la concrétisation des promesses des élus du groupe socialiste et des Verts. Je me permets de citer les promesses de campagne de M. NAJDOVSKI, pourtant élu dans cet arrondissement depuis 2001.

En 2001, il était annoncé : créer de grands parcs paysagers et transformer la petite ceinture en coulée verte.

En 2008 : prolonger la coulée verte sur la petite ceinture depuis le square Charles-Péguy au Nord jusqu’au cours de Vincennes et au Sud de Bercy ; créer ainsi une trame verte traversant tout l’arrondissement reliant la Bastille, le bois de Vincennes et la rive gauche.

Nous attendons toujours. Le seul aménagement de la peinte ceinture en coulée verte dans le 12e arrondissement a été créé en 1993 et inauguré par Jacques CHIRAC. Depuis : rien. Jusqu’à présent, les promesses des candidats verts et socialistes sortent du chapeau à chaque élection, mais sont vite « ré-enterrées » dès que l’élection est terminée.

Dans les années 1990, l’aménagement de la coulée verte dans le 12e arrondissement a été précurseur et a servi d’inspiration pour la High Line à New York qui depuis a largement devancé en termes d’aménagement la petite ceinture parisienne, mise à part, si je dois citer, la petite parcelle du 15e arrondissement et quelques jardins partagés clairsemés.

C’est pour cela que nous nous réjouissons du protocole cadre entre le ville et le SNCF qui laisse entrevoir un projet pour la petite ceinture. Les projets et pistes de réflexion cependant nous paraissent encore vagues, mais cela a le mérite au moins d’être un premier pas. En effet, c’est une vision assez parcellaire de la petite ceinture et non une conception globale et cohérente de l’ensemble qui en ressort.

Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, nous proposons un projet de reconquête de la petite ceinture afin qu’elle représente une véritable ligne de vie pour Paris. Notre aménagement a ainsi une vision globale qui se décline en trois axes :

-La création de la première boucle cyclable intégrale de Paris avec une voie cyclable de 43 kilomètres entièrement végétalisée. Ce serait ainsi la première boucle intégrale sur Paris. Une piste cyclable qui requiert 2,5 mètres et qui permettrait ainsi d’autres aménagements connexes autour. Et cet équipement est réalisable, même avec la présence des tunnels. La Ville de Lyon a inauguré, il n’y a pas longtemps, un tunnel de 1,7 kilomètre pour des circulations douces.

-Le deuxième axe est la valorisation d’un espace naturel unique en pleine ville. En effet, avec l’arrêt de l’exploitation ferroviaire, la petite ceinture est aujourd’hui devenue un écosystème remarquable en plein Paris. Il est essentiel d’encourager la continuité écologique de la petite ceinture et c’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que nous voterons positivement l’amendement du groupe Ecologie, relatif à un inventaire sur cette biodiversité.

-Enfin, le troisième axe est un lieu de vie tourné vers le sport et la culture. La petite ceinture, c’est aussi un patrimoine architectural, unique, avec seize gares, dont la grande majorité est laissée à l’abandon. Ces gares constituent des emplacements adaptés à l’accueil de projets sportifs et culturels, comme par exemple des salles de musculation, des cours de yoga, des arts martiaux, mais aussi des maisons d’artistes et expositions dédiées aux cultures urbaines.

En guise de conclusion, je tiens à rappeler que tous les projets sur la petite ceinture, qu’ils soient inspirés ou non des propositions que je viens d’évoquer, doivent être ouverts à la consultation des riverains, afin que chaque aménagement soit pleinement intégré dans la vie du quartier et respecte la tranquillité des nombreux riverains de la petite ceinture, et respecte aussi les plans qui ont déjà été adoptés au sein de cette assemblée, comme par exemple le Plan Bruit au dernier Conseil de Paris.

Pour un plan renforcé de vidéo protection dans le XIIe

Pour un plan renforcé de vidéo protection dans le XIIe

La vidéo-protection est un instrument indispensable de lutte contre l’insécurité dans l’espace public mais aussi dans le parc social. Le dispositif actuel de la Ville de Paris est constitué d’ un réseau très timide, avec seulement en moyenne : 1 caméra pour 2.027 habitants. Il faut préciser que c’est deux fois moins que des villes comme Lyon ou encore Strasbourg, qui sont dirigées par une municipalité socialiste.

Ce dispositif est aussi arrivé aussi très tardivement à Paris en 2011, financé par un Gouvernement de Droite, je tiens à le préciser, puisque la Ville de Paris n’a financé ce dispositif qu’à hauteur de 2 %.

Le vœu, que j’ai déposé, a pour objectif d’attirer l’ attention sur le retard du dispositif de vidéo-protection à Paris et de faire un focus aussi sur le 12e arrondissement parce que le 12e arrondissement dispose de nombreuses installations et infrastructures, telles que des gares, gares de Lyon et de Bercy, qui voient transiter plus de 88 millions de voyageurs par an, mais aussi des installations comme le P.O.P.B. ou encore l’hippodrome de Vincennes.

Je tiens aussi à préciser que le 12e arrondissement est souvent un lieu d’arrivée et de départ de manifestations, qu’elles soient d’ailleurs sportives, festives ou sociales. Il est aussi à noter une recrudescence des actes d’insécurité au niveau du parc social, notamment dans les ensembles comme le 107 rue de Reuilly ou encore rue Villiot-Rapée.

Il apparait donc nécessaire d’améliorer le dispositif de vidéo protection.

Il a été annoncé récemment la mise en place de 160 caméras, mais cela nous semble totalement insuffisant. Alors, certes, c’est un progrès psychologique, quand on sait que les différentes composantes de majorité municipale sont très réticentes à la vidéo-protection, mais c’est encore insuffisant. C’est pour cette raison que nous avons déposé ce vœu, afin d’étudier la mise en place d’une cinquantaine de caméras de vidéo-protection dans le 12e, en concertation avec tous les acteurs concernés.

retrouvez le texte du vœu déposé en Conseil de Paris et la video