Le parc de Bercy, nouveau hall de Gare ?

Le parc de Bercy, nouveau hall de Gare ?

Au conseil de Paris de mois d’octobre 2019, la ville de Paris a choisi de communiquer sur sa stratégie « Mobilités Innovantes ». Une collectivité moderne se doit de collecter les données liées aux mobilités et à l’espace public et les traiter grâce aux nouvelles technologies notamment l’IA afin améliorer les flux, l’état de la voirie, les recherches de stationnement et les mobilités douces etc…
Mais pour que cette stratégie et ses objectifs semblent crédibles, encore faut-il que les services les plus élémentaires soient remplis, ce qui est loin d’être le cas à Paris
Alors que l’application Waze recesse et géolocalise plus de 31000 nids de poule, leur rénovation reste bien insuffisante et le budget dédié à la voirie, qui a été divisé par 3 depuis 2014, n’est pas étranger à cette situation.
Parmi les priorités de mobilité qui me paraissent essentielles et qui ne sont abordées dans la communication de la majorité municipale, je voulais attirer l’attention sur la gestion des cars touristiques appelés aussi communément les bus « Macron ». Ils sont au carrefour de plusieurs problématiques : mobilité/emprunte carbone /espace public.

En juillet 2017, la mairie de Paris avait demandé à l’ensemble des opérateurs de cars de longue distance de quitter le parking de la porte Maillot afin d’anticiper la fermeture pour travaux du site.
Les cars ont été installés à Bercy, d’abord partiellement à la gare internationale de Bercy et à la gare routière de Paris Seine. Depuis Janvier 2019, l’ensemble des compagnies d’autocars se situe à la Gare de Paris Seine qui n’est pas adaptée à recevoir des voyageurs de plus en plus nombreux. Le chemin indiqué par les opérateurs est d’emprunter le parc de Bercy. Ainsi le parc de Bercy est devenu un hall de gare totalement inadapté. Les conséquences sont :
-un accès extrêmement difficile pour les personnes en situation de handicap.
-des dégradations du parc de Bercy
-de nombreuses nuisances pour les riverains.
-un bilan carbone lourd

Tout ceci s’ajoute à une situation déjà difficile dans le parc en raison de la prolifération des rats, du manque de propreté, du déversement à ciel ouvert des ordures et des toilettes des cars, des nombreux regroupements de personnes en situation d’ébriété ou sous l’effet de stupéfiants, de la présence des dealers…
Entre Hall de gare, lieu de deal, et poubelle a ciel ouvert, le Parc de Bercy est un grand malade à l’agonie, que les heurts de la fin de la marche du climat le samedi 21 septembre 2019 ont achevé !

Retrouvez voeu relatif à l’amélioration du parc bercy CP en Conseil de Paris et ci-dessous mon intervention en séance:

En 2017, la Ville de Paris a demandé aux opérateurs d’autocars de la porte Maillot de déménager à la gare internationale de Bercy pour une partie, et pour une autre à la gare de Paris Seine. Dès le mois de mars 2018, j’avais alerté notre instance en Conseil de Paris par un vœu concernant les mauvaises conditions d’exercice et d’activité justement de ces autocars. Et depuis janvier 2019, il est à noter que l’ensemble des opérateurs a été déplacé à la gare routière Bercy Seine.
Le parc de Bercy est devenu un hall de gare. Il n’est pas équipé pour cela et n’a pas vocation non plus à le devenir. De nombreux voyageurs traversent le parc, ce qui engendre des dégradations des pelouses. Une dégradation des pelouses qui est aussi provoquée par le manque de poubelles, de nettoyage, mais aussi par les dépôts d’Algeco destinés à de nombreux chantiers. Les rails sont très nombreux et le déversement à ciel ouvert des ordures et des toilettes des cars dans la zone de dépotage accentue bien sûr le problème.
Le manque de propreté n’est pas le seul souci de ce quartier. Les riverains se plaignent de divers problèmes d’insécurité rencontrés régulièrement au sein du parc et de nuisances sonores, surtout la nuit, notamment provoquées par la présence d’attroupements de personnes parfois en état d’ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants, sans oublier bien sûr le trafic de drogues qui s’y déroule.
C’est pourquoi nous vous demandons à travers ce vœu d’abord d’améliorer la prise en charge des signalements des riverains, de renforcer les effectifs des patrouilles d’agents de sécurité, d’étudier un meilleur agencement de la gare routière, et notamment d’étudier une meilleure répartition en mettant en place plusieurs gares routières à Paris pour alléger le dispositif de Bercy. D’ailleurs je tiens à préciser qu’il y a d’autres groupes, notamment le groupe Communiste qui est intervenu à ce sujet, il n’y a pas très longtemps.
Ce parc a été créé par Jacques Chirac et cela a été rappelé à de nombreuses reprises hier lors de son hommage. Ce parc mérite donc de retrouver son identité initiale, sa salubrité et sa tranquillité publique.

Reconnaissance de la langue des Signes

Reconnaissance de la langue des Signes

En mars 2019 j’ai participé au grand débat national en langue des signes. Les participants y ont démontré un énorme besoin de partager leur expérience et d’ expliquer les contraintes qu’ils rencontrent au quotidien
Les sourds ont le sentiment de ne pas être des citoyens à part entière. Ils rencontrent encore trop souvent des difficultés à l’accès à l’éducation, au monde du travail et à des secteurs de la vie quotidienne liés à la justice, à la santé ou encore à la culture.

La fédération nationale des sourds estime que l’inscription de la langue des signes dans la constitution doit garantir l’égalité des citoyens sourds français avec les citoyens entendants français. Cette inscription dans la constitution permettrait une meilleure intégration et compréhension des besoin de cette population.

Lors du Conseil de Paris de mois d’octobre 2019, j’ai déposé un vœu pour demander à la Maire de Paris de saisir le Gouvernement afin que la langue des signes soit inscrite dans la Constitution française. Je suis heureuse que ce vœu ait été adopté à l’unanimité et j’espère qu’il fera progresser cette demande de reconnaissance de citoyenneté à part entière

Retrouvez mon vœu relatif à Langue des signes

Respecter la tranquilité publique

Respecter la tranquilité publique

Je suis intervenue en Conseil d’arrondissement et en Conseil de Paris pour faire respecter la tranquillité publique dans plusieurs quartiers du 12ème arrondissement.

Ce vœu répertorie plusieurs nuisances sonores, notamment nocturnes, qui ont été répertoriées dans le 12e arrondissement. Certaines nuisances nocturnes proviennent de plages horaires tardives de travaux, notamment sur la place de la Bastille, d’horaires tardifs aussi de certaines animations comme dans le quartier Netter-Debergue ou ce sont encore des nuisances sonores dans l’utilisation tardive, en dehors des heures d’ouverture je précise, d’équipements publics comme le centre sportif Léon-Mottot ou encore le T.E.P. Louis-Braille.
Je vous avoue je n’ai pas apprécié la façon dont la majorité s’est dédouanée en conseil d’arrondissement du 12e, en se focalisant sur les activités de jour. Je voulais préciser qu’à aucun moment de ce vœu vous ne voyez une mention aux activités ayant lieu la journée. Les cris de joie des enfants ou des usagers qui se font pendant la journée font partie de la vie de quartier, je tiens à le préciser. Ce que je dénonce dans ce vœu, ce sont les nuisances sonores qui ont lieu la nuit, c’est-à-dire après 22 ou 23 heures en raison d’infractions sur la réglementation en vigueur.
Concernant la situation du passage du Génie, c’est un peu différent, ce sont des aménagements récents qui ont certes amélioré la situation dans une partie de la rue mais qui ont déplacé le problème de regroupement à d’autres endroits de la rue, et c’est pourquoi dans ce vœu je vous demande qu’un aménagement soit fait de façon globale dans toute la rue et qu’il y ait aussi une implication du bailleur Coallia dans le respect de l’ordre public.
Vous le voyez, dans ce vœu je demande qu’un effort particulier soit engagé par la Ville de Paris et la Préfecture de police pour faire respecter la tranquillité publique dans les quartiers concernés par les activités générant des nuisances sonores nocturnes, c’est-à-dire de vérifier la conformité des horaires du chantier de réaménagement de la place de la Bastille, de vérifier la conformité du marché Pop en vertu de la réglementation en vigueur et de prendre des dispositions pour empêcher les installations sauvages, comme je l’ai dit, dans le passage du Génie, et enfin de prendre des mesures nécessaires pour réduire les nuisances sonores nocturnes, je précise bien, qui impactent les résidences du quartier Saint-Eloi et du quartier Louis-Braille.
Je vous remercie.

Retrouvez le vœu relatif à tranquillité publique

Urgence climatique: une communication en guise de cache-misère

Un pic de chaleur et une percée de la liste des verts aux Européennes : il n’en fallait pas plus pour que l’Exécutif s’active à produire une communication sur l’urgence climatique. On croirait un bulletin de Météo France, mais il s’agit bien d’une communication au Conseil de Paris. C’est l’illustration de cette politique à la petite semaine, sans vision à long terme. Or, lorsque l’on parle de climat, il faut justement avoir une stratégie et une vision qui s’inscrivent dans le temps.

Alors, oui, cette communication, c’est le grand flou, avec une absence de moyens budgétaires pour appliquer cette stratégie qui, en réalité, d’ateliers de végétalisation en permis de végétaliser, ne répond ni à l’urgence climatique, ni aux besoins des Parisiens.

Alors, oui, il y a toujours une certaine constance – il faut vous l’avouer – dans l’utilisation de la novlangue propre à cette majorité, qui nous parle, dans le titre, de « rafraîchissement urbain » ou encore d’ »urbanisme résilient ». Je vous avoue qu’associer la ZAC de Bercy-Charenton à l’urbanisme résilient dans la même phrase, il fallait vraiment être provocateur. Oui, Monsieur MISSIKA, vous me regardez. Il fallait vraiment être provocateur pour aller jusque-là.

C’est vraiment se moquer du monde parce que je vous rappelle qu’avec ce projet, il s’agit de construire 6 tours qui culminent à 180 mètres de haut, complètement enclavées des voies ferrées, du périphérique ou encore de l’échangeur de Bercy. Vous savez très bien que les tours sont énergivores. Le contexte, comme je l’ai dit, ne s’y prête pas. Je vais prendre un exemple très précis. Il y a un an, jour pour jour, nous votions la ZAC de Bercy-Charenton dans cet hémicycle. A l’époque, nous avions proposé différents vœux pour qu’il y ait une étude sur les ombres portées et notamment sur les couloirs de vent, parce que la délibération n’en faisait pas du tout état. Vous nous les aviez refusés. Et aujourd’hui, dans la communication, je lis qu’il est très important de lutter contre les couloirs de vent, parce que ceux-ci participent aux îlots de chaleur. Voilà un exemple parmi tant d’autres des contradictions qui vous font tant d’honneur. Voici, en effet, un exemple de décalage entre les paroles et les actes, mais il n’est pas le seul.

La Ville nous bombarde depuis quelques jours de photos, d’images de synthèse très belles, très léchées de forêts urbaines, qui, comme l’ont dit certains, sont irréalisables pour des raisons techniques ou encore architecturales. Pendant ce temps, l’Exécutif parisien continue de densifier certains endroits, certains espaces de respiration, continue de bétonniser le peu d’espaces qui nous restent, avec des projets en cours. J’ai cité Bercy-Charenton, mais il y en a d’autres plus petits, comme Meunier-Charenton, Netter-Debergue, ou encore tous ceux – il faut aussi le souligner – qui ont été avortés grâce à une mobilisation très forte des Parisiens. Je pense à la place Mazas, au TEP Ménilmontant, d’actualité, au stade Léo-Lagrange, au stade Championnet. Et il y en a bien d’autres.

A ce sujet, j’ai déposé un vœu qui, hélas, n’a pas été rattaché à cette communication. Parce que je comprends qu’en effet, il est toujours difficile de faire face à ses contradictions. Mais j’ai demandé un moratoire sur certains projets pour que l’on ait un fil conducteur et une réelle discussion sur ces sujets de densification.

Et puis, il n’y a pas simplement l’est de Paris qui est concerné. Vous avez aussi l’ouest. Je vais prendre un exemple dans le 17e arrondissement, au 230 rue de Courcelles, où, là encore, il y a un jardin de proximité que vous allez utiliser comme réserve foncière pour y construire des bâtiments. Tout ceci manque cruellement et terriblement de cohérence et de fil conducteur, mais la densification et l’utilisation de ces terrains comme réserve foncière n’est pas le seul bémol à votre politique. Il y a aussi de nombreux retards:

-retard dans le parc social de la Ville, où, en effet, la trésorerie des bailleurs sociaux, en raison des loyers capitalisés, aura du mal à rénover l’ensemble du parc social dans les temps. D’ici à 2020, vous avez 300 écoles qui vont faire l’objet d’un contrat de performance énergétique, soit moins de la moitié des établissements.

-un retard aussi dans les transports. La grande majorité des transports en commun ne sont pas climatisés, et pour cause. La précédente majorité régionale refusait l’installation de la climatisation dans les bus, qu’elle a commandée sous la forte pression des verts, en effet, qui trouvaient que c’était trop énergivore. Nos prédécesseurs à la Région ont fait le choix d’une écologie punitive, qui a rendu ces derniers temps les trajets de bus particulièrement insupportables. En termes de mobilité, la Ville de Paris n’est pas non plus exemplaire, puisque 30 % de ses bennes à ordures roulent encore au diesel.

-du retard aussi dans l’utilisation de matériaux innovants. La question des matériaux utilisés demeure entière. L’asphalte noir continue de régner sur la voirie parisienne. Il a été évoqué des tests, mais sur certains chantiers seulement, avec des matériaux de surface pour améliorer des performances thermiques. Mais aucun plan d’action d’envergure au niveau de la capitale. Prenons un exemple à Toulouse. Un quartier fait l’objet d’un système de climatisation par le sol, par l’installation de pavés poreux qui stockent l’eau de la pluie et la font s’évaporer dès que la température dépasse 18 degrés Celsius. Un autre exemple à Lyon. Des joints poreux ont été placés entre les pavés de la place de Francfort, dans le quartier très minéral de la Part-Dieu, pour constituer une zone perméable pour faire des réserves de chaleur.

Concernant la végétalisation, quant à la réalité de votre création d’espaces verts depuis 2014, la Ville ne fait pas dans la nuance. Il est annoncé 30 hectares supplémentaires sans autre explication, et 20.000 arbres. On voit bien que la Ville favorise la verdure à tous les étages dans les projets architecturaux qu’elle soutient, mais en fait, elle réduit systématiquement les espaces de pleine terre, comme l’atteste le projet Chapelle-Chardon qui réserve 2 % seulement d’aménagement aux espaces verts. Je le répète que la végétalisation en toit, en terrasse ou des murs n’égalera jamais une végétalisation en pleine terre. Nous en sommes convaincus. C’est pourquoi nous avons, avec la Région Ile-de-France, pour le lycée Paul-Valéry, fait un nouveau projet qui conserve entièrement les espaces verts afin de lutter contre les îlots de chaleur.

En conclusion, cette communication est un cache-misère d’une politique qui se dit « écolo », mais qui est en fait une série de mesures bricolos. Faire semblant de verdir la ville pour mieux la bétonner : voilà votre véritable bilan d’une politique en termes d’aménagement de l’espace urbain. L’urgence ne réside donc pas dans une stratégie de rafraîchissement, mais bien dans l’élaboration d’une vision de la Ville au service de la qualité de vie de ses habitants, à travers une politique de logement équilibrée qui fasse une vraie place à l’environnement sous toutes ses formes, définie dans un modèle économique adapté au changement climatique.

Merci.

Retrouvez la vidéo de mon intervention en séance du Conseil de Paris du 08 juillet 2019

Débat sur la conférence du logement

Retrouvez ci dessous mon intervention en Conseil de Paris de juillet 2019 au sujet de la Conférence du logement. Alors que je faisais remarquer que dans ce rapport de 104 pages, il n y avait pas un mot sur les plateformes de locations touristiques, la réalité des sous-locations dans le parc social a rattrapé l’exécutif avec cet article du journal Le Parisien: Logements sociaux loués sur Airbnb : des centaines d’annonces suspectes à Paris

La Conférence du logement à Paris, c’est un satisfecit de 104 pages avec un format assez consanguin!  Et c’est bien dommage!
Il y a beaucoup de satisfactions, mais on voit tout de même un marché du privé toujours aussi tendu. Il y a aussi des habitants, 12.000 exactement en moyenne chaque année, qui quittent la capitale, et des quartiers qui hélas n’ont parfois plus de mixité sociale.
Tout cela se fait au détriment de la classe moyenne, qui petit à petit est invitée à partir en banlieue, ou lorsque les familles grandissent, à s’exiler. Mais, tout ceci hélas est la conséquence de la politique de Mme HIDALGO et de M. BROSSAT, qui ont continué les opérations de conventionnement, 14.000 tout de même, qui continuent leur course effrénée sur la préemption, qui est très coûteuse et ne crée pas de nouveaux logements, sans compter la préemption de non diffus qui est simplement une idéologie.
La production particulièrement déséquilibrée que l’on voit dans cette conférence, à raison de plus de 70 % de P.L.A.I. et de PLUS. En effet, c’est simplement en mettant plus de P.L.S. que l’on arrivera à maintenir la classe moyenne dans la capitale.
A cela s’ajoute une faible rotation des logements sociaux, qui n’aide pas à plus de mixité ou à résoudre les tensions ; aussi, une faible livraison de logements intermédiaires. Je vous rappelle que sous cette mandature, vous aviez un engagement de 3.000 livraisons de logements intermédiaires, or on en est simplement à 10 %, et ce n’est pas avec le conventionnement des logements intermédiaires et des logements libres que petit à petit nous arriverons à cet objectif.
Je voulais attirer votre attention sur deux mots tabous de cette conférence. Il y a 104 pages, et le premier mot tabou c’est l’accession sociale à la propriété. Il n’apparaît, pour être honnête, qu’une seule fois dans le cadre de l’O.F.S., nous venons d’avoir un débat, je ne reviendrai pas dessus. Je vous rappelle que la loi Elan donne la possibilité aux bailleurs sociaux de vendre des logements aux locataires du parc social et que cela, vous ne le souhaitez pas, malgré plusieurs tentatives dans cet hémicycle. Vous avez toujours refusé les vœux qui permettraient cette accession sociale à la propriété.
Il y a aussi un autre mot tabou, je trouve assez étrange d’arriver à faire 104 pages sans parler des plateformes de location touristique. On sait que c’est un véritable problème. Quand on parle d’orientations, on pourrait avoir un paragraphe dédié. Même si l’on n’en parle pas pour le logement privé, c’est un problème dans le parc social de la Ville de Paris. Il y a hélas des logements du parc de la Ville qui se retrouvent sur ces plateformes.
Je dénonce le fait que la Ville ne puisse pas muscler plus ses effectifs pour le contrôle des irrégularités, parce que c’est pour moi la seule marge de manœuvre que nous avons pour lutter sur toutes les dérives des plateformes de location touristique.
Nous avons déposé un vœu pour essayer d’améliorer ces orientations pour annuler d’abord les conventionnements, relancer le logement intermédiaire pour la classe moyenne, doubler le plan de transformation des bureaux en logements, et puis utiliser le fonds dédié à la préemption, à l’accélération de la réhabilitation des ensembles sociaux. 2060 pour arriver à une réhabilitation, cela fait loin.
Nous souhaitons en effet flécher cet argent, qui était dédié à la préemption, sur la rénovation du Plan Climat et cela rejoint ce que nous avons débattu lundi sur l’urgence climatique. Merci.