Conseil de l’Immobilier de Paris: Adopté!

Conseil de l’Immobilier de Paris: Adopté!

Conseil de l'Immobilier

La création d’un Conseil de l’Immobilier est possible depuis 2012, pourtant cela n’a jamais été mis en place. Sauvegarder et quitter

Mme Valérie MONTANDON.- Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, les 24 et 25 septembre 2012, nous avons voté dans cette Assemblée la création d’une M.I.E. sur la politique immobilière de la collectivité parisienne, et une des premières recommandations de cette M.I.E. était justement la création d’un Conseil immobilier de la Ville de Paris.

Ce comité consultatif constitue en effet un outil de réflexion et d’orientation de décisions de la Ville en matière d’immobilier. Il peut aussi formuler des recommandations pour améliorer la gestion du patrimoine de la Ville, proposer des orientations relatives à la politique immobilière, notamment en matière de cession et d’évolution du parc immobilier. Il est aussi prévu dans cette même délibération un rapport annuel sur la stratégie immobilière de la collectivité parisienne qui serait élaborée et examinée en Conseil de Paris.

Il se trouve que, depuis le début de cette mandature, le Conseil de l’immobilier ne s’est pas réuni et il n’a donc pas été en capacité d’élaborer un rapport annuel de la stratégie immobilière de la collectivité parisienne.

Avec ma collègue Claire de CLERMONT-TONNERRE, nous vous demandons que le Conseil de l’immobilier de la Ville soit réuni, en conformité avec la délibération qui a été votée, d’ici le Conseil de Paris en novembre 2021, afin de pouvoir présenter devant la 5e Commission, mais aussi lors des séances du Conseil de Paris consacrées aux orientations budgétaires, un rapport annuel sur la stratégie immobilière de la collectivité parisienne.

Je vous remercie.

Plan arbre: qui peut y croire?

Plan arbre: qui peut y croire?

Plan Arbre

L’écologie est désormais un sujet majeur dans notre société, et la mairie de Paris l’a bien compris. Afin d’attirer des électeurs qui ne se concentrent que sur les paroles et les promesses hâtives, de nombreux plans verts sont développés, mais ne voient jamais le jour. Ainsi, entre images de synthèse et projets impossibles, tout cela n’est que de la poudre aux yeux. Pourtant, ce n’est pas faute d’offrir des solutions …

Mme Valérie MONTANDON.- Mes chers collègues, Madame la Maire, à quoi reconnaît-on que vous êtes en campagne ? En fait, les forêts urbaines rejaillissent de partout.

Je pensais honnêtement qu’après la déroute des annonces faites en 2019, vous n’oseriez pas remettre le couvert sur les forêts urbaines. Mais si, dans le Plan Arbres, vous le faites !

Je rappelle la séquence. Vous nous aviez bombardés en juin 2019 de belles images de synthèse, alléchantes. Je crois que la palme revenait à celle de l’Hôtel de Ville, on aurait dit le château de la Belle au bois dormant. En 2020, après les élections, le couperet était tombé, ce n’était pas réalisable techniquement.

Là, sur le Plan Arbres, vous recommencez. C’est sûr que ces images de synthèse n’avaient vocation qu’à verdir votre communication de campagne. C’est encore le cas aujourd’hui avec cette communication, qu’importe la faisabilité des projets.

Les forêts urbaines ne sont pas les seuls éléments qui empêchent et montrent que ce n’était pas faisable. Vous avez aussi l’annonce des 170.000 arbres, mes collègues sont revenus dessus. En effet, là encore ce n’est pas faisable.

Je vais vous soumettre un exemple à titre de comparaison. Sous la période Haussmann, sous les 17 ans de grands travaux, 80.000 arbres ont été plantés. Je vous laisse méditer sur ce chiffre.

Je vous laisse aussi méditer sur un autre chiffre qui vous trahit au sein de cette communication. Vous parlez d’un accroissement de l’objectif de l’indice de canopée de 2 %. Quand on sait ce qu’est l’indice de canopée, c’est la mesure de l’ombre portée des arbres, si cet indice ne monte que de 2 %, comment se fait-il que vous communiquiez sur 170.000 arbres qui représentent, eux, une augmentation de 34 % par rapport à l’existant ?

Vous le voyez bien, entre 34 % et 2 %, il y a un décalage énorme. Cela montre bien que votre objectif, c’est du pipeau.

Monsieur NAJDOVSKI, je vais vous interroger et vous demander peut-être d’avoir une certaine honnêteté intellectuelle. Le Plan Arbres que vous nous présentez aujourd’hui, ce n’est pas un plan arbres, c’est un plan jeunes pousses. Les forêts urbaines, ce ne sont pas des forêts urbaines, ce sont des arbres dans des pots.

Je voulais aussi réagir sur la charte des droits de l’arbre proposée par le groupe les Ecologistes. Vous appartenez quand même à une majorité qui ne cesse d’abattre les arbres pour assouvir tous les projets denses urbains. Vous nous brandissez une charte des droits des arbres pour essayer de vous faire pardonner. On a l’impression que vous cherchez une certaine absolution. Nous n’en sommes pas dupes. C’est d’ailleurs pour cela que nous allons nous abstenir.

Je voulais enfin revenir à quelque chose de plus réjouissant. Nous vous avions proposé d’expérimenter l’indice N.D.V.I., qui mesure la végétalisation. C’est un indice de végétalisation par différence normalisée. Il permet d’avoir une mesure beaucoup plus dynamique de la végétalisation, par rapport à un indice de canopée qui ne mesure que les ombres portées. Nous vous demandons de l’expérimenter.

J’ai vu un amendement qui va accepter de développer cet indice au niveau de tout Paris. Je voulais vous dire que je m’en réjouis. Si je ne l’avais pas proposé au niveau de Paris, c’est parce que dans le 12e on m’avait dit que c’était simplement utilisé sur les terres agricoles. Je me réjouis que l’on puisse disposer bientôt de cet outil, notamment dans le plan local d’urbanisme bioclimatique. Je vous remercie.

Vous l’aurez compris, en guise de conclusion nous vous demandons beaucoup plus d’actions et moins de communication. Merci.

Controverses autour de l’hommage à Johnny Hallyday

Controverses autour de l’hommage à Johnny Hallyday

Johnny Hallyday

Johnny Hallyday est notre histoire commune, notre patrimoine français, qui unit toutes les générations. Sous aucun prétexte, les Ecologistes n’ont pas à réécrire l’histoire de la vie d’un artiste. Ils n’ont pas à vouloir dénaturer ses goûts, gommer ses symboles, le souvenir qu’il laisse dans l’imaginaire collectif.

Mme Valérie MONTANDON.- Madame la Maire, mes chers collègues, permettez-moi de rappeler le contexte de l’examen de cette délibération qui acte du don d’une œuvre en hommage à Johnny Hallyday.

Madame la Maire écologiste du 12e arrondissement a retiré de l’ordre du jour du Conseil d’arrondissement du 23 juin ce projet de délibération, de sa propre initiative, laissant planer le doute sur une soi-disant erreur technique dans la rédaction de la délibération.

Les élus d’opposition du groupe Changer Paris en la personne de mon collègue Matthieu SEINGIER s’étaient pourtant inscrits sur cette délibération. La première chose qui m’interpelle, c’est le rapport qu’entretient la maire du 12e arrondissement avec le débat démocratique. Si un dossier pourtant instruit par la ville ne lui convient pas, elle le retire. Elle n’assume pas son positionnement. Elle ne respecte pas l’inscription de l’opposition. Elle ne permet pas le débat.

Oui, il s’agit d’un problème de rapport avec la démocratie. Le retrait décidé de façon autoritaire de la délibération empêche sa présentation, son débat, et le vote en Conseil d’arrondissement.

Après la forme, penchons-nous sur le fond.

Johnny Hallyday était une voix exceptionnelle, un artiste aux talents multiples et à la vie trépidante. Il avait de nombreuses passions, et les motos en faisaient partie.

Les Ecologistes n’ont pas à réécrire l’histoire de la vie d’un artiste. Ils n’ont pas à vouloir dénaturer ses goûts, gommer ses symboles, le souvenir qu’il laisse dans l’imaginaire collectif. Johnny Hallyday est notre histoire commune, notre patrimoine français, qui unit toutes les générations.

C’est incroyable cette impudence qu’ont les Ecologistes et pas seulement ceux de Paris, de vouloir réécrire l’histoire, contrôler la vie des gens ou encore revisiter notre socle culturel, notamment lorsqu’il s’agit de culture populaire.

Après les Tours de France, les bateaux de plaisance, les sapins de Noël, voilà qu’ils souhaitent de nouveau réécrire la vie d’une légende française. Ne vous inquiétez pas, la moto de la sculpture n’a pas de moteur, ni de carburant. Elle ne polluera pas et ne fera pas de bruit.

Il faut que vous sortiez de la pensée discriminante que les milieux populaires avec leurs habitudes de vie auraient un mauvais bilan carbone. Car souvent les études le montrent, c’est bien le contraire.

Un artiste a laissé libre cours à son art pour créer une œuvre qui lui a paru représenter Johnny. Les objets qu’il a choisis sont en effet ceux de Johnny, une moto et une guitare, ils ont été validés par sa famille, et nous respectons ce choix parce que le symbole choisi, celui de la moto, je le répète, est légitime et cohérent.

En revanche, je déplore une fois de plus que l’Exécutif ait mis devant le fait accompli les conseillers de Paris. Sans atteindre à la liberté de création de l’artiste et en lui laissant une marge de manœuvre suffisante, il aurait peut-être été plus convenable de consulter les élus sur les dimensions de l’œuvre, sur son implantation, sur les caractéristiques inhérentes à une sorte de cahier des charges de l’artiste.

Nous sommes en effet en cours d’élaboration du nouveau manifeste de l’esthétisme à Paris où des engagements forts ont été pris sur le choix des objets dans l’espace public. Je vous cite, Monsieur le premier adjoint, cher Emmanuel GRÉGOIRE : « nous ne pouvons plus penser les objets de manière isolée. Il faut les relier à leur environnement et à leurs usages ». Voici une nouvelle illustration du, faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Ceux qui ont bien connu Johnny Hallyday savent qu’il était d’une infinie gentillesse avec ses proches, mais qu’il était aussi perfectionniste, minutieux, et ne laissait pas de place au hasard dans son travail.

C’était un grand travailleur, particulièrement exigeant. Je pense qu’il ne nous en aurait pas voulu si nous avions aussi mis quelques exigences autour de l’œuvre qui va lui rendre hommage.

Mes chers collègues, nous allons voter en faveur de cette délibération. En guise de conclusion, je dirai aux élus Ecologistes de cet hémicycle : nous ne vous demandons pas forcément d’aimer les motos, mais seulement d’aimer la France, sa culture populaire, et de respecter la mémoire d’un immense artiste qui a fait et continue de faire vibrer aujourd’hui encore toutes les générations : Johnny Hallyday.

Protection des animaux du Bois de Vincennes

Protection des animaux du Bois de Vincennes

Retrouvez mon vœu pour améliorer la protection des animaux du Lac Daumesnil, débattu au Conseil d’arrondissement du 18 mai 2022.

Considérant que des mangeoires pour les animaux du lac Daumesnil ont été supprimées il y a plusieurs années – installées sur l’île de Bercy, elles permettaient de nourrir les animaux vivants autour du Lac ;
Considérant que les animaux du lac Daumesnil (les canards, les oies, les cygnes etc…) ne sont pas assez « sauvages » pour trouver suffisamment de nourriture par eux-mêmes, notamment en période hivernale, critique pour les oiseaux qui consacrent leur énergie et leur temps à rechercher de la nourriture pour résister au froid ;

Considérant que, pendant la période hivernale, les graines et les insectes sont en quantité plus faible et que les jours plus courts laissent moins de temps aux animaux pour trouver leur ration quotidienne ;
Considérant que les canes sont beaucoup moins nombreuses que les canards males et que ce déséquilibre entraine leur mort laissant ainsi des portées de canetons abandonnées et vouées à mourir sans intervention humaine ;

Considérant que les réintroductions précédentes de canes ont été soldées par un échec, les oiseaux s’étant ainsi envolés vers d’autres sites ;

Valérie Montandon et les élus du groupe Changer Paris du 12eme demandent :
– que soit réinstallées des mangeoires ou un autre système pour apporter de la nourriture en quantité suffisante pour les oiseaux du Lac Daumesnil ;
– qu’une solution, telle que la taille des rémiges d’une aile du volatile (opération indolore à réitérer deux fois par an car les plumes repoussent), soit apportée pour rééquilibrer la population des canes et éviter ainsi les souffrances animales engendrées par le manque de nourriture, la mort des canes et l’abandon des canetons.