par vm2017 | Mar 31, 2022 | Conseil de Paris sécurité
Mes chers collègues,
Depuis la requalification de la place de la Bastille, il y a un accès direct au port de l’Arsenal. C’est d’ailleurs une belle réussite pour la journée. Seulement, la nuit, c’est un petit peu différent. En effet, la nuit tombée, il y a de nombreuses dégradations qui ont lieu, notamment auprès des bateaux. Il y a des cambriolages, beaucoup de troubles à la tranquillité publique. D’ailleurs, lors de la présentation de ces futurs aménagements, il avait été promis aux riverains et aux personnes propriétaires de bateaux qu’il y aurait une grille qui fermerait l’accès la nuit. Mais, voilà, elle n’a pas eu lieu. Il se trouve que les associations se sont vraiment mobilisées. Elles se sont mobilisées auprès des élus, que ce soit de la majorité ou de l’opposition. D’ailleurs, nous avons déjà relayé plusieurs vœux et questions orales. Elles se sont aussi mobilisées auprès de la presse. Je ne vous lirai que deux titres de presse, mais ils sont très révélateurs. Dans « Le Parisien » : « Les riverains réclament la grille promise de l’escalier de la Bastille », en date du 18 avril 2021. Ou encore dans « Le Figaro » : « L’enfer des habitants du port de l’Arsenal à Paris, nouveau défouloir des noctambules », en date du 7 juillet 2021.
Alors, oui, il y a une forte demande. D’ailleurs, cette demande se traduit aujourd’hui par un projet au budget participatif. Sauf que ce projet qui demande une grille pour une fermeture nocturne a été refusé, et donc, n’est pas soumis au budget participatif sous le motif qu’il s’agit, en fait – je cite : « d’un changement de modification d’un règlement plutôt qu’une dépense d’investissement ». Et donc, ce projet ne serait pas, soi-disant, possible via le budget participatif.
Dans ce vœu, ce que je vous demande, c’est de le rendre possible grâce à une modification de la réglementation de la fermeture de l’accès aux jardins du port de l’Arsenal la nuit afin d’établir des horaires d’ouverture, en concertation avec les riverains. Je peux déjà vous dire qu’en conseil d’arrondissement, cela m’a été refusé sous un autre prétexte : celui de la volonté politique de ne pas fermer. Je trouve que c’est assez malhonnête de refuser un projet au budget participatif sous un prétexte de réglementation, alors que c’est une volonté politique qu’il va falloir assumer.
par vm2017 | Mar 30, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
Le jardin d’agronomie tropicale est un lieu unique à Paris, aussi bien sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel. Il fut fondé en 1899 en tant que jardin d’essences exotiques provenant des colonies françaises d’Asie et d’Afrique, tel que les arbres à caoutchouc et les cacaoyers. Angkor était devenu une vitrine de l’empire français dans le cadre de l’exposition coloniale de 1907. Mais, voilà, plusieurs associations ont dénoncé, à juste titre, son état d’abandon et ont demandé la restauration du lieu. En effet, en dehors des pavillons d’Indochine et de Tunisie qui ont déjà été restaurés, le jardin souffre d’un entretien très aléatoire. Aussi, je vous rappelle que la Ville de Paris est propriétaire du site depuis 20 ans et qu’aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité sur sa remise en état global et sur la mise en valeur sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel, que j’ai déjà évoqué. Je vous rappelle l’importance de pérenniser et d’entretenir les jardins existants.
Nous vous demandons donc, à travers ce vœu, que la Ville de Paris présente un plan de réhabilitation et de mise en valeur des pavillons historiques particulièrement symboliques sur le plan mémoriel, ainsi que des serres du jardin d’agronomie tropicale.
par vm2017 | Mar 25, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
QUESTION À LA MAIRE DE PARIS – Séance des 22, 23, 24 et 25 mars 2022 de Valérie MONTANDON et des élus du groupe Changer Paris
Avec ses 995 hectares, le Bois de Vincennes est le plus grand espace vert parisien. Il est presque trois fois plus étendu que Central Park à New York et un peu plus vaste que le plus grand de Londres, Richmond Park. Ce lieu a connu plusieurs réaménagements d’ampleur au cours de sa longue histoire : au milieu du XVIIIème siècle, où sa surface boisée a été multipliée par dix, durant le Second Empire avec le réaménagement d’Adolphe Alphand ou après la Seconde Guerre mondiale avec la transformation des dernières emprises militaires. Comptant aujourd’hui près de 146 000 arbres, le Bois de Vincennes est classé au titre des sites naturels pittoresques depuis 1960.
C’est aussi un lieu majeur de détente et de pratique sportive. Ses multiples installations de loisirs, culturelles ou sportives, ses lacs ou tout simplement allées ombragées par des arbres plusieurs fois centenaires font le bonheur quotidien des Parisiens, des habitants des villes environnantes, des franciliens et même des visiteurs de passage.
Ses atouts sont donc incontestables et notre devoir – en tant qu’élus de Paris – est de préserver ce joyau naturel, historique et social de notre ville. Ces dernières semaines pourtant, 200 arbres anciens, durables et bonne santé ont été abattus afin de créer une « zone de reboisement » au grand étonnement des Parisiens et des médias. Alors que notre Conseil a voté en octobre dernier un plan avec un objectif de plantation de 170 000 arbres sur la mandature, vous continuez d’abattre des arbres sans aucun fondement scientifique. L’avis des experts est pourtant clair sur ce sujet : il faut tout d’abord prendre soin des arbres existants et les maintenir le plus longtemps possible, puis parallèlement et dans d’autres endroits, multiplier les plantations.
Un arbre c’est du temps long. C’est ce que prouve l’histoire pluriséculaire du Bois de Vincennes et de ces arbres que vous avez récemment abattus alors qu’ils avaient traversé les époques et l’Histoire de Paris. Les effets d’un arbre mature et coupé et ceux d’un jeune arbre tout juste planté ne sont pas les mêmes. Le taux de dépérissement des jeunes arbres est supérieur à 30%. Ainsi, une replantation va s’accompagner d’une longue et incertaine zone grise de 5 à 10 ans … dans laquelle l’arbre a une chance sur trois de devoir être replanté.
À ce titre, Valérie MONTANDON et les élus du groupe Changer Paris vous demandent :
quelles raisons véritablement valables (scientifiques notamment) vous ont poussé à choisir ce lieu plutôt qu’un autre et à abattre ces arbres afin d’établir cette « zone de reboisement » ?
par vm2017 | Fév 23, 2022 | Conseil de Paris Economie
Merci, Madame la Maire. J’avais déposé ce vœu en novembre dernier et c’est vrai que je l’avais retiré, parce que M. BLOCHE m’avait dit qu’un comité de suivi avait été mis en place, mais c’était avant de savoir que ce comité de suivi ne s’était réuni que deux fois, dans un cadre où il y avait simplement des présentations sans échanges, sans dialogue avec le rectorat, et surtout il n’y a pas de suivi.
Donc, vu que c’est une cause qui me tient à cœur, je me suis permise, pour accélérer les choses, de redéposer ce vœu. Je voulais vous dire, je l’avais précisé la dernière fois, que je ne voulais pas rouvrir le débat de fond sur Affelnet et sur l’utilisation de l’indice I.P.S., l’indice de position sociale.
Sur le fond, notre groupe a réitéré notre volonté de trouver un juste équilibre entre mixité sociale et méritocratie, car en effet, sur le système actuel, nous considérons que le mérite des élèves n’est pas assez pris en compte. Mais là encore, je ne souhaite pas rouvrir ce débat.
Le point sur lequel je focalise en ce moment, c’est sur le calcul de l’I.P.S. L’I.P.S. prend un tableau de pondération avec des points qui sont attribués selon les métiers des parents. Et là où cela ne va pas, c’est qu’à postes égaux, on retrouve des points différents entre les hommes et les femmes.
Dans cet hémicycle, je crois que nous nous retrouvons régulièrement et collectivement sur la lutte contre les différences entre les hommes et les femmes, et notamment pour une meilleure prise en compte et une égalité salariale entre les hommes et les femmes. Et là, nous utilisons un indice qui fait tout à fait le contraire.
Je ne vous prendrai que deux exemples dans la grille. Pour un chef d’entreprise de plus de 10 salariés, le nombre de points pour une mère subit une décote de quasiment 10 % par rapport à celui qu’il serait si jamais c’était un père.
Pareil, je prends deux extrêmes, entre chômeur et chômeuse, ils n’ont pas le même nombre de points. Là encore, une mère chômeuse subit une décote de 6 % par rapport à s’il s’agissait d’un père.
Si vous voulez continuer à utiliser une telle référence, sans rien dire, qui est contraire à toutes nos luttes communes, continuons, mais je ne suis pas d’accord. C’est donc pour cela que je vous demande de nouveau de saisir le ministère de l’Education, afin de demander une réforme d’Affelnet et de ne plus utiliser l’I.P.S. sous sa forme actuelle, qui est un indice sexiste.

par vm2017 | Fév 23, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
Sur ce dossier, je ne sais pas à quoi jouent les Ecologistes. Pour rappel, il s’agit en effet d’un mur végétal qui est menacé, d’un mur végétal mais pas seulement, de toitures aussi, de nombreuses toitures qui sont laissées en friche et qui sont une véritable réserve pour les oiseaux ainsi qu’une réserve de biodiversité végétale.
Il est vrai que le devenir de ce projet immobilier dépend énormément des décisions juridictionnelles qui vont avoir lieu bientôt, et pour l’instant, les marges de manœuvre de la Ville de Paris ne sont pas très grandes, surtout qu’elle a laissé passer en 2017 la délivrance du permis de construire.
Quoi qu’il en soit, j’ai déposé une question orale au dernier conseil d’arrondissement pour savoir, justement, quelles étaient les marges de manœuvre et notamment si la Ville, dans le cadre du P.L.U. bioclimatique, avait l’intention de réserver cette parcelle pour un E.V.P. ou, du moins, pour un projet beaucoup moins dense et respectant cette oasis de verdure. Et je suis très étonnée du vœu des Ecologistes qui montre qu’il y a une marge de manœuvre qui est la préemption, qui n’avait pas été abordée jusqu’à présent. Je pensais honnêtement que le levier de la préemption était dépassé, puisque la délivrance du permis datait de 2017. Mais là où c’est beaucoup plus subtil, c’est que le vœu d’origine demandait la préemption, tout simplement, de cette oasis, et si c’est le cas, tant mieux, et puis, bien sûr, vous avez l’amendé moins de deux jours après pour totalement l’édulcorer, puisqu’il s’agit en effet d’étudier, voire de poursuivre l’étude éventuelle d’une préemption dans une commission…
En fait, on a l’impression que c’est le calendrier électoral qui vous fait réveiller sur ce sujet, mais pour l’instant, en effet, rien ne change ou, du moins, vous n’avez pas la volonté politique de le faire.
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