par vm2017 | Fév 20, 2022 | Conseil de Paris Education et Culture
Mes chers collègues, les élus de l’opposition n’ont pas de visibilité, notamment dans les mairies d’opposition, sur les choix effectués puisque nous ne sommes pas conviés à la commission créée pour les concertations de sectorisation. C’est dommage, car cela nous permettrait d’avoir une vue d’ensemble. Cela dit, nous découvrons en effet vos choix en bloc lors des délibérations, mais nous avons heureusement le retour des parents d’élèves qui nous saisissent lorsque cela ne se passe pas bien.
Et il se trouve que pendant l’élaboration de la sectorisation dans le 12e arrondissement, il nous a été remonté que la concertation, en effet, avec les parents d’élèves a été loin d’être optimale. Pendant plusieurs années déjà, les associations indépendantes ont souvent déploré le fait de ne pas être associées, justement, aux échanges avec la mairie du 12e arrondissement et ont regretté que c’étaient simplement les associations d’envergure, celles qui avaient une envergure nationale qui étaient consultées. Mais aujourd’hui, ce que je constate, c’est que ce sentiment, celui de ne pas être écouté, se généralise aussi bien au niveau des associations indépendantes qu’au niveau des associations qui sont nationalement représentées, telles que la F.C.P.E.
Les parents d’élèves de l’école Lamoricière ont été en effet impactés par les choix de la nouvelle sectorisation. Ils se sont mobilisés, parce qu’ils regrettaient déjà le manque d’écoute et ils redoutaient que ces changements engendrent la création de doubles niveaux, ce qui serait compliqué en termes pédagogiques, puisque, vous le savez, cette école est un établissement classé K.P.( ?). Ces parents se sont fortement engagés pour le développement d’activités et de projets pédagogiques afin d’améliorer l’attractivité de leur établissement. Ils ont eu le sentiment que leurs efforts n’étaient pas accompagnés de l’écoute nécessaire, et, d’ailleurs, M. BONNET le disait aussi à juste titre, il vous disait, Madame la Maire du 12e, que la concertation n’avait pas été aboutie. Et je tiens à vous préciser qu’il y a une différence, et je crois que là, vous n’avez pas saisi la nuance, entre des réunions d’information, où c’est surtout dans un sens, où on informe le public qu’on a en face, et la concertation, où il y a des moments d’écoute, d’échange et des compromis. Et c’est là que le bât blesse.
Pour calmer la gronde locale des parents, les élus Paris en Commun ont déposé un vœu en conseil d’arrondissement qui demandait plus de moyens, notamment à l’Académie de Paris. Je crois que c’est à cela que vous avez fait référence tout à l’heure, Madame la Maire. Je ne peux pas le lire, c’est une véritable « tartine », il est très dense. On y trouve des actions renforcées, notamment dans les écoles classées K.P., des dotations horaires globales abondées, une liste à la Prévert. Mais ce vœu a été adopté, en plus, en conseil d’arrondissement du 12e et je voulais savoir pourquoi il n’était pas déposé en Conseil de Paris. Moi, je n’ai pas cette chance d’avoir des vœux adoptés en conseil d’arrondissement du 12e, même si je les porte en Conseil de Paris. Là, cela a été adopté en conseil d’arrondissement du 12e et je voulais savoir pourquoi vous n’avez pas marqué l’essai, puisque je vous rappelle qu’un conseil d’arrondissement a un rôle consultatif et que c’est au Conseil de Paris que les choses sont adoptées. Peut-être qu’il s’agit simplement d’un vœu d’affichage pour calmer la gronde des parents d’élèves au moment T du conseil d’arrondissement, mais je m’interroge sur le fait que vous n’ayez pas donné suite ici.
Il est évident que la sectorisation est un processus indispensable pour ajuster les changements démographiques dans les quartiers et compenser les effectifs. Mais le premier problème, c’est que la Ville de Paris, dans sa globalité, doit surtout pallier la baisse généralisée des effectifs d’écoliers, car ils étaient, je le rappelle, 6.000 de moins à la rentrée dernière, et que les Parisiens quittent Paris de façon continue depuis 10 ans. Et dans le quartier, bien sûr, cela a eu des conséquences qui se sont ressenties avec la fameuse fermeture de l’école Netter, qui, sous couvert de mauvais état, et j’en conviens, va être fermée définitivement. Je regrette d’ailleurs que les travaux de rénovation ne soient pas engagés avec une perspective de reprise après, et je m’interroge sur les choix précédents que vous avez faits. En effet, il faut savoir quand même qu’il y a eu des grands travaux de rénovation, notamment avec la cour oasis qui a coûté très cher en argent public, et c’est très récent. Je voulais donc savoir pourquoi on a engagé de telles rénovations pour, finalement, fermer une école. Cela fait beaucoup d’argent public englouti sans anticipation.
Concernant le vœu de Mme SIMONNET, nous voterons bien sûr favorablement le maintien de cette école et je regrette que la mairie du 12e n’ait pas beaucoup lutté pour conserver cette école, à part les élus du groupe Communiste, ce que je tiens à souligner.
Le deuxième sujet qui est mis en lumière dans les vœux rattachés à cette délibération, c’est la mixité sociale. Et là, je vous rejoins aussi, Monsieur BONNET, sur le constat qu’il y a des écoles où la mixité n’existe plus et que des parents qui jouent le jeu de laisser leurs enfants dans l’école publique se posent des questions, et elles sont, vous avez raison, légitimes. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous interroger : pourquoi il n’y a plus de mixité sociale dans les écoles ? Pourquoi on en est arrivé là ? C’est parce que, surtout, il n’y a plus de mixité sociale dans le parc de logements sociaux que vous gérez depuis plus de 20 ans. Si vous n’aviez pas exclu la classe moyenne dans les attributions de logements sociaux, si dans le parc social il y avait toutes les catégories sociales qui étaient représentées, les catégories plus défavorisées, les catégories moyennes, les catégories moyennes supérieures qui sont d’ailleurs éligibles aussi au logement social à Paris, eh bien cette mixité sociale dans le parc social, on la retrouverait aussi à l’école. Et l’école Lamoricière dont on parle aujourd’hui, vous savez très bien qu’elle est sur les Maréchaux avec, bien sûr, une proportion de logements sociaux très importante. Mais si on retrouvait la mixité sociale dans le logement social, on la retrouverait aussi à l’école !

par vm2017 | Fév 15, 2022 | Conseil de Paris Urbanisme
Il y a deux sortes de mobiliers urbains : il y a d’abord les mobiliers urbains de fonctionnalité assez classique, et vous pouvez très bien, dans le futur catalogue que vous allez créer dans le cadre du manifeste de l’esthétique, choisir avec les services ceux qui vous paraissent les plus adaptés, et puis il y a d’autres sortes de mobiliers, d’autres sortes d’équipements qui vont dans l’espace public et qui, eux, par contre, répondent à de nouveaux comportements et de nouveaux usages comme, vous le savez, les nouvelles technologies, les développements de l’intelligence artificielle, surtout du numérique, et vous avez aussi, bien sûr, les enjeux climatiques. Tout cela va créer de nouveaux comportements et donc de nouveaux usages.
Pour ces mobiliers urbains et ces équipements, oui, il faudra aller au-delà du catalogue que vous allez créer et il faudra faire appel à des personnalités qualifiées et extérieures, qui ont une réelle expertise, telles que des designers, des présidents d’association d’usagers, des professeurs, etc.
Il nous paraît très utile de faire la distinction entre les deux et c’est pour cela que notre groupe vous propose la création de cette Commission du mobilier et d’équipements dans l’espace public. Sachez que ce n’est pas nouveau. En 1977, la première année où Jacques Chirac avait été élu maire de Paris, il avait créé cette Commission du mobilier urbain, qui a d’ailleurs été reprise, et à bon escient, par Bertrand DELANOË. Il nous paraît vraiment essentiel d’avoir cette distinction pour pouvoir, justement, consulter des spécialistes lorsqu’il s’agit de nouveaux mobiliers qui répondent à de nouveaux usages.
C’est pourquoi notre groupe vous demande la création de cette Commission des mobiliers, une commission, bien sûr, qui soit ouverte aux élus de chaque groupe politique, mais aussi aux personnes qualifiées dont j’ai fait mention tout à l’heure, c’est-à-dire des présidents d’association d’usagers, des designers, des écologues, voilà, toutes les personnes qui pourront nous aider à avoir un avis éclairé sur ces sujets.
Retrouvez mon intervention en séance du Conseil de Paris de février 2022 en cliquant sur la vidéo

par vm2017 | Fév 15, 2022 | Conseil de Paris sécurité
En 2018, la Ville de Paris a demandé aux différents opérateurs de cars de bien vouloir déménager – ils étaient à la porte Maillot – et de venir dans le 12e arrondissement à la gare de Bercy dans un premier temps et ensuite dans une autre gare, à Bercy également, la gare routière Seine-Paris. Il se trouve que c’est juste devant le parc de Bercy et que le parc de Bercy est devenu un hall de gare. Il n’était pas du tout adapté à une telle fréquentation et, d’ailleurs, il n’y a jamais eu d’étude sur l’impact de sa fréquentation pour aller à la gare. Bien sûr, cela crée de nombreuses nuisances, des nuisances, déjà, par la destruction des pelouses avec les valises, les va-et-vient incessants des voyageurs, mais aussi des nuisances dites, comme vous les appelez vous-mêmes, phénomènes de gare, c’est-à-dire des nuisances liées aux troubles à l’ordre public mais aussi à l’augmentation des atteintes aux biens de personnes avec notamment des vols de bagages qui sont ensuite éventrés sur la pelouse.
Nous avions déjà dénoncé cela par un vœu en 2019 demandant l’amélioration de la situation du parc de Bercy, ainsi que la relocalisation de la gare routière, et ce vœu avait été refusé. J’ai de nouveau émis une question orale en juin dernier pour soulever cette question, et la réponse a été totalement évasive.
Aujourd’hui, je remets sur la table ce vœu qui demande donc une amélioration de la situation avec, bien sûr, une relocalisation, si possible, de la gare routière ou, du moins, une meilleure répartition du trafic sur l’ensemble parisien. Et je vois que vous avez déposé un vœu sur table, un vœu sur table parce qu’apparemment il vous est vraiment trop difficile de voter un vœu venant de l’opposition, même lorsqu’on est d’accord sur les considérants qui sont quasiment les mêmes. Il vous est apparemment très difficile aussi de l’amender, car on aurait pu éventuellement amender mon vœu, et je vois également qu’il vous est très difficile de dire dans vos propres vœux « coucou » que vous déposez ce vœu n° 21 bis pour répondre au n° 21 émis justement par Valérie MONTANDON du Groupe Changer Paris.
Ainsi, j’attends au moins que vous puissiez rajouter dans votre vœu bis que cela vient en réponse à un vœu déposé par le groupe Changer Paris.
Je vous remercie.

par vm2017 | Jan 30, 2022 | Conseil de Paris sécurité
Abandon du déplacement des usagers de crack : la Maire de Paris doit enfin assumer ses responsabilités !
Paris, le 28 janvier 2022
Grâce à la forte mobilisation des riverains et associations du XIIe arrondissement, relayée et portée par Valérie Montandon, le projet de déplacement des consommateurs de crack dans la ZAC de Bercy-Charenton a été abandonné.
Mais aujourd’hui, le problème du crack dans le Nord-Est parisien et l’enfer que vivent les habitants demeurent entiers, la Ville étant incapable de travailler avec ses partenaires pour mettre en œuvre des solutions efficaces !
Nous déplorons que la Ville de Paris et la Préfecture de Police continuent à se renvoyer la responsabilité, soient dans l’incapacité de se coordonner et qu’aucune solution n’ait été proposée par Anne Hidalgo depuis le début de cette crise, si ce n’est la création de nouvelles salles de shoot – par ailleurs massivement rejetées par les riverains, comme nous l’avons vu dans le Xe arrondissement ou dernièrement dans le XXe.
Car encore une fois, la Mairie de Paris n’a absolument rien fait pour changer la donne.
Maintenant, il va falloir mettre fin à cette inaction, et vite, pour accompagner les toxicomanes vers le sevrage et ainsi mettre fin définitivement au fléau du crack dans la capitale. La Mairie peut notamment mettre à disposition les anciens locaux de l’Hôtel Dieu afin d’organiser la prise en charge médicale, psychologique et sociale de ce public, comme l’a proposé Rachida Dati lors du Conseil de Paris d’octobre 2021. Une solution alors rejetée par Anne Hidalgo, qui pense sans doute qu’un problème disparaît de lui-même lorsqu’on cesse d’y prêter attention…
par vm2017 | Jan 26, 2022 | Conseil de Paris sécurité
Suite à la décision de la préfecture de transfert les usagers de crack au sein de la ZAC de Bercy Charenton, retrouvez mon communiqué de Presse
COMMUNIQUE DE PRESSE
Transfert des usagers de crack sur la ZAC Bercy Charenton, Paris 12e
Opposition ferme et demande d’annulation de la décision
La décision de la Préfecture de Police de déplacer les usagers de crack du Nord de Paris dans le 12ème arrondissement, annoncée par voie de presse et de réseaux sociaux, alors même que le Conseil du 12eme arrondissement était réuni, démontre, une fois de plus, un mépris total de l’Etat pour élus locaux.
Créer des lieux consacrés à la consommation de drogue à ciel ouvert ne constitue en rien une solution :
–Cette décision ne permet pas de résoudre la souffrance des personnes enfermées dans l’engrenage de la toxicomanie. Le rôle des pouvoirs public est de les aider à se sevrer, à sortir de la spirale de la drogue et à se réinsérer dans la société.
-Cette décision détériore la tranquillité publique de quartiers entiers. A Paris, les zones prétendument éloignées n’existent pas. Habitants, commerçants, usagers de transports ou même simples passants sont nécessairement touchés par cette décision et la vie de leur quartier va se dégrader, notamment sur le plan de la sécurité.
Les Parisiens payent les conséquences des nombreuses passes d’armes entre la Préfecture de Police et la Ville de Paris et leur incapacité à faire le bilan des échecs du Plan Crack.
La Ville de Paris continue de proposer l’ouverture de salles de consommation à moindre risque auxquelles je suis opposée, car les toxicomanes ne doivent pas être accompagnés dans leur consommation mais doivent être aidés dans leur désintoxication.
Entre la création de salles de consommation proposée par la Ville de Paris et le transfert de campement décidé brutalement par l’Etat, je continuerai avec constance à demander la création de lieux de prise en charge globale c’est-à-dire médicale, sociale et psychiatrique des toxicomanes. Cela passe aussi par des mesures d’éloignement géographique et l’obligation de soins suivis, qui sont efficaces dans le cas des usagers de crack dont l’addiction est très forte.
Je m’oppose fermement à la décision de transfert du campement d’usagers de drogue dans le 12ème arrondissement de Paris et demande à la Préfecture de Police d’annuler sa décision.
Valérie MONTANDON
Conseillère de Paris ( XII)
Vice-Présidente du Groupe Changer Paris