par vm2017 | Mar 30, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
Le jardin d’agronomie tropicale est un lieu unique à Paris, aussi bien sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel. Il fut fondé en 1899 en tant que jardin d’essences exotiques provenant des colonies françaises d’Asie et d’Afrique, tel que les arbres à caoutchouc et les cacaoyers. Angkor était devenu une vitrine de l’empire français dans le cadre de l’exposition coloniale de 1907. Mais, voilà, plusieurs associations ont dénoncé, à juste titre, son état d’abandon et ont demandé la restauration du lieu. En effet, en dehors des pavillons d’Indochine et de Tunisie qui ont déjà été restaurés, le jardin souffre d’un entretien très aléatoire. Aussi, je vous rappelle que la Ville de Paris est propriétaire du site depuis 20 ans et qu’aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité sur sa remise en état global et sur la mise en valeur sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel, que j’ai déjà évoqué. Je vous rappelle l’importance de pérenniser et d’entretenir les jardins existants.
Nous vous demandons donc, à travers ce vœu, que la Ville de Paris présente un plan de réhabilitation et de mise en valeur des pavillons historiques particulièrement symboliques sur le plan mémoriel, ainsi que des serres du jardin d’agronomie tropicale.
par vm2017 | Mar 25, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
QUESTION À LA MAIRE DE PARIS – Séance des 22, 23, 24 et 25 mars 2022 de Valérie MONTANDON et des élus du groupe Changer Paris
Avec ses 995 hectares, le Bois de Vincennes est le plus grand espace vert parisien. Il est presque trois fois plus étendu que Central Park à New York et un peu plus vaste que le plus grand de Londres, Richmond Park. Ce lieu a connu plusieurs réaménagements d’ampleur au cours de sa longue histoire : au milieu du XVIIIème siècle, où sa surface boisée a été multipliée par dix, durant le Second Empire avec le réaménagement d’Adolphe Alphand ou après la Seconde Guerre mondiale avec la transformation des dernières emprises militaires. Comptant aujourd’hui près de 146 000 arbres, le Bois de Vincennes est classé au titre des sites naturels pittoresques depuis 1960.
C’est aussi un lieu majeur de détente et de pratique sportive. Ses multiples installations de loisirs, culturelles ou sportives, ses lacs ou tout simplement allées ombragées par des arbres plusieurs fois centenaires font le bonheur quotidien des Parisiens, des habitants des villes environnantes, des franciliens et même des visiteurs de passage.
Ses atouts sont donc incontestables et notre devoir – en tant qu’élus de Paris – est de préserver ce joyau naturel, historique et social de notre ville. Ces dernières semaines pourtant, 200 arbres anciens, durables et bonne santé ont été abattus afin de créer une « zone de reboisement » au grand étonnement des Parisiens et des médias. Alors que notre Conseil a voté en octobre dernier un plan avec un objectif de plantation de 170 000 arbres sur la mandature, vous continuez d’abattre des arbres sans aucun fondement scientifique. L’avis des experts est pourtant clair sur ce sujet : il faut tout d’abord prendre soin des arbres existants et les maintenir le plus longtemps possible, puis parallèlement et dans d’autres endroits, multiplier les plantations.
Un arbre c’est du temps long. C’est ce que prouve l’histoire pluriséculaire du Bois de Vincennes et de ces arbres que vous avez récemment abattus alors qu’ils avaient traversé les époques et l’Histoire de Paris. Les effets d’un arbre mature et coupé et ceux d’un jeune arbre tout juste planté ne sont pas les mêmes. Le taux de dépérissement des jeunes arbres est supérieur à 30%. Ainsi, une replantation va s’accompagner d’une longue et incertaine zone grise de 5 à 10 ans … dans laquelle l’arbre a une chance sur trois de devoir être replanté.
À ce titre, Valérie MONTANDON et les élus du groupe Changer Paris vous demandent :
quelles raisons véritablement valables (scientifiques notamment) vous ont poussé à choisir ce lieu plutôt qu’un autre et à abattre ces arbres afin d’établir cette « zone de reboisement » ?
par vm2017 | Fév 23, 2022 | Conseil de Paris Economie
Merci, Madame la Maire. J’avais déposé ce vœu en novembre dernier et c’est vrai que je l’avais retiré, parce que M. BLOCHE m’avait dit qu’un comité de suivi avait été mis en place, mais c’était avant de savoir que ce comité de suivi ne s’était réuni que deux fois, dans un cadre où il y avait simplement des présentations sans échanges, sans dialogue avec le rectorat, et surtout il n’y a pas de suivi.
Donc, vu que c’est une cause qui me tient à cœur, je me suis permise, pour accélérer les choses, de redéposer ce vœu. Je voulais vous dire, je l’avais précisé la dernière fois, que je ne voulais pas rouvrir le débat de fond sur Affelnet et sur l’utilisation de l’indice I.P.S., l’indice de position sociale.
Sur le fond, notre groupe a réitéré notre volonté de trouver un juste équilibre entre mixité sociale et méritocratie, car en effet, sur le système actuel, nous considérons que le mérite des élèves n’est pas assez pris en compte. Mais là encore, je ne souhaite pas rouvrir ce débat.
Le point sur lequel je focalise en ce moment, c’est sur le calcul de l’I.P.S. L’I.P.S. prend un tableau de pondération avec des points qui sont attribués selon les métiers des parents. Et là où cela ne va pas, c’est qu’à postes égaux, on retrouve des points différents entre les hommes et les femmes.
Dans cet hémicycle, je crois que nous nous retrouvons régulièrement et collectivement sur la lutte contre les différences entre les hommes et les femmes, et notamment pour une meilleure prise en compte et une égalité salariale entre les hommes et les femmes. Et là, nous utilisons un indice qui fait tout à fait le contraire.
Je ne vous prendrai que deux exemples dans la grille. Pour un chef d’entreprise de plus de 10 salariés, le nombre de points pour une mère subit une décote de quasiment 10 % par rapport à celui qu’il serait si jamais c’était un père.
Pareil, je prends deux extrêmes, entre chômeur et chômeuse, ils n’ont pas le même nombre de points. Là encore, une mère chômeuse subit une décote de 6 % par rapport à s’il s’agissait d’un père.
Si vous voulez continuer à utiliser une telle référence, sans rien dire, qui est contraire à toutes nos luttes communes, continuons, mais je ne suis pas d’accord. C’est donc pour cela que je vous demande de nouveau de saisir le ministère de l’Education, afin de demander une réforme d’Affelnet et de ne plus utiliser l’I.P.S. sous sa forme actuelle, qui est un indice sexiste.

par vm2017 | Fév 23, 2022 | Conseil de Paris Ecologie
Sur ce dossier, je ne sais pas à quoi jouent les Ecologistes. Pour rappel, il s’agit en effet d’un mur végétal qui est menacé, d’un mur végétal mais pas seulement, de toitures aussi, de nombreuses toitures qui sont laissées en friche et qui sont une véritable réserve pour les oiseaux ainsi qu’une réserve de biodiversité végétale.
Il est vrai que le devenir de ce projet immobilier dépend énormément des décisions juridictionnelles qui vont avoir lieu bientôt, et pour l’instant, les marges de manœuvre de la Ville de Paris ne sont pas très grandes, surtout qu’elle a laissé passer en 2017 la délivrance du permis de construire.
Quoi qu’il en soit, j’ai déposé une question orale au dernier conseil d’arrondissement pour savoir, justement, quelles étaient les marges de manœuvre et notamment si la Ville, dans le cadre du P.L.U. bioclimatique, avait l’intention de réserver cette parcelle pour un E.V.P. ou, du moins, pour un projet beaucoup moins dense et respectant cette oasis de verdure. Et je suis très étonnée du vœu des Ecologistes qui montre qu’il y a une marge de manœuvre qui est la préemption, qui n’avait pas été abordée jusqu’à présent. Je pensais honnêtement que le levier de la préemption était dépassé, puisque la délivrance du permis datait de 2017. Mais là où c’est beaucoup plus subtil, c’est que le vœu d’origine demandait la préemption, tout simplement, de cette oasis, et si c’est le cas, tant mieux, et puis, bien sûr, vous avez l’amendé moins de deux jours après pour totalement l’édulcorer, puisqu’il s’agit en effet d’étudier, voire de poursuivre l’étude éventuelle d’une préemption dans une commission…
En fait, on a l’impression que c’est le calendrier électoral qui vous fait réveiller sur ce sujet, mais pour l’instant, en effet, rien ne change ou, du moins, vous n’avez pas la volonté politique de le faire.
Retrouvez mon intervention en séance du Conseil de Paris en cliquant sur la vidéo ci dessous

par vm2017 | Fév 20, 2022 | Conseil de Paris Education et Culture
Mes chers collègues, les élus de l’opposition n’ont pas de visibilité, notamment dans les mairies d’opposition, sur les choix effectués puisque nous ne sommes pas conviés à la commission créée pour les concertations de sectorisation. C’est dommage, car cela nous permettrait d’avoir une vue d’ensemble. Cela dit, nous découvrons en effet vos choix en bloc lors des délibérations, mais nous avons heureusement le retour des parents d’élèves qui nous saisissent lorsque cela ne se passe pas bien.
Et il se trouve que pendant l’élaboration de la sectorisation dans le 12e arrondissement, il nous a été remonté que la concertation, en effet, avec les parents d’élèves a été loin d’être optimale. Pendant plusieurs années déjà, les associations indépendantes ont souvent déploré le fait de ne pas être associées, justement, aux échanges avec la mairie du 12e arrondissement et ont regretté que c’étaient simplement les associations d’envergure, celles qui avaient une envergure nationale qui étaient consultées. Mais aujourd’hui, ce que je constate, c’est que ce sentiment, celui de ne pas être écouté, se généralise aussi bien au niveau des associations indépendantes qu’au niveau des associations qui sont nationalement représentées, telles que la F.C.P.E.
Les parents d’élèves de l’école Lamoricière ont été en effet impactés par les choix de la nouvelle sectorisation. Ils se sont mobilisés, parce qu’ils regrettaient déjà le manque d’écoute et ils redoutaient que ces changements engendrent la création de doubles niveaux, ce qui serait compliqué en termes pédagogiques, puisque, vous le savez, cette école est un établissement classé K.P.( ?). Ces parents se sont fortement engagés pour le développement d’activités et de projets pédagogiques afin d’améliorer l’attractivité de leur établissement. Ils ont eu le sentiment que leurs efforts n’étaient pas accompagnés de l’écoute nécessaire, et, d’ailleurs, M. BONNET le disait aussi à juste titre, il vous disait, Madame la Maire du 12e, que la concertation n’avait pas été aboutie. Et je tiens à vous préciser qu’il y a une différence, et je crois que là, vous n’avez pas saisi la nuance, entre des réunions d’information, où c’est surtout dans un sens, où on informe le public qu’on a en face, et la concertation, où il y a des moments d’écoute, d’échange et des compromis. Et c’est là que le bât blesse.
Pour calmer la gronde locale des parents, les élus Paris en Commun ont déposé un vœu en conseil d’arrondissement qui demandait plus de moyens, notamment à l’Académie de Paris. Je crois que c’est à cela que vous avez fait référence tout à l’heure, Madame la Maire. Je ne peux pas le lire, c’est une véritable « tartine », il est très dense. On y trouve des actions renforcées, notamment dans les écoles classées K.P., des dotations horaires globales abondées, une liste à la Prévert. Mais ce vœu a été adopté, en plus, en conseil d’arrondissement du 12e et je voulais savoir pourquoi il n’était pas déposé en Conseil de Paris. Moi, je n’ai pas cette chance d’avoir des vœux adoptés en conseil d’arrondissement du 12e, même si je les porte en Conseil de Paris. Là, cela a été adopté en conseil d’arrondissement du 12e et je voulais savoir pourquoi vous n’avez pas marqué l’essai, puisque je vous rappelle qu’un conseil d’arrondissement a un rôle consultatif et que c’est au Conseil de Paris que les choses sont adoptées. Peut-être qu’il s’agit simplement d’un vœu d’affichage pour calmer la gronde des parents d’élèves au moment T du conseil d’arrondissement, mais je m’interroge sur le fait que vous n’ayez pas donné suite ici.
Il est évident que la sectorisation est un processus indispensable pour ajuster les changements démographiques dans les quartiers et compenser les effectifs. Mais le premier problème, c’est que la Ville de Paris, dans sa globalité, doit surtout pallier la baisse généralisée des effectifs d’écoliers, car ils étaient, je le rappelle, 6.000 de moins à la rentrée dernière, et que les Parisiens quittent Paris de façon continue depuis 10 ans. Et dans le quartier, bien sûr, cela a eu des conséquences qui se sont ressenties avec la fameuse fermeture de l’école Netter, qui, sous couvert de mauvais état, et j’en conviens, va être fermée définitivement. Je regrette d’ailleurs que les travaux de rénovation ne soient pas engagés avec une perspective de reprise après, et je m’interroge sur les choix précédents que vous avez faits. En effet, il faut savoir quand même qu’il y a eu des grands travaux de rénovation, notamment avec la cour oasis qui a coûté très cher en argent public, et c’est très récent. Je voulais donc savoir pourquoi on a engagé de telles rénovations pour, finalement, fermer une école. Cela fait beaucoup d’argent public englouti sans anticipation.
Concernant le vœu de Mme SIMONNET, nous voterons bien sûr favorablement le maintien de cette école et je regrette que la mairie du 12e n’ait pas beaucoup lutté pour conserver cette école, à part les élus du groupe Communiste, ce que je tiens à souligner.
Le deuxième sujet qui est mis en lumière dans les vœux rattachés à cette délibération, c’est la mixité sociale. Et là, je vous rejoins aussi, Monsieur BONNET, sur le constat qu’il y a des écoles où la mixité n’existe plus et que des parents qui jouent le jeu de laisser leurs enfants dans l’école publique se posent des questions, et elles sont, vous avez raison, légitimes. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous interroger : pourquoi il n’y a plus de mixité sociale dans les écoles ? Pourquoi on en est arrivé là ? C’est parce que, surtout, il n’y a plus de mixité sociale dans le parc de logements sociaux que vous gérez depuis plus de 20 ans. Si vous n’aviez pas exclu la classe moyenne dans les attributions de logements sociaux, si dans le parc social il y avait toutes les catégories sociales qui étaient représentées, les catégories plus défavorisées, les catégories moyennes, les catégories moyennes supérieures qui sont d’ailleurs éligibles aussi au logement social à Paris, eh bien cette mixité sociale dans le parc social, on la retrouverait aussi à l’école. Et l’école Lamoricière dont on parle aujourd’hui, vous savez très bien qu’elle est sur les Maréchaux avec, bien sûr, une proportion de logements sociaux très importante. Mais si on retrouvait la mixité sociale dans le logement social, on la retrouverait aussi à l’école !
