Accueil du Forum « Design Mode d’Emploi »

Accueil du Forum « Design Mode d’Emploi »

Les 27 et 28 mars 2023, la région Île-de-France a accueilli le Forum « Design Mode d’Emploi », un événement organisé par l’APCI en partenariat avec Lemens & Partners et l’Association Design Conseil (ADC). Ce rendez-vous s’adresse aux jeunes designers diplômés ainsi qu’aux étudiants en formation dans le domaine du design, dans le but de faciliter leur insertion professionnelle. L’événement s’articule autour de speed-dating avec les acteurs du recrutement en design, d’ateliers, et de tables rondes, telles que la conférence « Éco-conception, démarches RSE et responsabilité des designers ».

L’un des plus grands défis des designers est de démontrer les atouts du design lorsqu’il est intégré en amont de tout projet. Le design est un véritable catalyseur de création de valeur dans la conception de biens et de services, permettant des gains de temps et d’énergie grâce à une meilleure anticipation. Le design est surtout un facteur d’innovation responsable, véritable levier pour répondre aux défis de notre époque, notamment aux enjeux environnementaux.

À la région Île-de-France, nous en sommes convaincus depuis longtemps. Sous l’impulsion de sa Présidente, Valérie Pécresse, nous avons été la première région à adopter une stratégie régionale en faveur du design dès 2017. Depuis, nous ne cessons de développer des dispositifs pour accompagner les entreprises dans leur innovation par le design, à travers plusieurs outils et initiatives :

  • La Région Île-de-France a développé une plateforme gratuite, www.lehubdudesign.com, qui met en relation entreprises et designers, et propose de nombreuses informations telles que des financements pour le design, des offres d’emploi et de stages, des témoignages, des retours d’expérience, des actualités, etc.
  • La Région finance les dépenses liées au design pour innover, notamment avec la gamme « UP » et les appels à projets pour la création de Tiers-Lieux.
  • La Région a participé au financement de nombreux événements et projets, tels que :
    • La création d’un Open Design Lab dans les locaux de CY École de Design, permettant aux entreprises d’accéder aux outils et méthodologies du design, en étant accompagnées par des designers et en disposant d’un parc machines.
    • Le programme d’accompagnement « Poc in Labs » porté par le Design Spot de l’Université Paris-Saclay, pour injecter du design dans les inventions issues des laboratoires du plateau de Saclay, jusqu’à la création d’entreprises.
    • France Design Week, un événement annuel incontournable de valorisation du design.

La Région a co-créé le Campus d’Excellence des métiers de la mode, des métiers d’art et du design « MO.MADe » à la Manufacture des Gobelins, avec pour objectif d’assurer l’évolution et l’adéquation des formations aux besoins du marché, de promouvoir les formations, y compris à l’étranger, et de répondre aux métiers en tension.

Enfin, notre collectivité a également décidé d’intégrer la démarche design au sein de ses propres compétences et services : elle accueille depuis deux ans des étudiants en design social et en design de politiques publiques pour travailler sur des problématiques franciliennes et sensibiliser les agents à cette méthodologie. La Région a recruté des designers pour mettre en place une méthodologie de design centrée sur l’utilisateur et intégrer les Franciliens dans la conception des projets et des politiques de la Région.

En parallèle de sa stratégie régionale en faveur du design, la région Île-de-France a adopté en septembre 2020 une stratégie régionale en faveur de l’économie circulaire (SREC), s’engageant ainsi à passer d’ici 2030 d’un modèle de consommation linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) à un modèle circulaire dans tous les secteurs de son économie.

La région Île-de-France se tient aux côtés des designers pour façonner le monde de demain.

Feu vert pour la réhabilitation de Paul Valery

Feu vert pour la réhabilitation de Paul Valery

Madame la Maire.

Mes chers collègues, aujourd’hui la modification du P.L.U. donne le feu vert aux travaux de la cité scolaire Paul Valery et nous nous en réjouissons. Cette modification du P.L.U. traduit aussi la forte ambition de la Région sur la rénovation de cette cité scolaire en matière environnementale. Je remercie d’ailleurs tous les intervenants précédents qui l’ont rappelé.

En effet, nous avons mis des objectifs en matière environnementale qui sont très hauts. C’est pour cela qu’aujourd’hui ce P.L.U. traduit la préservation des espaces verts : il y a actuellement 53 arbres et il y aura à la fin du projet 197 arbres sur cet espace vert revalorisé. Cet espace vert va être en plus ouvert pas simplement à la communauté éducative et aux élèves, mais aussi à l’ensemble des Parisiens, bien sûr en dehors des temps scolaires. Nous pourrons donc nous réjouir que ce soit inscrit noir sur blanc.

Ce P.L.U. traduit aussi la forte ambition que nous avons eue sur la rénovation en choisissant de réhabiliter le bâtiment existant. En effet, dans le projet antérieur, il devait être rasé et reconstruit, mais nous avons fait le choix de conserver le bâtiment, parce que nous pensons que toutes les régénérations urbaines permettent d’avoir des économies d’énergie, de matériaux et c’est encore dans un souci écologique que nous avons fait ce choix.

Vous avez mentionné le campus de l’intelligence artificielle. Il est vrai que cette rénovation s’inscrit dans un campus et un projet beaucoup plus large, en partenariat avec l’Etat et qui consiste à faire le premier campus de l’intelligence artificielle.

Cela va permettre d’ouvrir aussi un collège et un lycée qui, je vous le rappelle, resteront des lycées généraux avec un programme tout à fait classique, tel que tous les autres lycées et collèges parisiens ou même nationaux, mais avec cette touche en plus, c’est-à-dire une ouverture vers le monde de l’entreprise, le marché du travail et les métiers de demain.

Vous le savez, l’I.A. va faire une révolution qu’il faut prendre en compte. Cela permettra aussi bien à la communauté éducative qui le veut et aux habitants, puisqu’à terme ces équipements seront aussi ouverts aux Parisiens, de se familiariser, de poser des questions sur les nouveaux métiers ou sur l’I.A., toujours en lien avec l’éducation.

Je tenais aussi à vous rassurer, parce que regardez ce que nous avons réussi à faire de ce projet de rénovation que vous avez tous salué en termes de qualité environnementale. Sur le tiers-lieu, c’est pareil, il y aura de la concertation et un esprit d’ouverture et de modularité.

Et c’est là où je voudrais vous rassurer, Monsieur BONNET-OULALDJ. J’ai entendu vos demandes en termes d’équipements sportifs. Comme vous avez pu le constater, nous avons dû faire des arbitrages, parce que nous sommes bien sûr limités en foncier : c’étaient soit des espaces verts, soit des équipements sportifs. Nous avons, en effet, choisi de sanctuariser et valoriser les espaces verts, mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas attentifs aux demandes d’équipements sportifs. Et l’arena que vous avez mentionnée ne sera pas simplement destinée à des robots, elle aura aussi une modularité permettant aux enfants d’avoir une cour de récréation et même de faire des activités sportives.

Je tenais aussi à vous rassurer sur la demande de salle polyvalente parce qu’elle est prévue sur le tiers-lieu, même si la programmation n’est pas encore arrêtée ni définie. En tout cas, nous avons pour intention de faire une salle polyvalente et nous étudierons bien sûr toutes les modularités possibles pour qu’il y ait des activités sportives en ces lieux.

Je voudrais rappeler que cet ensemble scolaire est entouré de nombreux équipements, en faisant notamment référence au stade Alain Mimoun, et que la cité scolaire Paul Valéry n’a pas vocation à compenser toutes les défaillances de la Ville en matière sportive. J’attends encore, tout comme mes collègues, le Plan d’investissement de la mandature que vous n’avez toujours pas fait au bout de deux ans et qui pourrait justement nous donner toute la volonté politique de la Ville en matière d’équipements sportifs. Mais là encore, je le dis, nous n’avons pas vocation à compenser cela.

Je vous invite donc vraiment à retirer votre amendement parce qu’il mettrait du retard. Déjà, dans votre amendement, vous dites qu’il n’y a pas eu de concertation, mais il y a eu des concertations tout le long avec les services, des concertations ouvertes au public, à la communauté éducative. Donc, il y a eu concertation. J’espère vous avoir au moins rassuré aujourd’hui sur les points que j’ai évoqués, car votre amendement n’aurait pour conséquence que de retarder un projet qui est attendu par la communauté éducative depuis très longtemps.

Voilà, mes chers collègues, je me réjouis que l’on puisse voter cette modification de P.L.U. qui permet de revenir sur les anciennes modifications qui allaient vers un projet beaucoup plus dense. Là, nous avons réussi à remettre tout à plat sur un projet de grande qualité environnementale. J’espère, en effet, que rien ne viendra retarder sa mise en place.

Je remercie Emmanuel GRÉGOIRE et toute la Direction de l’Urbanisme pour avoir fait cette délibération qui nous permet de ne pas attendre l’élaboration du futur P.L.U. bioclimatique et donc d’avancer plus vite, pour pouvoir faire les travaux plus vite et offrir ce nouvel espace à la communauté éducative et aux Parisiens dans un délai le plus rapide possible.

Merci.

Mieux protéger les arbres

Mieux protéger les arbres

La Ville de Paris dispose d’un patrimoine arboré d’environ 500.000 arbres. Je crois qu’une évidence nous rassemble tous, c’est celle de dire que la végétalisation joue un rôle thermorégulateur en milieu urbain, et que les espaces verts participent à la politique d’atténuation face au changement climatique et permet de lutter contre les îlots de chaleur urbains.

Je voulais attirer l’attention de notre Assemblée. Nous discutons souvent sur la qualité des arbres, sur leur caractère remarquable ou pas, et il se trouve que des travaux ont été réalisés par les baromètres de l’arbre, notamment l’association « Plante & Cité », ainsi que le Conseil de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement. Ces travaux sont très intéressants et je voulais attirer l’attention de notre Assemblée sur ce baromètre qui est accessible librement et gratuitement sur le site Internet.

L’intérêt de ce dispositif est qu’il permet à la fois d’évaluer la valeur intégrale d’un arbre, en prenant en compte ses caractéristiques, notamment écologiques et environnementales, et ses protections réglementaires, mais aussi de fournir des données fiables pour protéger les arbres, sensibiliser à leur présence et savoir quoi faire en cas de dégradation.

Le système actuel en vigueur à la Ville de Paris pour déterminer la valeur d’un arbre ne prend pas suffisamment en compte l’aspect remarquable de certains spécimens. Il a une fonction purement technique, sans vocation de sensibilisation à l’entière population, contrairement justement au Barème de l’Arbre.

C’est pourquoi nous demandons que la Ville de Paris approuve et mette en pratique, dans ses activités et sur son territoire, le barème d’évaluation des arbres disponible sur le site Internet dédié, et que soit aussi mises en place les dispositions proposées par les promoteurs du Barème de l’Arbre, pour sensibiliser à la présence des arbres et se prémunir face aux dégradations qu’ils pourraient subir.

Crack à Paris

Crack à Paris

Le 24 septembre 2021, les consommateurs de crack parisiens étaient déplacés à la Porte de la Villette. Les riverains de ce quartier et plus largement les habitants du Nord Est-Parisien se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

Les Parisiens payent les conséquences des nombreuses passes d’armes entre la Préfecture de Police et la Ville de Paris et leur incapacité à collaborer dans le cadre du Plan Crack.

 Ce plan adopté en 2016, par la Ville de Paris, la Préfecture de Police de Paris, l’ARS et la Préfecture de Région d’Ile-de-France avaient pour mission de sortir les usagers de crack de la rue. Ce plan était ambitieux, avec un budget initial de 9 millions d’euros, ayant en réalité dérapé à plus de 25 millions d’euros, comme l’a dénoncé la Cours des Comptes en décembre 2021. Ce plan était caractérisé par une absence de volet répressif ainsi que l’absence de prise en charge globale des consommateurs de crack.

 La Ville de Paris continue de proposer l’ouverture de salles de consommation à moindre risque auxquelles nous sommes opposées, car les toxicomanes ne doivent pas être accompagnés dans leur consommation mais doivent être aidés dans leur désintoxication.
Le rôle des pouvoirs public est de les aider à se sevrer, à sortir de la spirale de la drogue et à se réinsérer dans la société.

Avec le groupe Changer Paris, nous avons proposé avec constance et régularité :

-l’abandon des Haltes Soins Addictions (HSA) appelées aussi Salles de Shoot, qui accompagnent la consommation de drogue.

-la création de lieux de prise en charge globale, c’est-à-dire médicale, sociale et psychiatrique des toxicomanes.

– La mise en place d’une politique de répression sévère à l’encontre des dealers, et notamment ceux en situation irrégulière.

– des mesures d’éloignement géographique et l’obligation de soins suivis, qui sont efficaces dans le cas des usagers de crack dont l’addiction est très forte.

Retrouvez nos propositions et mes interventions :

Un rapport de la CRC inspirant

Un rapport de la CRC inspirant

Dans la continuité des échanges que nous venons d’avoir pendant ce Conseil, il est vrai que le rapport de la Chambre régionale des comptes relatif à la ZAC Rive Gauche, met la lumière et accentue le fait que le territoire de Bercy-Charenton correspond aux orientations de la Métropole du Grand Paris.

L’une des préconisations est la reconnaissance de l’intérêt métropolitain pour cette ZAC. Il était pour moi important de le rappeler. De rappeler également que la Métropole du Grand Paris s’est toujours engagée, lorsqu’elle soutient des ZAC, lorsqu’elle s’implique dans des ZAC, à respecter le choix programmatique des communes. Elle est là, bien sûr, aussi bien en soutien financier qu’en expertise. C’était aussi l’occasion pour moi, puisque, tout à l’heure, le temps m’a manqué lorsque l’on a évoqué la ZAC de Bercy-Charenton, de faire un parallèle entre Paris Rive Gauche et la ZAC Bercy-Charenton en ce qui concerne les couvertures qui ont été réalisées sur le réseau ferré.

Lancé en 1991 par Jacques Chirac, le quartier Paris Rive Gauche, qui se structure entre la gare d’Austerlitz, la Bibliothèque François-Mitterrand et les boulevards des Maréchaux, a démontré que construire en recouvrant les voies de chemin de fer était possible et pouvait donner naissance à un quartier aux qualités urbaines avérées. Bien sûr, il y a des coûts et des délais, mais Jacques Chirac avait de l’ambition pour Paris, et il l’a fait. Ce projet ambitieux a montré une qualité de cadre de vie.

Effacer les infrastructures ferroviaires devrait être une exigence en forme d’évidence. L’Atelier Parisien d’Urbanisme – l’APUR – en 2008, avait fait une série d’études concernant l’avenir du site complexe de Bercy-Charenton, qu’elle qualifiait d’ailleurs de « chaînon manquant » entre Paris et les communes le long de la Seine en amont. L’APUR proposait de réaliser une couverture intégrale des voies de chemin de fer, seul moyen de mettre fin à l’enclavement du quartier Cour-Saint-Emilion et de créer le lien avec Charenton-le-Pont. Un choix ambitieux, exigeant et bon sens qui permettrait de créer plus de 1 million de mètres carrés. Les enjeux sont multiples. En effet, il s’agit à la fois de recoudre les quartiers sud-est du 12e arrondissement et de donner aux habitants du quartier Picpus un accès au parc de Bercy et à la Seine.

Aujourd’hui, je voulais alerter, en faisant ce parallèle avec la Rive Gauche, sur le fait que le programme prévu par la Ville sur Bercy-Charenton consiste à ne construire que sur les emprises en pleine terre rapidement libérables. Du fait des différents niveaux asymétriques de référence dans le secteur, ce schéma obère la capacité ultérieure de réaliser des couvertures du faisceau ferroviaire. Il s’agit donc d’un choix largement irréversible et lourd de conséquences.

Aujourd’hui, nous observons et analysons le rapport de la Chambre régionale des comptes. Je voulais vraiment alerter sur le fait que ce que nous nous apprêtons à faire à Bercy-Charenton, nous ne pourrons pas faire ce qui a été fait en termes de couverture du réseau ferré dans Paris Rive Gauche.

Je voulais aussi ajouter, au nom de mes collègues Jean-Baptiste OLIVIER et Anne BIRABEN, que la programmation de la ZAC Rive Gauche a changé, surtout à partir de 2001. La Ville a augmenté petit à petit la part de logements sociaux et a déséquilibré en partie l’équilibre financier. Comment cela se traduit-il aujourd’hui ? Les conséquences sont un projet très dense, trop dense, qui, justement, se densifie d’année en année, à l’encontre de l’attente des riverains – notamment sur la gare d’Austerlitz – et des enjeux climatiques. J’attire votre attention sur le fait de continuer à retravailler sur cette partie de la ZAC qui n’est pas achevée, sur la gare d’Austerlitz, pour avoir un projet qui soit en adéquation avec le P.L.U. bioclimatique que nous nous apprêtons à élaborer et en attente avec les attentes des riverains.