nous avons toujours défendu que le site de la gare de Bercy n’était pas du tout adapté au trafic actuel. Le parc de Bercy est devenu un hall de gare, ce n’était pas sa vocation, avec toutes les nuisances que cela implique, puisque les pelouses sont dévastées. Bien sûr, tout le site manque cruellement d’entretien, que ce soit au niveau de l’insalubrité des toilettes ou encore de l’ensemble du nettoyage, avec les nombreux graffitis qui s’y trouvent et la salle d’attente, qui n’est pas du tout adaptée.
La Ville de Paris a demandé aux compagnies, aux opérateurs, de déménager de la porte Maillot pour atterrir dans le quartier de Bercy, mais c’est vrai qu’il n’y avait eu jamais une étude d’impact pour anticiper les flux que cela allait engendrer. C’est pour cela que, dans un premier temps, nous vous demandons que l’Inspection générale enquête sur la gestion du parc de stationnement Bercy-Seine par la S.A.E.M.E.S., notamment sur les missions de maintenance et de nettoyage pour savoir exactement quelles compétences sont déployées entre les trois parties.
Aussi, puisque vous avez annoncé, Monsieur le Premier adjoint, que la gare serait fermée après les Jeux Olympiques, « quid » de ce qu’il va se passer avant et pendant les Jeux Olympiques ? Il y aura un afflux de touristes et d’usagers encore plus important, et des mesures doivent être prises pour permettre l’accueil de tous ces touristes, mais aussi pour garantir une amélioration de la situation cette année pour les riverains. Dans ce cadre, nous vous demandons que la Ville de Paris, la S.A.E.M.E.S. et les compagnies d’autocar présentes à Bercy, c’est-à-dire Flexibus et BlaBlaBus, concluent une convention tripartite définissant le rôle de chacune des parties dans l’amélioration et dans l’entretien de la gare routière dans la perspective de l’accueil des visiteurs pour les Jeux Olympiques.
J’ai envie d’ajouter, Monsieur le Premier adjoint, que votre annonce n’est pas une fin en soi, puisque se pose la question de l’avenir pour les bus longue distance à Paris. Paris sera-t-elle la seule capitale d’Europe à ne pas proposer des voyages en bus ? Ils permettent, je le rappelle, de voyager à des prix abordables pour de nombreux usagers.
Mes chers collègues, Madame la Représentante de M. le Préfet, je souhaite vous alerter sur l’absence de plan de mobilité global dans le 12e arrondissement de Paris. Les aménagements de voirie sont fréquemment modifiés sans une vision globale, sans prendre en compte les conséquences sur les flux de trafic et les engorgements qui en résultent dans nos rues.
Je tiens à souligner que les élus du groupe Changer Paris du 12e arrondissement reconnaissent l’importance de limiter la place de la voiture pour un partage équilibré de l’espace public. Cependant, nous envisageons cette réduction de manière équilibrée, cohérente et pragmatique. Le souci, dans le 12e arrondissement, c’est que les aménagements actuels semblent uniquement motivés par une idéologie anti-voiture sans discernement, négligeant ceux qui n’ont pas d’alternative, que ce soient les personnes à mobilité ou à autonomie réduite, les familles ou les commerçants et les artisans.
Les conséquences de ces changements se ressentent dans certains quartiers, avec une augmentation du trafic, des embouteillages, des conflits d’usage qui nuisent à la qualité de vie des résidents. Ces préoccupations sont également partagées par le conseil de quartier qui, je cite, « demande que les évaluations soient faites des modifications de circulation après adaptation des usages avant d’entreprendre de nouveaux aménagements ». Un nouveau plan de circulation affectant directement le quartier semble avoir déjà été élaboré en secret par les services.
Je tiens particulièrement à souligner les problèmes d’accès aux différents hôpitaux du 12e arrondissement, tels que Saint-Antoine, les Quinze-Vingts ou encore l’hôpital Rothschild. Même si de nombreuses rues concernées ne relèvent pas directement des compétences de la Préfecture, je tiens à préciser que l’accumulation, et j’insiste sur ces termes, l’accumulation et la multiplicité des modifications sur les axes secondaires affectent l’ensemble du réseau, y compris les grands axes sous la responsabilité préfectorale.
Ce sont pour toutes ces raisons, Madame la Représentante du Préfet, que nous vous sollicitons pour émettre un avis sur les aménagements de circulation sur les voies secondaires qui ont un impact direct sur les axes essentiels qui relèvent de votre compétence, décider le cas de la mise en place d’un plan de circulation à l’échelle du 12e arrondissement qui s’appuierait sur une étude d’impact global et qui assurerait des aménagements harmonieux ainsi qu’une pacification de la circulation, tout en favorisant un partage équilibré des espaces.
Les bois de Boulogne et de Vincennes sont de véritables réservoirs de biodiversité uniques au cœur de notre Ville et offrent aussi un lieu de détente, un havre de paix pour les riverains, pour les Parisiens, ainsi que les habitants des communes riveraines. Ces deux sites sont riches en termes d’usage, de patrimoine et aussi bien sûr de biodiversité. Ils représentent à eux deux l’équivalent de 5,5 fois Central Park, qui, vous le savez, est un espace vert iconique à New-York.
Nous venons d’achever une M.I.E., « Paris à 50 degrés », et il nous paraissait naturel et pertinent de proposer à notre instance une nouvelle mission d’information et d’évaluation qui se concentre sur les deux poumons verts de Paris.
Face à l’urgence climatique, les bois doivent faire partie intégrante de la vie des Parisiens, mais doivent aussi devenir des éléments clés de la réponse de la Ville face aux enjeux environnementaux. De nombreuses thématiques sont à explorer, que ce soit la préservation de la biodiversité, la gestion des espaces, l’évolution des usages, les pratiques sportives, les lieux de détente et les événements culturels, la sécurité des usagers, la lutte contre les trafics, l’accessibilité et bien sûr la collaboration avec des communes riveraines, qui, vous le savez, sont très demandeuses de participer à la gouvernance du bois de Vincennes et de Boulogne. C’est donc un audit général que nous voulons entreprendre afin d’évaluer les moyens et la stratégie de la Ville mise en œuvre pour protéger les bois et pour les rendre aux Parisiens.
Si un cadre existe déjà pour la gestion et la préservation de ces bois, qui sont matérialisés par diverses réglementations, que ce soient les conventions, les chartes, le plan arboricole, le plan Climat qui les compose, le débat sur les différents usages et la valorisation de la nature qui les compose est de plus en plus vif. Vous le savez. Les questions posées sont toujours nombreuses et précises. Elles mobilisent de plus en plus d’acteurs civils, scientifiques et institutionnels à la fois dans des réunions, des manifestations, mais aussi des pétitions, comme on a pu le voir récemment concernant le bois de Vincennes.
La M.I.E. sollicitera les acteurs impliqués dans la vie quotidienne des deux bois, les communes riveraines, je l’ai dit, mais aussi des experts externes et pourra s’appuyer sur l’expérience d’autres métropoles internationales disposant de vastes espaces boisés pour s’inspirer des bonnes pratiques. Ces réflexions auront pour objectif de faire émerger des propositions efficaces pour assurer de façon pérenne la vocation des bois d’être des espaces naturels, mais aussi des espaces de vie pour les Parisiens, pour les habitants des communes riveraines et plus largement aussi pour les Franciliens.
Il est urgent, mes chers collègues, de préserver nos bois urbains, qui sont nos véritables poumons verts de Paris.
Retrouvez mon intervention en séance du Conseil régional pour défendre le Nouvel Plan Air.
Madame la Présidente, Monsieur le Vice-Président,
Monsieur le Délégué spécial, Mes chers collègues,
Inspirez profondément…Expirez…et accordez moi toute l’attention que mérite cet innovant Plan Nouvel Air, à la fois ambitieux et pionnier sur la question de la pollution !
Avant toute chose, permettez-moi d’abord de souligner et partager avec vous une information porteuse d’espoir : l’amélioration incontestable de la qualité de l’air en Ile-de-France au cours de ces 10 dernières années. Le nombre de décès lié à l’exposition aux particuliers fines a baissé de 40% entre 2010 et 2019, selon les dernières estimations. Soit un total de 4 000 décès évités et un gain d’espérance de vie de 8 mois en moyenne par francilien !
Respirer fait partie de nos automatismes quotidiens. C’est justement pour cette raison que l’air que nous respirons doit occuper toutes nos réflexions et discussions.
Mes chers collègues, nous pouvons nous féliciter de ces très bons résultats auxquels notre plan « Changeons d’air », voté dès 2016 au début de la précédente mandature, a largement contribué. Dès notre arrivée à la tête de la Région Ile-de-France, nous avons adopté, sous l’impulsion de notre Présidente Valérie Pécresse tout une série de dispositifs novateurs, si indispensables à l’amélioration de la qualité de l’air francilien…et pourtant si délaissés par nos prédécesseurs ! Des dispositifs pourtant emblématiques tels que :
Les investissements massifs pour des transports plus propres et décarboné. Je pense notamment a l’arrêt des commande de bus Diesel que nos prédécesseurs continuaient de programmer, au remplacement des bus diesel par des bus GNV ou hybride et à l’adaptation des dépôts à l’électrique ou au biogaz.
Les expérimentations dans les stations de métro et de RER ;
Le déploiement du fonds Air-Bois ;
Les aides à l’achat de véhicules propre ;
Sans oublier le soutien à l’innovation et à la recherche.
Des dispositifs qui ont porté leurs fruits ! Alors évidemment, pas question de nous arrêter en si bon chemin : ce Plan air que nous nous apprêtons à voter est la preuve d’une politique responsable et volontariste. Vous l’avez rappelé, cher Olivier, cher Yann, la Région Île-de-France se fixe désormais un nouveau cap pour 2022 – 2027 à travers ce plan Nouvel AIR.
En tant qu’élu de terrain, je souhaite saluer la place donnée aux collectivités dans la mise en œuvre de ces nouvelles mesures. Elle est fondamentale et irrigue chacune des 8 grandes actions prévues.
Concrètement, c’est un véritable travail main dans la main qui nous est proposé grâce à la création du « réseau R » dont l’objectif est d’associer étroitement les collectivités et leur fournir une boîte à outils pour qu’elles puissent aisément se saisir de tous les soutiens régionaux mis à leur disposition.
Au travers de ce réseau, les collectivités pourront également partager de l’information, des expériences et rencontrer l’ensemble des acteurs susceptibles de les aider. Outre cette mise en commun fondamentale, ce Plan apporte des réponses locales concrètes à des difficultés du quotidien. Je pense notamment aux pollens qui empoisonnent la vie de nombreux Franciliens en créant des réactions allergiques, dont la prévalence a augmenté au cours des 20 dernières années. On estime en effet qu’aujourd’hui en France, 20 % des enfants à partir de 9 ans et 30 % des adultes seraient concernés ! Là encore, la Région est pionnière puisqu’elle a décidé de mettre en place un réseau de capteurs capable d’identifier en temps réel les pollens présents dans l’air. Cette surveillance permettra en outre d’aider les personnes sensibles à limiter leurs expositions et diminuer ainsi l’impact sanitaire de ce qui, pour certains, se transforme en un véritable fléau. Une première expérimentation sur des capteurs de pollens en temps réel est d’ailleurs déjà menée par Airparif et financée par la Région. Notre collectivité est la première à s’engager de la sorte et nous pouvons nous en réjouir !
Vous l’aurez compris, l’écologie en actes, c’est incontestablement bien nous qui la portons, très loin des slogans et autres effets de manche ! Alors aujourd’hui plus que jamais, mes chers collègues, saisissons-nous de ce plan ! Faisons de la lutte contre la pollution une priorité !
Depuis le lancement du projet de réaménagement de la place Daumesnil, les habitants et les usagers sont inquiets ; ils sont inquiets du projet de la configuration que vous avez présenté, et ils sont aussi inquiets de la concertation, ou devrais-je dire de la pseudo-concertation que vous menez.
Je rappellerai à notre hémicycle, lorsque la concertation a été lancée, qu’elle a été lancée sur un seul scénario, ce qui est assez limité lorsqu’on prétend vouloir faire de la concertation. Si vous aviez mené des réunions très ouvertes, très publiques, je mentionnerais par exemple la réunion de restitution de la concertation, la première réunion de restitution, qui était dans un nombre limité par rapport à la jauge de la mairie, mais tout de même. Vous n’avez même pas fait de retransmission en direct, alors que ce sont quand même des procédés qui, aujourd’hui, sont à développer. Beaucoup de gens n’ont pas pu s’exprimer, pendant la concertation ou lors de la restitution.
Si vous aviez mené cette concertation, de façon plus objective, vous auriez vu que les habitants et les usagers avaient des préoccupations quant à un partage mieux équilibré, entre les différents usages, soit à la sécurité des piétons, surtout en remettant les piétons au cœur du système, à une fluidité des transports en commun, à une protection du patrimoine ou encore qu’ils étaient très attachés au maintien du marché, à sa localisation et à sa fréquence.
Vous auriez vu qu’ils sont prêts et qu’ils veulent un réaménagement. Ils ne sont pas butés au statu quo. Au contraire, ils veulent un réaménagement sur le modèle de la place Nation, c’est-à-dire avec un agrandissement de l’îlot central, avec un accès facilité à la place, avec la conservation du sens giratoire et la végétalisation.
Je vous rappelle, même si cela est douloureux, dans le programme de campagne du deuxième tour de M. GRÉGOIRE, boité à l’ensemble des habitants du 12e, qu’il était marqué noir sur blanc – je le dis parce qu’au Conseil d’arrondissement, on a essayé de me faire croire que ce n’était pas vraiment cela – qu’un réaménagement de la place Félix Éboué était sur le modèle de la place Nation. Nous la réaménagerons au profit des piétons et des modalités douces. Nous la végétalisons pour en faire un vrai lieu de vie.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de bien vouloir mener une étude du réaménagement de la place Daumesnil, sur le modèle de la configuration de la place Nation. Je vous remercie.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.