Jardin d’agronomie tropical

Jardin d’agronomie tropical

Le jardin d’agronomie tropicale est un lieu unique à Paris, aussi bien sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel. Il fut fondé en 1899 en tant que jardin d’essences exotiques provenant des colonies françaises d’Asie et d’Afrique, tel que les arbres à caoutchouc et les cacaoyers. Angkor était devenu une vitrine de l’empire français dans le cadre de l’exposition coloniale de 1907. Mais, voilà, plusieurs associations ont dénoncé, à juste titre, son état d’abandon et ont demandé la restauration du lieu. En effet, en dehors des pavillons d’Indochine et de Tunisie qui ont déjà été restaurés, le jardin souffre d’un entretien très aléatoire. Aussi, je vous rappelle que la Ville de Paris est propriétaire du site depuis 20 ans et qu’aujourd’hui, nous n’avons aucune visibilité sur sa remise en état global et sur la mise en valeur sur le plan patrimonial, environnemental et mémoriel, que j’ai déjà évoqué. Je vous rappelle l’importance de pérenniser et d’entretenir les jardins existants.

Nous vous demandons donc, à travers ce vœu, que la Ville de Paris présente un plan de réhabilitation et de mise en valeur des pavillons historiques particulièrement symboliques sur le plan mémoriel, ainsi que des serres du jardin d’agronomie tropicale.

Question à la Maire de Paris relative à l’abattage de 200 arbres dans le Bois de Vincennes.

QUESTION À LA MAIRE DE PARIS – Séance des 22, 23, 24 et 25 mars 2022  de Valérie MONTANDON et des élus du groupe Changer Paris

 Avec ses 995 hectares, le Bois de Vincennes est le plus grand espace vert parisien. Il est presque trois fois plus étendu que Central Park à New York et un peu plus vaste que le plus grand de Londres, Richmond Park. Ce lieu a connu plusieurs réaménagements d’ampleur au cours de sa longue histoire : au milieu du XVIIIème siècle, où sa surface boisée a été multipliée par dix, durant le Second Empire avec le réaménagement d’Adolphe Alphand ou après la Seconde Guerre mondiale avec la transformation des dernières emprises militaires. Comptant aujourd’hui près de 146 000 arbres, le Bois de Vincennes est classé au titre des sites naturels pittoresques depuis 1960.

C’est aussi un lieu majeur de détente et de pratique sportive. Ses multiples installations de loisirs, culturelles ou sportives, ses lacs ou tout simplement allées ombragées par des arbres plusieurs fois centenaires font le bonheur quotidien des Parisiens, des habitants des villes environnantes, des franciliens et même des visiteurs de passage.

Ses atouts sont donc incontestables et notre devoir – en tant qu’élus de Paris – est de préserver ce joyau naturel, historique et social de notre ville. Ces dernières semaines pourtant, 200 arbres anciens, durables et bonne santé ont été abattus afin de créer une « zone de reboisement » au grand étonnement des Parisiens et des médias. Alors que notre Conseil a voté en octobre dernier un plan avec un objectif de plantation de 170 000 arbres sur la mandature, vous continuez d’abattre des arbres sans aucun fondement scientifique. L’avis des experts est pourtant clair sur ce sujet : il faut tout d’abord prendre soin des arbres existants et les maintenir le plus longtemps possible, puis parallèlement et dans d’autres endroits, multiplier les plantations.

Un arbre c’est du temps long. C’est ce que prouve l’histoire pluriséculaire du Bois de Vincennes et de ces arbres que vous avez récemment abattus alors qu’ils avaient traversé les époques et l’Histoire de Paris. Les effets d’un arbre mature et coupé et ceux d’un jeune arbre tout juste planté ne sont pas les mêmes. Le taux de dépérissement des jeunes arbres est supérieur à 30%. Ainsi, une replantation va s’accompagner d’une longue et incertaine zone grise de 5 à 10 ans … dans laquelle l’arbre a une chance sur trois de devoir être replanté.

À ce titre, Valérie MONTANDON et les élus du groupe Changer Paris vous demandent :

quelles raisons véritablement valables (scientifiques notamment) vous ont poussé à choisir ce lieu plutôt qu’un autre et à abattre ces arbres afin d’établir cette « zone de reboisement » ?

Audit du Bois de Vincennes

Audit du Bois de Vincennes

De nombreux textes régissent le Bois de Vincennes : la Charte d’aménagement du Bois de Vincennes, le Plan Arboricole, le Plan Biodiversité, ainsi que bientôt le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique. Mais aucune évaluation sur la gestion du Bois de Vincennes et le respect des normes environnementales n’est conduite et ce malgré nos multiples demandes.

Nous ne disposons que du rapport de la Chambre régionale des Comptes ( CRC) qui souligne plusieurs manquements sur la gestion du Bois de Boulogne et de Vincennes, notamment la mis en évidence des études parfois trop lacunaires sur des dossiers des concessions des Bois en particulier sur l’évaluation et le suivi des travaux annoncés par les titulaires.

A chaque nouvelle délibération relative à une convention d’occupation dans le Bois, le conseil d’arrondissement devient le théâtre d’un débat spontané sur la gestion du Bois. Il est ainsi nécessaire d’instaurer un véritable débat au sein du conseil d’arrondissement mais aussi au Conseil de Paris sur la gestion du Bois de Vincennes, et cela grâce à la mise en place d’un audit indépendant pour évaluer la conformité de la gestion du Bois avec les engagements écologiques de la Ville. Nous demandons également que le résultat de cet audit soit présenté et débattu en Conseil du 12eme arrondissement et en Conseil de Paris et permettre un vrai suivi et un dialogue avec les communes riveraines délaissées sur les sujets relatifs au bois malgré leur proximité et leurs nombreuses préoccupations.

Retrouver mon vœu relatif au bois de Vincennes

Propreté : les habitants s’organisent pour suppléer les manquements de la Ville de Paris  

Propreté : les habitants s’organisent pour suppléer les manquements de la Ville de Paris  

De plus en plus de collectifs de riverains aussi bien à travers le 12e arrondissement que dans les communes limitrophes se créent et  organisent des opérations de ramassage de déchets pour restaurer la propreté dans les rues, places et bois de Paris.  Une pétition a même été lancée en ligne pour réclamer des mesures à la mairie de Paris pour plus de propreté dans le Bois de Vincennes.

En effet pour le Bois de Vincennes, les élus de plusieurs communes en ont fait part au cabinet du maire de Paris, Anne Hidalgo et réclamant une plus grande vigilance et l’implantation de nouveaux bacs de collecte ou conteneurs.

Avec Corinne Atlan Tapiero, nous avons prêté main forte  au  collectif #MonBoisJyTiens au coté des élus Laurent Laffon, Charlotte Libert-Albanel  et Julien Weil.

Nous avons prêté aussi main forte au Collectif qui nettoie la place de la Nation les dimanches soir.

Nous proposons un Paris plus propre 24h/24 grâce à la mise en place de techniques modernes ( notamment avec des outils de l’Intelligence Artificielle), à une réorganisation des services de propreté et une meilleure gestion des ressources humaines.

Ma contribution en l’enquête publique sur le projet de baignade du lac Daumesnil

Ma contribution en l’enquête publique sur le projet de baignade du lac Daumesnil

Le projet de baignade dans le lac Daumesnil  illustre parfaitement la distorsion qu’il peut exister ente le lancement d’une idée séduisante au premier abord et la réalité et les contraintes de sa mise en place.
La faisabilité et les impacts écologiques sur le site, méritent une attention particulière et impliquent de ne pas se retrancher derrière des certitudes ou des postures.
La réalisation du projet de baignade naturelle dans le lac Daumesnil  est loin d’être aussi écologique que ce que la majorité municipale tend à faire croire.
Au fur et à mesure de l’avancée du dossier, il s’avère que les impacts écologiques sur le site ainsi que les prévisions sanitaires pour les futurs baigneurs ne sont pas aussi anodins que prévus.

Cet aménagement conduit à excaver 8.450 m3 du lac Daumesnil , 1.800 m3 de l’Île de Bercy et 4.700 m3 de clairière, à construire 250m de mur de soutènement en béton, à poser 150 plots en béton et à construire un volume de béton de 208 m2 de surface et 8m de hauteur sous la berge.
L’ensemble des associations composant la commission départementale de la nature, des paysages et des sites ont voté contre ce projet,  et le premier dossier déposé auprès de la direction qui s’occupe de la protection des personnes à la Préfecture de Police a reçu un avis défavorable dans un premier temps. J’ajoute qu’il est à déplorer que les pressions exercées en commission des sites auprès des associations ne sont pas tolérables.
Parmi les remarques de l’inspectrice des sites de Paris, plusieurs éléments dévoilent le manque de sincérité des études présentées. Ci-dessous des extraits révélateurs des impacts écologiques indéniables sur le site:

« D’une part, la présentation du projet minimise les répercussions surle site du lac Daumesnil. L’ajout d’une série d’équipements brouille le dessin du lac. Les douches, les cordons-flotteurs, les platelages ne correspondent pas à l’esprit du site.
Les perspectives d’insertion ne renseignent pas en même temps les deux zones d’accès à la baignade. Or cette simulation authentique est importante pour comprendre la prégnance des installations sur la rive et l’effet de la densité humaine qui sera de 1000 personnes maximum prévues en simultanée.
D’une manière générale, les perceptions proposées sont édulcorées et ne sont pas représentées alors qu’elles seront visibles »

« En effet le projet n’anticipe pas  sérieusement le risque fort de dégradation de la végétation de l’île qui entraînera une modification substantielle de l’aspect du lac, avec un retour à l’état initial très hypothétique.

«  L’aménagement   aboutit   à   une   artificialisation   du   sol   et   du   sous-sol   par   la construction d’ouvrages de génie civil, à la fois sur l’île, dans les clairières et dans le lac »

« Conclusion : L’inspection régionale des sites a accompagné la Ville de Paris dans l’objectif de rendre le projet compatible avec le site classé. Si un progrès a été obtenu concernant certains aspects théoriques du projet, les pré-requis retenus par la Ville de Paris (création d’un bassin maçonné au sein du lac, machinerie de traitement…) conduisent à des aménagements lourds qui modifient substantiellement le site (artificialisation des sols, fragilisation du patrimoine arboré, altération du miroir d’eau, concentration de la fréquentation…), banalisant le joyau de l’art des jardins qu’est le lac »

De la même manière la délibération présentée en conseil de Paris minimise les impacts écologiques et sanitaires, et les élus du conseil de Paris n’ont ainsi pas disposé des éléments nécessaires pour être en mesure de voter ce projet
En séance du Conseil de Paris, j’ai demandé au nom du Groupe les Républicains et Indépendants  le retrait de cette délibération afin que les élus disposent d’informations plus sincères et complètes concernant les impacts écologiques sur le site et des études sanitaires pour les futurs baigneurs. Mais ma demande (sous forme de vœu rattaché à la délibération)  fut rejetée et la délibération a été adoptée par le vote de la majorité municipale.
L’insincérité du projet ressemble fort à la méthode déjà utilisée par la maire de Paris concernant le projet de piétonisation des berges de Seine. La commission d’enquête publique ainsi que la Haute autorité environnementale avaient pourtant émis un avis défavorable en raison notamment d’une étude d’impact incomplète. Le TA a annulé l’arrêté municipal et la délibération relative à l’aménagement des berges de Seine pour les raisons suivantes «  les études d’impact comportent des inexactitudes, des omissions et des insuffisances.

Il s’agit donc  ici de la même méthode d’insincérité et d’inexactitude qui prévaut dans ce projet.

Conclusion : En raison des impacts écologiques engendrés sur le site classé du bois de Vincennes,  je suis défavorable à ce projet de baignade dans le lac Daumesnil et propose qu’un tel aménagement soit programmé dans un autre lieu où les impacts écologiques sur le site seront bien moindres.
Le bois de Vincennes est un poumon vert de Paris et l’ile de Bercy surnommée l’ile aux oiseaux est un sanctuaire de biodiversité. Nous avons un devoir de préservation et de transmission. 

Valérie Montandon
Conseillère de Paris (XII)
Conseillère régionale Ile-de-France