Je suis intervenue à de nombreuses reprises dans cet hémicycle au sujet de la place Daumesnil. J’ai d’ailleurs déposé cinq vœux depuis 2022. Aujourd’hui, je me fais le relais d’une association apolitique : « l’Association des riverains du quartier Daumesnil-Reuilly ». Cette association alerte la Ville depuis la première réunion de présentation du projet. Aujourd’hui, les travaux sont engagés et la mise en œuvre du nouveau plan de circulation a entraîné l’apparition d’une congestion marquée aux heures de pointe, avec des nuisances sonores et un inconfort persistant jusque tard dans la nuit, dans un contexte accru de dangerosité pour les piétons et les cyclistes.
Les riverains ont travaillé sur un plan alternatif très sérieux, allant jusqu’à dessiner des plans de très grande qualité, que je vous montre actuellement, qui prennent en compte le respect des perspectives urbaines, le plan souterrain du métro, les faisabilités techniques d’implantation des arbres, un plan de circulation qui dessine les voies réservées aux cyclistes, aux transports en commun et aux véhicules motorisés.
Malgré ce travail sérieux et constructif, l’association des riverains n’a pas été reçue par la municipalité pour expliquer ses réserves et pour pouvoir proposer ce plan alternatif d’aménagement plus équilibré. Les travaux ont certes commencé, mais il n’est pas trop tard, Monsieur le Maire.
Mon vœu est simple. Il demande que la Maire de Paris étudie le projet alternatif élaboré et proposé par les riverains, annexé au présent vœu. Les objectifs de ce plan alternatif sont simples et clairs. Il s’agit de maintenir un fonctionnement de sens giratoire autour de la place, garantissant la fluidité du trafic tout en accompagnant une réduction progressive de la circulation automobile. Il s’agit aussi de permettre aux cyclistes d’effectuer le tour de la place de façon sécurisée grâce à l’aménagement de pistes dédiées clairement séparées du trafic motorisé. Il s’agit de permettre aux piétons la traversée de la place et un accès sécurisé à la fontaine centrale via de larges passages continus protégés par des feux donnant un accès à l’espace central et à la fontaine selon le modèle éprouvé de la place Nation. Il existe d’autres objectifs aussi de préservation patrimoniale ainsi qu’environnementale que je n’aurai pas le temps de développer dans les deux minutes qui me sont imparties, mais qui figurent annexés à ce vœu et à la proposition alternative des riverains.
A la gauche de l’hémicycle, vous aimez souvent parler de déconstruction. Permettez-moi, à mon tour, de déconstruire le mythe du P.L.U. bioclimatique.
Commençons par les fameux 300 hectares d’espaces verts, les P300. Une promesse à l’ambition irréalisable qui finit par se réduire au recyclage d’espaces verts existants. Même les cimetières, ces lieux où reposent nos défunts, sont convoqués pour ressusciter cette mesure-phare. En bref, un enterrement de première classe pour une promesse qui n’a jamais vécu.
Les servitudes de mixité fonctionnelle et sociale imposées aux immeubles tertiaires, combinées au pastillage, illustrent un malus déguisé en vertu. Ces contraintes bloquent la modernisation et la rénovation thermique des bâtiments, allant à l’encontre de la transition écologique ainsi que de l’attractivité économique. A cela s’ajoute une dévalorisation de 30 %, voire 50 %, voire parfois 80 % des biens immobiliers. Ce n’est pas le grand capital qui trinque, comme pourrait le fantasmer la gauche, mais le propriétaire particulier et les organismes qui gèrent l’épargne des petits épargnants. Quant au pastillage, transformé de mesures exceptionnelles en armes de densification, il remet en cause le droit de propriété. Ironiquement, la ville, déjà ruinée, n’a même pas les moyens de garantir le droit de délaissement qu’elle impose à ses biens.
Que dire de la pleine terre ? Vous inscrivez la protection de la pleine terre dans ce P.L.U. comme une confession tardive. La réalité de vos actes, c’est que, la pleine terre, vous l’avez déjà toute « cramée ». Après l’acte 1 de Jean-Louis MISSIKA – soutenu par les écologistes, je le précise – qui a séché tous les terrains disponibles, voici l’acte 2 : densifier le bâti existant et surélever les dents creuses au détriment des espaces respirables, un véritable programme d’asphyxie urbaine.
Plutôt que de multiplier les règles contre-productives, nous proposons une vision d’un Paris aéré, vert et viable. Nos amendements visent à limiter les surélévations, notamment dans les rues étroites, et à interdire les dérogations pour les immeubles dépassant 37 mètres. Nous voulons protéger les habitants en évitant la transformation des rues en canyons urbains, que je qualifierais même de « canyons de béton ».
Nous proposons la protection de nouveaux espaces verts, comme les 7,5 hectares de l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux, ainsi que le renforcement de la biodiversité sur la petite ceinture. Nous souhaitons aussi limiter les permis de construire autour du périphérique, qui fleurissent plus vite que les arbres, et utiliser des outils comme l’indice M.D.V.I., qui permet de suivre, de façon objective, la création des espaces verts. Loin de l’approche punitive du P.L.U. actuel, nous privilégions la coopération avec les acteurs économiques pour transformer l’existant : inciter plutôt que contraindre, encourager plutôt que stigmatiser.
Vous pouvez repeindre votre communication en vert, mais la réalité est implacable. Ce P.L.U. n’a qu’un seul objectif : la course effrénée aux logements sociaux à tout prix. L’environnement, lui, n’est qu’un faire-valoir. Pourquoi cette obsession ? Parce que le logement social est devenu l’assurance-vie électorale d’une municipalité qui a abandonné l’idée d’améliorer le cadre de vie des Parisiens.
Avec le groupe Changer Paris, nous proposons une alternative ambitieuse : un Paris qui respire, qui protège ses habitants et qui prépare un avenir réellement durable.
Depuis plusieurs mois, nous dénonçons en effet le pastillage des établissements scolaires. Nous avons eu l’occasion à plusieurs moments, aussi bien dans cet hémicycle que lors des réunions, de vous dire à quel point nous ne comprenions pas pourquoi vous aviez choisi ces parcelles d’établissement privé pour faire des réserves sur la production de logement social. C’est une façon de compromettre l’avenir des écoles, puisque lors d’une éventuelle restructuration, que ce soit une modernisation de leurs locaux ou encore éventuellement une rénovation même thermique, cela pouvait compromettre leur projet.
La mobilisation a été très forte au niveau aussi bien des parents que de la communauté éducative, puisque sur les 14.000 contributions de l’enquête publique, 9.000 concernaient les emplacements réservés des établissements scolaires. De plus, lorsque nous avons lancé une pétition, avec mes collègues, elle a recueilli plus de 14.000 signatures. Nous ne nous sommes pas trompés puisque, dans la réserve principale de la commission d’enquête, les emplacements réservés pour les écoles et les établissements scolaires ont été, bien sûr, pointés du doigt, et la commission est sévère face à cette mesure. Je citerai par exemple un passage où elle dit que « les établissements scolaires publics et privés sont essentiels pour la vie des quartiers, assurant une diversité de choix pour les familles, une mixité sociale et un dynamisme local » et que « les emplacements réservés sur des écoles empêchent les projets d’agrandissement sans aucun bénéfice tangible en termes de logement ». Quelque chose, donc, de totalement inutile.
Nous espérons que sur ce point au moins, vous allez entendre aussi bien les réserves de la commission d’enquête que la mobilisation des parents, des Parisiens, ainsi que de notre groupe politique Changer Paris, et que vous vous engagez à lever les réserves que la commission d’enquête a faites dans son rapport, en supprimant les emplacements réservés sur les établissements scolaires.
Retrouver mon intervention relative aux Portes de Paris
Mes chers collègues, le rapport de la C.R.C met en évidence qu’une fois de plus, la Ville ne procède pas à une évaluation de sa politique, et cette fois-ci de sa politique en matière de choix d’aménagement. La C.R.C souligne que le budget pour l’aménagement des sept places à Paris a explosé, passant de 30 à 50 millions d’euros, bien au-delà du budget initial.
Cette situation aurait dû justement vous inciter à présenter un bilan en Conseil de Paris, mais cela a été esquivé. Les erreurs commises sur les places parisiennes auraient dû aussi vous inciter à faire ce bilan objectif. Il s’agit notamment, et vous le savez, de la minéralité de certaines places, des conflits d’usage qui souvent d’ailleurs se font au détriment des piétons, des reports de circulation mal anticipés, du ralentissement de la vitesse commerciale des bus, ou de la difficulté d’entretien des rares espaces végétalisés.
Ce bilan aurait pu aussi servir de base pour les futurs projets. Bénéficier de la sagesse des erreurs passées pour s’améliorer est une vertu qui ne semble pas vous inspirer.
Pas plus tard d’ailleurs qu’au dernier Conseil de Paris, j’avais déposé un vœu pour qu’il y ait la création d’une commission. Cela m’avait été inspiré par des échanges qui avaient été faits lors de la commission du Vieux Paris. Je demandais la création d’un groupe de travail dédié aux espaces publics afin notamment, dans le cadre du projet de la place Félix Eboué, d’éviter les erreurs qui avaient été produites dans les anciens projets.
Il y a exactement le même constat aussi pour les portes de Paris, qui n’a fait l’objet d’aucun suivi global. La C.R.C mentionne et je cite : « la Ville ne possède pas de tableau de bord global de suivi de portes à réaménager. Elle fait valoir la diversité des outils juridiques, des plannings et sources de financement. Pour autant, il semble étonnant qu’il n’existe pas de document répertoriant les portes dont l’aménagement est programmé et comprenant les caractéristiques techniques des travaux à mener, ainsi que l’estimation financière prévisionnelle des sommes à leur consacrer, et ceci n’est pas rien ».
Derrière ces justifications de façade, il y a d’autres raisons qui expliquent pourquoi la Ville ne fait pas d’évaluation globale de l’aménagement des portes. Tout d’abord, il y a un dérapage budgétaire, si bien que la C.R.C précise aussi que la réalité des sommes engagées est très loin des estimations initiales. La C.R.C montre que sur l’ensemble de six projets de porte, la Ville a perçu presque la totalité des 47,870 millions d’euros sur les 48,559 millions d’euros, mais que ces recettes couvrent moins de 10 % des dépenses d’investissement.
Face à ces chiffres, je comprends votre réticence à communiquer davantage sur ce sujet.
Je rappelle également l’absence de P.I.M., les plans d’investissement de la mandature, alors que nous sommes à plus de quatre ans de mandat. La Ville en fait est en roue-libre, les finances aussi, et cela est visible à tous les niveaux : pas de plan d’investissement, pas de procédure de suivi, pas d’évaluation. Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?
Ce manque d’évaluation dévoile votre manque de vision pour les portes de Paris. Vous manquez d’une vision pour donner une identité à ces portes, ce qui serait pourtant une occasion à saisir.
L’absence de vision se traduit surtout par les changements réguliers de doctrine et de projet au gré des vents, au gré des rapports de force aussi entre groupes politiques, comme la porte de Bagnolet il n’y a pas si longtemps, ou par des renoncements comme le grand projet de rénovation urbain de la porte de Vincennes.
Ce G.P.R.U. était ambitieux au départ. Il prévoyait la couverture partielle de deux endroits, mais aussi bien dans le quartier de Lagny que dans le quartier de Courteline, il a été abandonné.
Il y avait aussi le projet de faire un gymnase-pont entre la ville de Saint-Mandé et Paris. Cela a été abandonné.
La seule chose que vous n’avez pas abandonnée dans ce G.P.R.U., c’est la bétonisation du talus. Vous avez bétonné le talus, vous avez accolé deux bâtiments si proches que l’on pourrait presque les enjamber.
Ceux qui parlent le mieux de la déception de ce projet de la porte de Vincennes, ce sont les habitants eux-mêmes, qui à chaque réunion publique se désolent de l’abandon de leur quartier et des renoncements de la Ville.
Il y a une absence de vision pour ces portes, mais aussi de vision métropolitaine. La C.R.C montre comment la ville se replie sur elle-même, au lieu de s’ouvrir aux communes riveraines, notamment par ses aménagements de voirie qu’elle qualifie de « stratégie de pansement de la voirie ».
Pourtant, la Chambre régionale des comptes montre de manière très argumentée que les portes de Paris relèvent bien de l’intérêt métropolitain, mais la Ville ne s’en donne pas les moyens. Je peux en témoigner, parce que je suis intervenue à de nombreuses reprises dans cet hémicycle, que ce soit lors du dernier rapport de la C.R.C sur la Z.A.C. de la rive gauche, ou encore à travers des vœux ou des courriers que j’ai adressés à l’ancien premier adjoint pour demander de solliciter l’intérêt métropolitain.
D’ailleurs, en ce Conseil, nous y viendrons dans quelques instants, j’ai déposé encore un vœu pour demander l’intérêt métropolitain sur la Z.A.C. de Bercy Charenton. La C.R.C le dit et le répète : « toutes les conditions sont réunies pour demander l’intérêt métropolitain pour la Z.A.C. de Bercy Charenton ». Vous devriez saisir cette opportunité, parce que vous pourriez bénéficier de l’expertise et du soutien financier de la Métropole.
D’ailleurs, la C.R.C insiste sur la nécessité de trouver un nouvel équilibre financier qui reste justement à trouver, selon elle, dans le nouveau projet urbain de Bercy Charenton. Donc, pas de boussole financière, demandez l’intérêt métropolitain.
Enfin, quel est l’enjeu des aménagements des portes de Paris ? C’est de repousser les frontières de la capitale en dépassant cette barrière artificielle tant symboliquement que physiquement, que représente le périphérique. L’aménagement des portes de Paris devrait être l’occasion de créer une identité de ces portes de Paris autour de la culture pour tous les Parisiens, de développer de nouveaux centres de vie parisiens grâce à l’ouverture d’espaces de création et de liberté.
Madame la Maire. Mes chers collègues, je voulais rappeler les milliers de documents, cartographies, annexes qui nous ont été transmis le plus tardivement possible, ce qui traduit bien sûr un irrespect total du travail des élus de l’opposition.
Mes chers collègues, l’adjectif « bioclimatique » sera-t-il suffisant pour faire oublier tous les dérapages passés et sera-t-il suffisant aussi pour masquer l’ensemble des injonctions contradictoires de ce nouveau P.L.U. ?
Notre capitale est l’une des plus denses d’Europe. Depuis les années 1977 à 2001, chaque fois qu’il y avait un nouveau programme d’ampleur, il était équilibré et composé de 30 % d’espaces verts au minimum. C’est d’ailleurs pour cela que nous pouvons bénéficier aujourd’hui des parcs tels que André Citroën, Bercy, Belleville ou les Halles et je pourrais en citer plein d’autres dans chaque arrondissement.
Néanmoins, le bilan socialiste depuis est bien médiocre. Il faut dire que tous les espaces verts sont restés à l’état d’incantation. C’étaient surtout des images de synthèse, que l’on attend d’ailleurs sur les forêts urbaines, notamment les habitants de la place Henri-Frenay dans le 12e arrondissement.
Depuis 2006, c’est seulement 0,36 mètre carré d’espaces verts par habitant qui ont été créés, c’est 4 fois moins que ce que vous nous promettez aujourd’hui. Alors oui, en effet, permettez-nous d’en douter.
Il se trouve aussi qu’heureusement que j’étais assise ce matin lorsque j’ai entendu l’intervention de Mme la Maire qui disait, je la cite : « Rester dans la minéralité serait un suicide collectif », vous qui n’avez cessé de bétonner ces dernières années. Oui cela vous fait mal, mais vous avez utilisé toutes les parcelles possibles, tous les espaces de respiration ont été utilisés justement pour bétonner.
Dans notre groupe, nous nous félicitons en effet de la mobilisation et de la constance de nos prises de position. En effet, nous nous sommes engagés, je vous le rappelle, nous avons empêché la bétonisation sur la T.E.P. Ménilmontant. Nous avons empêché la construction sur les berges de Seine, sur la place Mazas. Nous avons empêché la tour Bruneseau et aussi bien sûr l’ancien projet Bercy-Charenton que nous dénonçons depuis 2008. Vous, il a fallu 2020 pour vous réveiller. Nous, depuis 2008 nous disions que c’était obsolète de faire des tours notamment.
Alors oui, il y a quelques avancées en effet sur les hauteurs plafonnées à 37 mètres, mais hélas ces mesures sont minées par d’autres mesures qui justement vont à l’encontre de l’environnement.
Je pense notamment en effet aux servitudes fonctionnelles et aux pastillages. Les servitudes fonctionnelles vont geler la réhabilitation, aussi bien thermique que fonctionnelle du parc tertiaire, qui pourtant est un levier essentiel de la lutte contre les émissions de CO2. C’est aussi le cas du pastillage qui va engendrer un immobilisme de la part des propriétaires, et vous avez pastillé énormément de dents creuses, pour ne pas dire toutes les dents creuses, et ce P.L.U. montre sans équivoque que vous allez combler un maximum de dents creuses.
D’ailleurs, le rythme soutenu de 100 comblements de dents creuses par an que vous avez instauré depuis de nombreuses années va continuer, et ce n’est pas parce qu’il y a l’adjectif « bioclimatique » que cela empêchera les canyons urbains de se créer.
Monsieur le premier adjoint, Cher Emmanuel, il semblerait que vous ayez perdu votre boussole. Vous allez plonger le secteur économique et les rénovations thermiques dans le formol. Le droit à la propriété vous importe peu, il faut croire, et je n’ose imaginer l’usine à gaz que sera désormais l’aventure du permis de construire.
Votre P.L.U. est hors sol, il est déconnecté des réalités environnementales, économiques et juridiques.
Vous l’aurez compris, nous avons une vision et une méthode différentes des vôtres. Nous vous demandons de supprimer les servitudes fonctionnelles et le pastillage, et de préférer une coopération avec les forces vives de Paris en s’appuyant davantage sur les entreprises qui innovent chaque jour pour répondre aux changements de mode de vie et aux objectifs de bas carbone.
C’est aux politiques d’aider les différents acteurs à trouver de nouveaux usages, à réhabiliter le bâti existant et non à les contraindre au point de les décourager.
Nous vous proposons aussi d’aller plus loin sur la réversibilité et la modularité. Nous avons d’ailleurs fait un amendement en ce sens sur l’O.A.P. terrains à construire, afin qu’anticiper la réversibilité justement permette de réduire l’empreinte carbone des bâtiments et aussi de consommer moins de matériaux et d’énergie. Nous avons aussi fait des propositions pour aller plus loin dans la lutte contre les I.C.U. et les canyons urbains avec la sauvegarde des cours d’îlots et notamment les dents creuses, et c’est ma collègue Anne BIRABEN qui développera ce point.
Nous vous faisons aussi des propositions pour sauvegarder et développer les espaces verts. Je vous ai demandé aussi à plusieurs reprises, et vous aviez accepté le principe, la création d’un indice N.D.V.I. qui permette notamment de mesurer l’évolution de création d’espaces verts, pour que nous puissions justement avoir des débats fondés sur les textes et sur les chiffres les prochaines fois.
Sur les friches ferroviaires de Bercy-Charenton, j’ai formulé notre projet sous forme d’O.A.P. afin qu’elles ne soient pas forcément introduites à ce P.L.U., j’en suis consciente, mais qu’elles soient au moins présentées en 5e Commission, et qu’il y ait une visite sur site pour que tous les élus puissent se rendre compte, en effet, de ce site et de son potentiel.
Notre projet est porté depuis de nombreuses années, il est justement sur des bâtiments à taille humaine, des espaces verts très développés, et sur un projet économique autour de la croissance verte, de l’agriculture urbaine, et aussi de l’artisanat grâce à la rénovation notamment des tunnels, et toujours aussi afin de réduire les nuisances des voies ferrées grâce à une couverture des voies ferrées qui a d’ailleurs fait l’objet d’une étude en 2008 par l’APUR.
Enfin, Paris n’a pas vocation à devenir une ville-dortoir. Notre capitale doit retrouver sa diversité économique et sociale. L’APUR établit d’ailleurs que les quartiers les plus mixtes sont ceux avec une part de 25 % des ménages résidant dans le parc social, 36 % dans le parc locatif privé, et enfin 39 % de propriétaires occupants.
Votre bilan rose, rouge, vert est mauvais et vous le savez, 12.000 habitants quittent Paris chaque année depuis 10 ans. Vous ne tablez plus sur l’amélioration du cadre de vie à Paris, et vous misez sur le logement social comme une assurance vie réélection. Le prochain P.L.U. pastillé de l’adjectif « bioclimatique » sera votre cheville ouvrière. Il est bien dommage pour les Parisiens que ce P.L.U. soit plus idéologique que bioclimatique.
Par arrêté en date du 15 novembre 2023, la Maire de Paris a prescrit l’ouverture de l’enquête publique sur le projet de Plan Local d’Urbanisme bioclimatique (PLUb) arrêté les 5-9 juin 2023 par le Conseil de Paris.
Conseillère de Paris, élue du XIIème arrondissement, je vous prie de trouver en pièces jointes mes observations et propositions. Elles concernent principalement les emplacements réservés, les servitudes de mixité fonctionnelle, les espaces verts, l’OAP Construction neuve, l’OAP Bercy Charenton, ainsi que des remarques plus spécifiques au 12ème arrondissement de Paris.
Je souhaite attirer votre attention sur les emplacements réservés des parcelles de sept établissements de l’enseignement privé catholique, destinés à la création de logements sociaux, ce qui compromet leur avenir, leur modernisation et leur gestion foncière.
J’ai initié une pétition réclamant la suppression des emplacements réservés sur les terrains des établissements scolaires dans le projet de Plan Local d’Urbanisme de la Ville de Paris.
À la date de dépôt de cette contribution, la pétition a recueilli plus de 12 080 signatures.
Ainsi, je me fais le relais des préoccupations des signataires de cette pétition, qui sollicitent explicitement la suppression des emplacements réservés affectant ces établissements scolaires.
Je vous remercie de prendre en considération mes observations dans le registre approprié et reste à votre entière disposition pour en discuter.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres de la Commission d’enquête publique, l’expression de ma haute considération.
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