Réunir les acteurs de la sécurité

 

J’ai demandé que l’ensemble des instances relatives à la sécurité soit tenu régulièrement ( le CSPDA -Conseil de sécurité et de prévoyance de la délinquance- ne s’est pas réuni depuis plus de 3 ans ! ) que les réunions avec le GPIS associent aussi les élus de l’opposition ainsi que les présidents des Amicales de locataires des ensembles sociaux de plus de 500 logements et que soient identifiés auprès des locataires du parc social du 12ème arrondissement les gardiens assermentés.

L’intégralité de mon intervention:

Monsieur le Maire,

Dans le 12e arrondissement, je déplore que le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le C.S.P.D.A., n’ait pas eu lieu depuis plus de trois ans. Il se trouve que c’est une réunion qui devrait avoir lieu chaque année. Depuis que j’ai déposé ce vœu, il est vrai que j’ai reçu une convocation pour le 8 avril, mais malgré celle-ci, cela n’empêche pas de tenir régulièrement cette instance. C’est notamment l’objet de ce vœu.

Il se trouve aussi que dans la nouvelle convention pluriannuelle du G.P.I.S., il est prévu que, localement, il y ait deux réunions, deux comptes rendus et une concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité. Là encore, nous vous demandons qu’à ces deux réunions pluriannuelles, soient non seulement associés les élus de l’opposition, mais aussi les différents présidents des amicales de locataires de plus de 500 logements, afin que nous puissions échanger avec tous les acteurs concernés.

Enfin, un constat s’impose. On a remarqué que de nombreuses personnes locataires du parc social ne connaissaient pas et n’avaient pas du tout identifié les concierges assermentés qui sont habilités à verbaliser les infractions au règlement intérieur. Nous vous demandons aussi que soient identifiés auprès du parc social du 12e arrondissement, les différents gardiens assermentés.

Je voulais préciser que lorsque j’ai présenté ce vœu en conseil d’arrondissement, il m’a été répondu que je demandais une cogestion de la sécurité. Je vous rassure tout de suite : je ne demande pas une cogestion de la sécurité, parce que je sais que nous avons une vision diamétralement opposée sur ce sujet ainsi que sur les moyens à mettre en place. Je demande simplement que les instances soient réunies régulièrement, comme cela est d’ailleurs prévu dans le conseil d’arrondissement, pour que l’on puisse délibérer et échanger entre personnes et acteurs concernés par la sécurité.

Merci.

 

 

Sécurité et accessibilité de la petite ceinture

Sécurité et accessibilité de la petite ceinture

La Petite ceinture, par son identité, son histoire et sa présence au cœur de 9 arrondissements, est un élément essentiel du patrimoine de Paris. Elle offre des paysages pittoresques, très surprenants en milieu urbain et des vues inédites sur Paris et les communes limitrophes ;

Les riverains ont émis des préoccupations :

-sur  le caractère inesthétique du grillage prévu pour protéger les accès de la petite ceinture et
-sur les risques d’intrusions en dehors des heures d’ouverture et sur la sécurité du site ;
-sur la rampe d’accès au niveau de la villa du Bel Air considérée comme trop haute et trop imposante

De même, d’autres lieux comme la passerelle au niveau du passage des Meuniers, présentent un accès difficile pour les personnes en situation de handicap, pour les personnes munies de poussettes et pour les personnes âgées ;

J’ ai ainsi demandé à la Maire de Paris

Que soient améliorés les accès à la petite ceinture notamment au niveau de la villa Bel Air et que soit étudié un accès au niveau du passage des Meuniers en remplaçant la passerelle actuelle et en permettant un parcours plus fluide ;

Que soit amélioré l’aspect esthétique des grillages retenus ;

Que la mairie de Paris et le préfet de police organise une réunion spécifique au sujet  de la sécurité sur cette future parcelle ouverte au public avec tous les acteurs concernés et prennent et présentent des mesures concrètes pour assurer la surveillance et la sécurité de ce nouvel espace public, notamment la nuit, et la tranquillité des riverains.

Retrouvez mon voeu Petite Ceinture

Foire du Trône: mettre fin aux négligeances

Le 5 avril dernier, une barre de sécurité d’un manège de la Foire du Trône s’est désolidarisée, une enquête pour blessure involontaire par manquement d’une obligation de sécurité ou de prudence a été ouverte ;

Cet incident s’ ajoute à une longue série de négligence :

le 10 avril 2017, un harnais s’est détaché d’un manège à fortes sensations en fonctionnement ;

le 3 avril 2017, une adolescente a porté plainte pour blessures involontaires, sa tête ayant heurté une barrière de sécurité ;

en 2014, un homme s’est fait sectionner un orteil et a été victime d’une fracture ouverte au tibia sur une attraction ;

La Ville de Paris peut mener des enquêtes administratives en complément des enquêtes réalisées par la Préfecture de Police ;

Les contrôles de sécurité s’opèrent essentiellement avant l’ouverture de la Foire du Trône, alors que l’évènement dure en moyenne deux mois ;

La Mairie de Paris a l’obligation de s’assurer que les manèges respectent les règles d’installation en s’appuyant sur un bureau de contrôle dûment habilité ;

Ainsi j’ai demandé en séance que les contrôles de sécurité opérés sur les manèges de la Foire du Trône soient renforcés tout au long de l’évènement.

Retrouvez en détail mon vœu relatif aux contrôles de sécurité à la foire du Trône

Soutien aux forces de l’ordre

Soutien aux forces de l’ordre

Ma réponse aux VŒU (12-2016-001) : Vœu déposé par Nicolas BONNET-OULALDJ et les élu-e-s du groupeCommuniste-Front de Gauche ; David GREAU et les élu-e-s écologistes ; Emmanuel GREGOIREet les élu-e-s du groupe socialiste, radical et citoyen ; Ophélie ROTA, Conseillèred’arrondissement UDI-MODEM, relatif à la lutte contre les contrôles d’identité discriminants. (ce vœu demandé Nous sommes une expérimentation dans le 12e arrondissement pour la mise en œuvre d’un récépissé de contrôle d’identité)

Mme Valérie MONTANDON :  Mes chers collègues, à vous entendre, j’ai tout de même l’impression que vous êtes sourds au témoignage des policiers et des commissaires de police qui ne cessent de répéter la lourdeur administrative qui empêche le travail correct au quotidien des policiers et des forces de l’ordre.

Plus que jamais, nous devons réaffirmer la confiance que nous avons envers les forces de l’ordre et pas simplement vouloir ajouter toujours des tâches administratives.

Bien sûr, vous avez retiré les vœux concernant le récépissé. Il n’empêche qu’aujourd’hui, avoir un tel débat au Conseil de Paris envoie un très mauvais message envers les forces de l’ordre, en sachant que – et M. le Représentant du Préfet l’a répété- les contrôles d’identité sont extrêmement encadrés. La loi française et tout le dispositif encadrent réellement tout ceci.

Donc, je pense qu’envoyer un tel message aujourd’hui aux forces de l’ordre qui sont sollicitées comme jamais avec les opérations « Sentinelle » et « Vigipirate » renforcées, depuis les attentats de janvier 2015, donc depuis maintenant plus d’un an, le message n’est pas du tout adapté.

le contrat de sécurité et de prévention

le contrat de sécurité et de prévention

Intervention de Valérie Montandon lors du débat du contrat de sécurité et de prévention (CSP) en Conseil du 12e arrondissement le 12 septembre 2016

Je souhaite réaffirmer au nom du groupe Les Républicains, notre soutien aux forces de police qui sont très sollicitées en ce moment avec la lutte anti-terroriste, et dans un contexte d’état d’urgence et de plan Vigipirate renforcé. Ce nouveau contrat de prévention et de sécurité entre en scène dans un contexte difficile à Paris, les attentats, l’affluence sans précédent de migrants, et un contexte national d’impunité pour les délinquants. Ceci est la conséquence du passage de Mme TAUBIRA au Gouvernement. Obstination à ne pas construire de places en prison, remise automatique des peines, suppression des peines plancher. Autant de décisions qui ont fragilisé l’action des forces de police, discrédité la justice et donné un sentiment d’impunité aux délinquants. Je pense qu’il est important de le rappeler car ce CPS est aussi bien parisien que national.
Aujourd’hui, vous nous présentez ce nouveau contrat et Madame la Maire, nous apprécions car vous n’étiez pas obligée de le faire. Cela nous permet d’avoir un débat sur un sujet important et d’actualité.

Tout d’abord, nous regrettons l’absence de données financières dans l’ensemble du document. Comment pouvoir juger les moyens alloués à la sécurité et à la prévention lorsqu’aucune mesure du dispositif n’est chiffrée.

La lutte contre le décrochage scolaire doit être une priorité car elle constitue bien souvent la première étape d’un parcours de délinquant. J’ai lu avec attention les mesures de prévention que vous proposez pour lutter contre le décrochage scolaire, avec des cellules de veille et des partenariats avec des associations et structures locales. Cependant, nous déplorons que la responsabilité des parents ne soit pas plus clairement associée à la démarche et que l’action de la mairie auprès des parents ne soit pas active. Peut-être qu’elle est réelle mais elle n’apparaît pas dans le CPS. Vous avez mis en place des dispositifs d’alternatives aux peines comme le dialogue ou le stage citoyen mais la piste de stage de responsabilité parentale devrait également être explorée. Il est regrettable que la loi contre l’absentéisme scolaire ait été abrogée par le gouvernement socialiste car elle représentait un levier pour responsabiliser les familles. Nous aurions pu l’utiliser au niveau local.

Le troisième point sur lequel je souhaite m’attarder concerne la prévention et la sécurité dans les logements sociaux. C’est dans ce domaine que la municipalité peut avoir le plus de marge de manœuvre en termes de sécurité. Pourtant, il y a beaucoup à redire. En moins de 15 jours, 4 signalements nous ont été remontés concernant des ensembles sociaux.

Tout d’abord, l’ensemble Erard-Charenton, vols répétés dans les appartements et dans les caves, augmentation des incivilités, squat de personnes extérieures qui ont passé la nuit du 26 août dans l’immeuble B, qui ont utilisé les escaliers comme WC. Dégradation
des parties communes, détritus, urines, tapage sonore, refus de quitter les lieux avec insultes et menaces.

Nous avons également eu des retours de la résidence Edouard-Robert avec une augmentation de la violence et de l’insécurité, avec des témoignages de personnes âgées qui ne peuvent plus recevoir de soins le soir parce que le personnel refuse d’y aller. Lorsque le personnel social et médical refuse de venir desservir un secteur, c’est assez illustratif du sentiment d’insécurité qui y règne.

Passage du Génie avec la résidence Coallia, situation qui s’est empirée pendant l’été malgré tous nos débats en juin dernier. Je sais que la plupart d’entre vous étiez en copie des différents échanges entre les bailleurs sociaux et les collectifs de riverains.
Comment pouvez-vous tolérer un tel laxisme venant du bailleur social ? Comment le CPS peut-il aider en ce sens ?

Enfin, l’ensemble Villiot-Râpée, le jeune de 15 ans arrêté pour tentative d’attentat résidait dans cette résidence. Est-ce vraiment une surprise ? Mme ATLAN-TAPIERO qui siégeait à la commission d’attribution des logements sociaux Villiot-Râpée sous la mandature précédente, avait alertée à plusieurs reprises sur les conditions d’attribution, notamment sur le manque de mixité sociale et sur le risque de constitution de ghettos. En 2013, nous avions déposé un vœu qui déjà relatait les problèmes récurrents d’insécurité et d’incivilité. En 2015, nous avons relayé en conseil d’arrondissement, la pétition lancée par de nombreux habitants concernant l’insécurité grandissante et les trafics de drogue. Les habitants décrivent la zone Villiot-Râpée comme « une zone de non droit où les jeunes squattent toute la journée, dealent et à 23 heures, la rue leur appartient ». Sachez que ces personnes qui ont souvent porté réclamation ont tout simplement arrêté de mener ce combat car elles ont reçu des dégradations sur leurs biens personnels. Mais la diminution des plaintes ne signifie pas la diminution des problèmes. Dans de telles situations, M. MOULIN lorsque vous évoquez
les comités d’entente locale, ils paraissent bien fades étant donné l’enjeu.

Concernant les ensembles sociaux, la mairie peut disposer de différents leviers. Le premier axe est de mettre la pression sur les bailleurs sociaux afin que ceux-ci améliorent la sécurisation des ensembles. Ils doivent mettre l’autorité nécessaire à faire respecter le règlement intérieur dans les résidences. La formation des concierges que vous évoquez dans le CPS, est un début. Mais les bailleurs sociaux doivent aussi leur donner du pouvoir de verbalisation pour les infractions au règlement intérieur. De même, la vidéo protection est indispensable avec un transfert permanent des images aux forces de sécurité. Enfin, la coordination entre les bailleurs sociaux et la police doit être renforcée. Faciliter les expulsions avec une volonté assumée de la mairie du 12e. Je le dis car j’ai eu des témoignages de recul en fin de procédure par le passé.

En second axe, donner les moyens aux GPIS. Chaque année, les moyens n’ont cessé de diminuer. En 2003, la subvention de la Ville de Paris était de 11 millions d’euros, pour se situer désormais à 4,8 millions d’euros, soit une baisse de 56%. Cette baisse est d’autant plus irresponsable vu que le parc social ne cesse de s’agrandir.
La prévention dans les logements sociaux passe aussi par une politique d’attribution des Logements différente de celle que vous menez. Mais nous n’allons pas ouvrir le débat là-dessus.
Elle passe aussi par une volonté politique assumée. Permettez-moi d’en douter vis-à-vis de certains vœux que vous avez émis ces derniers temps, notamment le vœu de la majorité proposant de réinstaurer les récépissés pour les contrôles de police ou lorsque vous demandez des comptes aux forces de police lors d’un contrôle administratif.

Le CPS, c’est bien mais encore faut-il qu’il y ait une vision globale. Je pense qu’étant donné les enjeux, notamment dans les logements sociaux où vous disposez de certains leviers d’actions, ce n’est pas encore suffisant. Merci. »

Incidents lors des manifestations

Incidents lors des manifestations

J’ai défendu en séance du Conseil de Paris des 17 et 18 mai 2016 un vœu relatif aux conséquences malheureuses des manifestations de la place de la Nation. Suite aux nombreux incidents survenus lors des dernières manifestations, elle a demandé à la Maire de Paris de saisir le Préfet de Police sur la nécessité de varier les itinéraires des manifestations afin que la place de la Nation soit moins sollicitée et qu’une indemnisation des commerçants impactés soit mise en œuvre pour compenser leur perte d’activité. Je regrette que ce vœu ait été rejeté par l’exécutif. Les jours qui ont suivi ont été entachés de violence et de dégradations ascendantes, notamment lors de la manifestation du jeudi 26 mai.

Retrouvez en détail mon vœu relatif aux conséquences des manifestation à Nation