Pour une police municipale à la hauteur des enjeux

Pour une police municipale à la hauteur des enjeux

La police municipale de Paris, encore récente, peine à répondre aux attentes. Les effectifs restent largement insuffisants (2 300 agents contre les 5 000 promis), entraînant un fort turn-over lié à des primes peu attractives, à l’absence de pérennité des incitations et aux difficultés de logement. Non armés, les agents voient leur capacité d’intervention limitée. Par ailleurs, l’action est trop centrée sur la mobilité : 94 % des PV concernent la circulation, au détriment de la lutte contre les incivilités. Les Parisiens expriment un fort besoin de présence sur le terrain.
Avec le groupe Changer Paris, nous proposons : l’armement des agents, de meilleurs équipements, la séparation des missions de circulation et de tranquillité publique, la revalorisation des primes intégrées à la retraite, et un accès prioritaire au logement social pour les agents à horaires décalés. Il est temps de faire monter en puissance les compétences de la police municipale au niveau législatif et nous soutiendrons tous ceux qui en auront la volonté politique au niveau national !

Renforcer la police municipale

Renforcer la police municipale

Mes chers collègues, Madame la Représentante du Préfet,

Au nom de mon groupe, je tiens à réaffirmer notre reconnaissance pour le travail et les moyens déployés par la Préfecture de police afin d’améliorer la sécurité dans notre ville. Nous avons déjà eu l’occasion de souligner vos efforts et les réussites notamment lors des Jeux Olympiques et Paralympiques, mais également en matière de renforcement de la sécurité au quotidien dans les quartiers difficiles, ou encore au bois de Boulogne à la suite du meurtre intolérable de la jeune Philippine.

Le vœu que je présente aujourd’hui souligne la nécessité d’un renforcement des effectifs de la police municipale, particulièrement en tenant compte des engagements pris lors de sa création. Je rappelle d’ailleurs que, sans les voix des élus de droite, cette police municipale n’aurait jamais pu voir le jour.

Au-delà des effectifs, ce vœu appelle surtout à une montée en compétences de la police municipale à Paris dans les missions de tranquillité publique et de lutte contre les incivilités. L’objectif est clair : permettre à la police nationale de se concentrer davantage sur la lutte contre la délinquance.

Nous attirons également votre attention sur le déséquilibre actuel. La proportion des missions de lutte contre les incivilités, pourtant essentielles à la tranquillité publique, reste faible au sein de la police municipale. Sur 1,3 million de procès-verbaux dressés en 2023, moins de 6 % concerneraient les incivilités, si bien que, oui, un rééquilibrage s’impose.

Alors, je vous avoue, Monsieur NORDMAN, que j’étais assez inquiète ce mercredi sur le devenir de ce vœu. Puis, finalement, à la suite de vos déclarations de jeudi dernier auprès du Ministre délégué à la sécurité du quotidien, M. Nicolas DARAGON, je me suis sentie plus rassurée par vos engagements. Vous vous êtes, en effet, montré favorable au renforcement des prérogatives en matière de lutte contre les incivilités du quotidien, telles que les ventes à la sauvette, les empiétements sur les trottoirs, ou encore les nuisances sonores.

J’espère donc que vous apporterez un avis favorable à ce vœu, qui vise à renforcer les compétences de la police municipale parisienne pour qu’elle joue pleinement son rôle dans la tranquillité publique et la lutte contre les incivilités, pour permettre à la police nationale de concentrer ses efforts sur la lutte contre la délinquance.

Renforcer la sécurité dans les bois

Renforcer la sécurité dans les bois

Retrouver la présentation de mon vœu qui demande le renforcement de la sécurité dans les Bois parisiens

Mes chers collègues, pendant les auditions de la mission d’information et d’évaluation sur les bois de Boulogne et de Vincennes, le sujet de la sécurité revenait de façon récurrente. L’insécurité freine la fréquentation des Parisiens et surtout notamment des femmes dans les deux bois.

Récemment, le bois de Boulogne a été le lieu d’un drame terrible et intolérable, le meurtre de Philippine, et dans le Bois de Vincennes, durant six mois il y a eu une terreur à la suite de plusieurs agressions sexuelles qui ont eu lieu de mai à septembre, septembre étant le moment de l’arrestation d’un prédateur sexuel. Cette arrestation a bien sûr soulagé tous les usagers du bois de Vincennes.

Oui, la sécurité est un véritable sujet. Pendant la mission d’information et d’évaluation, à l’ensemble des groupes politiques nous avons fait des préconisations, notamment les 37, 38 et 39 qui visaient à améliorer la sécurité dans les bois en restant dans les compétences de la Ville de Paris.

Je rappelle ces préconisations, il s’agit du renforcement de la police municipale avec des formations de cette police dédiées aux enjeux spécifiques des bois, avec surtout le maintien et le renforcement de la présence de la Garde républicaine. Et enfin, la mise en place et l’accélération de l’éclairage en tenant compte des innovations qui existent sur le marché, grâce à des éclairages qui soient beaucoup plus respectueux de l’environnement, permettant ainsi de concilier aussi bien les enjeux écologiques que la sécurité.

Le groupe Changer Paris vous demande donc de mettre en urgence et en application ces préconisations, de définir une méthodologie et un calendrier qui se retrouveront aussi, je l’espère, très bientôt dans les orientations budgétaires que nous verrons le mois prochain.

Crack à Paris

Crack à Paris

Le 24 septembre 2021, les consommateurs de crack parisiens étaient déplacés à la Porte de la Villette. Les riverains de ce quartier et plus largement les habitants du Nord Est-Parisien se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

Les Parisiens payent les conséquences des nombreuses passes d’armes entre la Préfecture de Police et la Ville de Paris et leur incapacité à collaborer dans le cadre du Plan Crack.

 Ce plan adopté en 2016, par la Ville de Paris, la Préfecture de Police de Paris, l’ARS et la Préfecture de Région d’Ile-de-France avaient pour mission de sortir les usagers de crack de la rue. Ce plan était ambitieux, avec un budget initial de 9 millions d’euros, ayant en réalité dérapé à plus de 25 millions d’euros, comme l’a dénoncé la Cours des Comptes en décembre 2021. Ce plan était caractérisé par une absence de volet répressif ainsi que l’absence de prise en charge globale des consommateurs de crack.

 La Ville de Paris continue de proposer l’ouverture de salles de consommation à moindre risque auxquelles nous sommes opposées, car les toxicomanes ne doivent pas être accompagnés dans leur consommation mais doivent être aidés dans leur désintoxication.
Le rôle des pouvoirs public est de les aider à se sevrer, à sortir de la spirale de la drogue et à se réinsérer dans la société.

Avec le groupe Changer Paris, nous avons proposé avec constance et régularité :

-l’abandon des Haltes Soins Addictions (HSA) appelées aussi Salles de Shoot, qui accompagnent la consommation de drogue.

-la création de lieux de prise en charge globale, c’est-à-dire médicale, sociale et psychiatrique des toxicomanes.

– La mise en place d’une politique de répression sévère à l’encontre des dealers, et notamment ceux en situation irrégulière.

– des mesures d’éloignement géographique et l’obligation de soins suivis, qui sont efficaces dans le cas des usagers de crack dont l’addiction est très forte.

Retrouvez nos propositions et mes interventions :