Protection des animaux du Bois de Vincennes

Protection des animaux du Bois de Vincennes

Retrouvez mon vœu pour améliorer la protection des animaux du Lac Daumesnil, débattu au Conseil d’arrondissement du 18 mai 2022.

Considérant que des mangeoires pour les animaux du lac Daumesnil ont été supprimées il y a plusieurs années – installées sur l’île de Bercy, elles permettaient de nourrir les animaux vivants autour du Lac ;
Considérant que les animaux du lac Daumesnil (les canards, les oies, les cygnes etc…) ne sont pas assez « sauvages » pour trouver suffisamment de nourriture par eux-mêmes, notamment en période hivernale, critique pour les oiseaux qui consacrent leur énergie et leur temps à rechercher de la nourriture pour résister au froid ;

Considérant que, pendant la période hivernale, les graines et les insectes sont en quantité plus faible et que les jours plus courts laissent moins de temps aux animaux pour trouver leur ration quotidienne ;
Considérant que les canes sont beaucoup moins nombreuses que les canards males et que ce déséquilibre entraine leur mort laissant ainsi des portées de canetons abandonnées et vouées à mourir sans intervention humaine ;

Considérant que les réintroductions précédentes de canes ont été soldées par un échec, les oiseaux s’étant ainsi envolés vers d’autres sites ;

Valérie Montandon et les élus du groupe Changer Paris du 12eme demandent :
– que soit réinstallées des mangeoires ou un autre système pour apporter de la nourriture en quantité suffisante pour les oiseaux du Lac Daumesnil ;
– qu’une solution, telle que la taille des rémiges d’une aile du volatile (opération indolore à réitérer deux fois par an car les plumes repoussent), soit apportée pour rééquilibrer la population des canes et éviter ainsi les souffrances animales engendrées par le manque de nourriture, la mort des canes et l’abandon des canetons.

un conseil de quartier dédié au Bois de Vincennes

un conseil de quartier dédié au Bois de Vincennes

Demande de création d’un conseil de quartier du Bois de Vincennes

Le Bois de Vincennes, véritable poumon vert de l’Est parisien, suscite un fort intérêt et des préoccupations majeures de la part des habitants et des acteurs locaux pour sa mise en valeur en tant qu’espace naturel, sa sécurisation, sa propreté, le développement de ses usages culturels et sportifs, et la conservation de son patrimoine. Alors que la création d’un conseil de quartier pour le Bois de Boulogne a été adoptée à l’unanimité en décembre 2020, je regrette que cette même demande pour le Bois de Vincennes ait été refusée.

Ainsi, je vous propose au habitants du 12eme, la création d’un « Shadow conseil de quartier du Bois de Vincennes », où toutes les personnes intéressées pourront échanger et débattre sur les sujets et enjeux spécifiques au Bois de Vincennes.

Audit du Bois de Vincennes

Audit du Bois de Vincennes

De nombreux textes régissent le Bois de Vincennes : la Charte d’aménagement du Bois de Vincennes, le Plan Arboricole, le Plan Biodiversité, ainsi que bientôt le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique. Mais aucune évaluation sur la gestion du Bois de Vincennes et le respect des normes environnementales n’est conduite et ce malgré nos multiples demandes.

Nous ne disposons que du rapport de la Chambre régionale des Comptes ( CRC) qui souligne plusieurs manquements sur la gestion du Bois de Boulogne et de Vincennes, notamment la mis en évidence des études parfois trop lacunaires sur des dossiers des concessions des Bois en particulier sur l’évaluation et le suivi des travaux annoncés par les titulaires.

A chaque nouvelle délibération relative à une convention d’occupation dans le Bois, le conseil d’arrondissement devient le théâtre d’un débat spontané sur la gestion du Bois. Il est ainsi nécessaire d’instaurer un véritable débat au sein du conseil d’arrondissement mais aussi au Conseil de Paris sur la gestion du Bois de Vincennes, et cela grâce à la mise en place d’un audit indépendant pour évaluer la conformité de la gestion du Bois avec les engagements écologiques de la Ville. Nous demandons également que le résultat de cet audit soit présenté et débattu en Conseil du 12eme arrondissement et en Conseil de Paris et permettre un vrai suivi et un dialogue avec les communes riveraines délaissées sur les sujets relatifs au bois malgré leur proximité et leurs nombreuses préoccupations.

Retrouver mon vœu relatif au bois de Vincennes

Urgence climatique: une communication en guise de cache-misère

Un pic de chaleur et une percée de la liste des verts aux Européennes : il n’en fallait pas plus pour que l’Exécutif s’active à produire une communication sur l’urgence climatique. On croirait un bulletin de Météo France, mais il s’agit bien d’une communication au Conseil de Paris. C’est l’illustration de cette politique à la petite semaine, sans vision à long terme. Or, lorsque l’on parle de climat, il faut justement avoir une stratégie et une vision qui s’inscrivent dans le temps.

Alors, oui, cette communication, c’est le grand flou, avec une absence de moyens budgétaires pour appliquer cette stratégie qui, en réalité, d’ateliers de végétalisation en permis de végétaliser, ne répond ni à l’urgence climatique, ni aux besoins des Parisiens.

Alors, oui, il y a toujours une certaine constance – il faut vous l’avouer – dans l’utilisation de la novlangue propre à cette majorité, qui nous parle, dans le titre, de « rafraîchissement urbain » ou encore d’ »urbanisme résilient ». Je vous avoue qu’associer la ZAC de Bercy-Charenton à l’urbanisme résilient dans la même phrase, il fallait vraiment être provocateur. Oui, Monsieur MISSIKA, vous me regardez. Il fallait vraiment être provocateur pour aller jusque-là.

C’est vraiment se moquer du monde parce que je vous rappelle qu’avec ce projet, il s’agit de construire 6 tours qui culminent à 180 mètres de haut, complètement enclavées des voies ferrées, du périphérique ou encore de l’échangeur de Bercy. Vous savez très bien que les tours sont énergivores. Le contexte, comme je l’ai dit, ne s’y prête pas. Je vais prendre un exemple très précis. Il y a un an, jour pour jour, nous votions la ZAC de Bercy-Charenton dans cet hémicycle. A l’époque, nous avions proposé différents vœux pour qu’il y ait une étude sur les ombres portées et notamment sur les couloirs de vent, parce que la délibération n’en faisait pas du tout état. Vous nous les aviez refusés. Et aujourd’hui, dans la communication, je lis qu’il est très important de lutter contre les couloirs de vent, parce que ceux-ci participent aux îlots de chaleur. Voilà un exemple parmi tant d’autres des contradictions qui vous font tant d’honneur. Voici, en effet, un exemple de décalage entre les paroles et les actes, mais il n’est pas le seul.

La Ville nous bombarde depuis quelques jours de photos, d’images de synthèse très belles, très léchées de forêts urbaines, qui, comme l’ont dit certains, sont irréalisables pour des raisons techniques ou encore architecturales. Pendant ce temps, l’Exécutif parisien continue de densifier certains endroits, certains espaces de respiration, continue de bétonniser le peu d’espaces qui nous restent, avec des projets en cours. J’ai cité Bercy-Charenton, mais il y en a d’autres plus petits, comme Meunier-Charenton, Netter-Debergue, ou encore tous ceux – il faut aussi le souligner – qui ont été avortés grâce à une mobilisation très forte des Parisiens. Je pense à la place Mazas, au TEP Ménilmontant, d’actualité, au stade Léo-Lagrange, au stade Championnet. Et il y en a bien d’autres.

A ce sujet, j’ai déposé un vœu qui, hélas, n’a pas été rattaché à cette communication. Parce que je comprends qu’en effet, il est toujours difficile de faire face à ses contradictions. Mais j’ai demandé un moratoire sur certains projets pour que l’on ait un fil conducteur et une réelle discussion sur ces sujets de densification.

Et puis, il n’y a pas simplement l’est de Paris qui est concerné. Vous avez aussi l’ouest. Je vais prendre un exemple dans le 17e arrondissement, au 230 rue de Courcelles, où, là encore, il y a un jardin de proximité que vous allez utiliser comme réserve foncière pour y construire des bâtiments. Tout ceci manque cruellement et terriblement de cohérence et de fil conducteur, mais la densification et l’utilisation de ces terrains comme réserve foncière n’est pas le seul bémol à votre politique. Il y a aussi de nombreux retards:

-retard dans le parc social de la Ville, où, en effet, la trésorerie des bailleurs sociaux, en raison des loyers capitalisés, aura du mal à rénover l’ensemble du parc social dans les temps. D’ici à 2020, vous avez 300 écoles qui vont faire l’objet d’un contrat de performance énergétique, soit moins de la moitié des établissements.

-un retard aussi dans les transports. La grande majorité des transports en commun ne sont pas climatisés, et pour cause. La précédente majorité régionale refusait l’installation de la climatisation dans les bus, qu’elle a commandée sous la forte pression des verts, en effet, qui trouvaient que c’était trop énergivore. Nos prédécesseurs à la Région ont fait le choix d’une écologie punitive, qui a rendu ces derniers temps les trajets de bus particulièrement insupportables. En termes de mobilité, la Ville de Paris n’est pas non plus exemplaire, puisque 30 % de ses bennes à ordures roulent encore au diesel.

-du retard aussi dans l’utilisation de matériaux innovants. La question des matériaux utilisés demeure entière. L’asphalte noir continue de régner sur la voirie parisienne. Il a été évoqué des tests, mais sur certains chantiers seulement, avec des matériaux de surface pour améliorer des performances thermiques. Mais aucun plan d’action d’envergure au niveau de la capitale. Prenons un exemple à Toulouse. Un quartier fait l’objet d’un système de climatisation par le sol, par l’installation de pavés poreux qui stockent l’eau de la pluie et la font s’évaporer dès que la température dépasse 18 degrés Celsius. Un autre exemple à Lyon. Des joints poreux ont été placés entre les pavés de la place de Francfort, dans le quartier très minéral de la Part-Dieu, pour constituer une zone perméable pour faire des réserves de chaleur.

Concernant la végétalisation, quant à la réalité de votre création d’espaces verts depuis 2014, la Ville ne fait pas dans la nuance. Il est annoncé 30 hectares supplémentaires sans autre explication, et 20.000 arbres. On voit bien que la Ville favorise la verdure à tous les étages dans les projets architecturaux qu’elle soutient, mais en fait, elle réduit systématiquement les espaces de pleine terre, comme l’atteste le projet Chapelle-Chardon qui réserve 2 % seulement d’aménagement aux espaces verts. Je le répète que la végétalisation en toit, en terrasse ou des murs n’égalera jamais une végétalisation en pleine terre. Nous en sommes convaincus. C’est pourquoi nous avons, avec la Région Ile-de-France, pour le lycée Paul-Valéry, fait un nouveau projet qui conserve entièrement les espaces verts afin de lutter contre les îlots de chaleur.

En conclusion, cette communication est un cache-misère d’une politique qui se dit « écolo », mais qui est en fait une série de mesures bricolos. Faire semblant de verdir la ville pour mieux la bétonner : voilà votre véritable bilan d’une politique en termes d’aménagement de l’espace urbain. L’urgence ne réside donc pas dans une stratégie de rafraîchissement, mais bien dans l’élaboration d’une vision de la Ville au service de la qualité de vie de ses habitants, à travers une politique de logement équilibrée qui fasse une vraie place à l’environnement sous toutes ses formes, définie dans un modèle économique adapté au changement climatique.

Merci.

Retrouvez la vidéo de mon intervention en séance du Conseil de Paris du 08 juillet 2019

Réduire les bouchons pour diminuer la pollution

Réduire les bouchons pour diminuer la pollution

La région Île-de-France a lancé un plan « anti-bouchon » doté de 190 M€ permettant de traiter 40 points noirs de la circulation francilienne. 85 M€ sont déjà engagés, permettant à 750.000 Franciliens de bénéficier de meilleurs temps de parcours,  notamment grâce aux voies réservées sur les autoroutes menant à Paris.

La capitale reste un point noir permanent de circulation, comme le démontrent les statistiques INRIX : 69h perdues par an dans les bouchons par personne en 2017, contre 44 h en 2015, soit l’équivalent d’une journée complète perdue en plus en 2 ans ;

La circulation parisienne pénalise l’efficacité du réseau de bus, dont la vitesse commerciale a chuté d’un km/h en 5 ans, certaines lignes structurelles (21, 38, 43, 54, 76) affichent désormais une vitesse inférieure à 9km/h. Et la congestion permanente de la capitale est synonyme de pollution supplémentaire, la baisse du trafic aurait dû entrainer une baisse des émissions de polluants dans des proportions plus élevées en raison du durcissement des normes antipollution et du renouvellement du parc automobile ;

Deux projets parisiens du plan anti-bouchon sont aujourd’hui au point mort : l’étude pour un « Axe Ultra Basses Emissions » quai de Bercy et l’équipement du périphérique entre porte de la Chapelle et porte Maillot pour 1,2M€ pour permettre des expérimentations de véhicules autonomes et connectés ; La Présidente du Conseil régional avait proposé de financer la mise en œuvre de carrefours intelligents pour adapter les feux tricolores en temps réel aux flux de circulation, sans que la Ville de Paris ait saisi cette opportunité ;

J’ai ainsi proposé en séance du 3 juin 2019 du Conseil du 12eme arrondissement

-Que la Ville de Paris adopte le plan anti-bouchon régional afin notamment de lancer l’étude pour un axe à ultra basses émissions quai de Bercy et l’expérimentation de véhicules autonomes et propres sur le périphérique.
-Que la Ville de Paris déploie des carrefours intelligents le long des quais de Seine, avec le soutien financier du Conseil régional

Ma contribution en l’enquête publique sur le projet de baignade du lac Daumesnil

Ma contribution en l’enquête publique sur le projet de baignade du lac Daumesnil

Le projet de baignade dans le lac Daumesnil  illustre parfaitement la distorsion qu’il peut exister ente le lancement d’une idée séduisante au premier abord et la réalité et les contraintes de sa mise en place.
La faisabilité et les impacts écologiques sur le site, méritent une attention particulière et impliquent de ne pas se retrancher derrière des certitudes ou des postures.
La réalisation du projet de baignade naturelle dans le lac Daumesnil  est loin d’être aussi écologique que ce que la majorité municipale tend à faire croire.
Au fur et à mesure de l’avancée du dossier, il s’avère que les impacts écologiques sur le site ainsi que les prévisions sanitaires pour les futurs baigneurs ne sont pas aussi anodins que prévus.

Cet aménagement conduit à excaver 8.450 m3 du lac Daumesnil , 1.800 m3 de l’Île de Bercy et 4.700 m3 de clairière, à construire 250m de mur de soutènement en béton, à poser 150 plots en béton et à construire un volume de béton de 208 m2 de surface et 8m de hauteur sous la berge.
L’ensemble des associations composant la commission départementale de la nature, des paysages et des sites ont voté contre ce projet,  et le premier dossier déposé auprès de la direction qui s’occupe de la protection des personnes à la Préfecture de Police a reçu un avis défavorable dans un premier temps. J’ajoute qu’il est à déplorer que les pressions exercées en commission des sites auprès des associations ne sont pas tolérables.
Parmi les remarques de l’inspectrice des sites de Paris, plusieurs éléments dévoilent le manque de sincérité des études présentées. Ci-dessous des extraits révélateurs des impacts écologiques indéniables sur le site:

« D’une part, la présentation du projet minimise les répercussions surle site du lac Daumesnil. L’ajout d’une série d’équipements brouille le dessin du lac. Les douches, les cordons-flotteurs, les platelages ne correspondent pas à l’esprit du site.
Les perspectives d’insertion ne renseignent pas en même temps les deux zones d’accès à la baignade. Or cette simulation authentique est importante pour comprendre la prégnance des installations sur la rive et l’effet de la densité humaine qui sera de 1000 personnes maximum prévues en simultanée.
D’une manière générale, les perceptions proposées sont édulcorées et ne sont pas représentées alors qu’elles seront visibles »

« En effet le projet n’anticipe pas  sérieusement le risque fort de dégradation de la végétation de l’île qui entraînera une modification substantielle de l’aspect du lac, avec un retour à l’état initial très hypothétique.

«  L’aménagement   aboutit   à   une   artificialisation   du   sol   et   du   sous-sol   par   la construction d’ouvrages de génie civil, à la fois sur l’île, dans les clairières et dans le lac »

« Conclusion : L’inspection régionale des sites a accompagné la Ville de Paris dans l’objectif de rendre le projet compatible avec le site classé. Si un progrès a été obtenu concernant certains aspects théoriques du projet, les pré-requis retenus par la Ville de Paris (création d’un bassin maçonné au sein du lac, machinerie de traitement…) conduisent à des aménagements lourds qui modifient substantiellement le site (artificialisation des sols, fragilisation du patrimoine arboré, altération du miroir d’eau, concentration de la fréquentation…), banalisant le joyau de l’art des jardins qu’est le lac »

De la même manière la délibération présentée en conseil de Paris minimise les impacts écologiques et sanitaires, et les élus du conseil de Paris n’ont ainsi pas disposé des éléments nécessaires pour être en mesure de voter ce projet
En séance du Conseil de Paris, j’ai demandé au nom du Groupe les Républicains et Indépendants  le retrait de cette délibération afin que les élus disposent d’informations plus sincères et complètes concernant les impacts écologiques sur le site et des études sanitaires pour les futurs baigneurs. Mais ma demande (sous forme de vœu rattaché à la délibération)  fut rejetée et la délibération a été adoptée par le vote de la majorité municipale.
L’insincérité du projet ressemble fort à la méthode déjà utilisée par la maire de Paris concernant le projet de piétonisation des berges de Seine. La commission d’enquête publique ainsi que la Haute autorité environnementale avaient pourtant émis un avis défavorable en raison notamment d’une étude d’impact incomplète. Le TA a annulé l’arrêté municipal et la délibération relative à l’aménagement des berges de Seine pour les raisons suivantes «  les études d’impact comportent des inexactitudes, des omissions et des insuffisances.

Il s’agit donc  ici de la même méthode d’insincérité et d’inexactitude qui prévaut dans ce projet.

Conclusion : En raison des impacts écologiques engendrés sur le site classé du bois de Vincennes,  je suis défavorable à ce projet de baignade dans le lac Daumesnil et propose qu’un tel aménagement soit programmé dans un autre lieu où les impacts écologiques sur le site seront bien moindres.
Le bois de Vincennes est un poumon vert de Paris et l’ile de Bercy surnommée l’ile aux oiseaux est un sanctuaire de biodiversité. Nous avons un devoir de préservation et de transmission. 

Valérie Montandon
Conseillère de Paris (XII)
Conseillère régionale Ile-de-France