PLU et établissements scolaires

PLU et établissements scolaires

Depuis plusieurs mois, nous dénonçons en effet le pastillage des établissements scolaires. Nous avons eu l’occasion à plusieurs moments, aussi bien dans cet hémicycle que lors des réunions, de vous dire à quel point nous ne comprenions pas pourquoi vous aviez choisi ces parcelles d’établissement privé pour faire des réserves sur la production de logement social. C’est une façon de compromettre l’avenir des écoles, puisque lors d’une éventuelle restructuration, que ce soit une modernisation de leurs locaux ou encore éventuellement une rénovation même thermique, cela pouvait compromettre leur projet.

La mobilisation a été très forte au niveau aussi bien des parents que de la communauté éducative, puisque sur les 14.000 contributions de l’enquête publique, 9.000 concernaient les emplacements réservés des établissements scolaires. De plus, lorsque nous avons lancé une pétition, avec mes collègues, elle a recueilli plus de 14.000 signatures. Nous ne nous sommes pas trompés puisque, dans la réserve principale de la commission d’enquête, les emplacements réservés pour les écoles et les établissements scolaires ont été, bien sûr, pointés du doigt, et la commission est sévère face à cette mesure. Je citerai par exemple un passage où elle dit que « les établissements scolaires publics et privés sont essentiels pour la vie des quartiers, assurant une diversité de choix pour les familles, une mixité sociale et un dynamisme local » et que « les emplacements réservés sur des écoles empêchent les projets d’agrandissement sans aucun bénéfice tangible en termes de logement ». Quelque chose, donc, de totalement inutile.

Nous espérons que sur ce point au moins, vous allez entendre aussi bien les réserves de la commission d’enquête que la mobilisation des parents, des Parisiens, ainsi que de notre groupe politique Changer Paris, et que vous vous engagez à lever les réserves que la commission d’enquête a faites dans son rapport, en supprimant les emplacements réservés sur les établissements scolaires.

Renforcer la sécurité dans les bois

Renforcer la sécurité dans les bois

Retrouver la présentation de mon vœu qui demande le renforcement de la sécurité dans les Bois parisiens

Mes chers collègues, pendant les auditions de la mission d’information et d’évaluation sur les bois de Boulogne et de Vincennes, le sujet de la sécurité revenait de façon récurrente. L’insécurité freine la fréquentation des Parisiens et surtout notamment des femmes dans les deux bois.

Récemment, le bois de Boulogne a été le lieu d’un drame terrible et intolérable, le meurtre de Philippine, et dans le Bois de Vincennes, durant six mois il y a eu une terreur à la suite de plusieurs agressions sexuelles qui ont eu lieu de mai à septembre, septembre étant le moment de l’arrestation d’un prédateur sexuel. Cette arrestation a bien sûr soulagé tous les usagers du bois de Vincennes.

Oui, la sécurité est un véritable sujet. Pendant la mission d’information et d’évaluation, à l’ensemble des groupes politiques nous avons fait des préconisations, notamment les 37, 38 et 39 qui visaient à améliorer la sécurité dans les bois en restant dans les compétences de la Ville de Paris.

Je rappelle ces préconisations, il s’agit du renforcement de la police municipale avec des formations de cette police dédiées aux enjeux spécifiques des bois, avec surtout le maintien et le renforcement de la présence de la Garde républicaine. Et enfin, la mise en place et l’accélération de l’éclairage en tenant compte des innovations qui existent sur le marché, grâce à des éclairages qui soient beaucoup plus respectueux de l’environnement, permettant ainsi de concilier aussi bien les enjeux écologiques que la sécurité.

Le groupe Changer Paris vous demande donc de mettre en urgence et en application ces préconisations, de définir une méthodologie et un calendrier qui se retrouveront aussi, je l’espère, très bientôt dans les orientations budgétaires que nous verrons le mois prochain.

Pour une éducation numérique et équitable

Pour une éducation numérique et équitable

Comme chaque rentrée, j’étais heureuse de participer à la distribution des ordinateurs au sein des lycée du 12 eme arrondissement.

Pour la sixième année consécutive, la Région Île-de-France, sous l’impulsion de Valérie Pécresse, distribue des ordinateurs portables à ses lycéens, une initiative qui symbolise son engagement en faveur de l’égalité des chances et de la modernisation de l’enseignement. En remettant un ordinateur à chaque élève, la Région vise à réduire la fracture numérique, offrant ainsi les mêmes conditions d’apprentissage à tous, indépendamment de leur contexte familial.

Ces ordinateurs, dotés cette année d’une mémoire améliorée, sont prêtés aux élèves durant toute leur scolarité au lycée et deviennent leur propriété à la fin de leurs études. Toutefois, ils peuvent être restitués à la Région dans une logique de soutien à l’économie circulaire. La Région investit environ 600 euros par machine, sans compter les manuels numériques et autres outils éducatifs mis à disposition gratuitement, évitant ainsi aux familles des dépenses supplémentaires. La Région a intégré divers outils pédagogiques, dont Pearltrees pour l’agrégation de ressources, Oriane pour l’orientation professionnelle, ainsi qu’un ENT via monlycée.net.

Outre l’accès à des ressources pédagogiques, les élèves bénéficient également d’outils pour travailler en collaboration avec leurs enseignants. Ces derniers ont d’ailleurs été formés pour accompagner cette transformation numérique, bien que ce ne soit pas de la compétence directe de la Région.

L’initiative entend aussi sensibiliser les jeunes aux enjeux de la cyber sécurité et de la santé numérique. Nous appellons les élèves à adopter des comportements responsables face aux risques de cyberharcèlement et à surveiller leur utilisation des écrans, notamment pour préserver leur sommeil.

Enfin, fidèle à ses principes de souveraineté numérique, la Région a opté pour des équipements français, refusant de céder aux géants du numérique (GAFAM) et s’appuyant sur une entreprise spécialisée francilienne. Cette stratégie a prouvé son efficacité, avec un taux de panne et de casse inférieur à 0,25 %, preuve de la fiabilité de ces ordinateurs lorsqu’ils sont utilisés avec soin.

En investissant massivement dans l’éducation numérique, nous souhaitons ainsi offrir aux lycéens les meilleures conditions pour réussir, tout en renforçant les valeurs de responsabilité et de confiance. Une rentrée sous le signe de l’égalité des chances et de la réussite!

Restaurer la notion de mérite!

Restaurer la notion de mérite!

Chers membres de la majorité municipale,

Qu’avons-nous constaté des Jeux Olympiques et Paralympiques ? Nous avons vu des Français et des Parisiens valoriser la compétition, l’excellence, le travail et le mérite. Oui, ils aiment la compétition, la récompense, et la diversité des talents. Nous sommes bien loin du nivellement par le bas et de l’égalitarisme à tout prix. Les JO ont démontré que performance et mérite ne sont pas des gros mots, bien au contraire. C’est l’exact opposé de la pensée dont vous faites l’écho dans cet hémicycle et, plus largement, au cœur de votre politique.

Je me souviens d’une réponse que l’on m’a faite lorsque j’ai porté un vœu pour une refonte d’Affelnet, axée sur le mérite, ce qui fait la force de notre République. L’exécutif m’a alors répondu que « Vous évoquez le critère de méritocratie qui, selon vous, serait insuffisamment pris en compte dans cette réforme Affelnet. La méritocratie, pour nous, n’est pas un critère de politique éducative. Ce qui caractérise la politique éducative de cette majorité municipale, c’est la mixité sociale pour la réussite de tous les élèves. C’est la raison pour laquelle je ne peux donner qu’un avis défavorable. »

En cette rentrée scolaire, après les JOP, les membres de la majorité, seront ils enfin prêts à faire du mérite le fil conducteur de votre action ?

Je vous appelle à être les moteurs d’une refonte d’Affelnet qui mette en avant le mérite des élèves, et pas uniquement leur indice de position sociale (IPS).

Plutôt que de diminuer les subventions des établissements privés et de les stigmatiser régulièrement, il est temps de cesser d’opposer école publique et école privée. Car tous les établissements, qu’ils soient publics ou privés, abritent des équipes éducatives dévouées qui œuvrent pour le bien de nos enfants, souvent dans des conditions difficiles, et méritent notre soutien.

Posez-vous la question : pourquoi ces établissements réussissent-ils ? Pourquoi ne pas s’inspirer de ce qui fonctionne au lieu de chercher à l’affaiblir ? C’est ce que vous avez fait encore récemment en voulant transformer plusieurs parcelles d’établissements scolaires privés en logements sociaux.

J’aspire aussi à ce que la ville prenne enfin ses responsabilités pour rénover ses écoles, les rendre fonctionnelles et accessibles, au lieu de s’appuyer de plus en plus sur le budget participatif pour financer ces rénovations.

Il en est de même pour le tirage au sort des conservatoires. Cette situation n’est plus admissible. Une autre voie est possible : celle de l’évaluation à l’entrée, ainsi que du partenariat avec les associations, afin qu’elles deviennent un tremplin pour leurs élèves vers le conservatoir

Le mérite n’est ni de droite, ni de gauche. Il est le socle sur lequel nous devons bâtir une école forte, une école qui donne à chacun la possibilité de se dépasser, comme pendant les JOP que vous avez tant aimés.