Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Un N ième plan avec la « Stratégie Piétons »

Retrouvez mon intervention rattachée au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »  en séance du Conseil de Paris des 30, 31 janvier et 1er février 2017

« Sous cette mandature, vous avez la fâcheuse tendance de tout morceler.

Lorsque vous pensez une succession de plan : plan pour les cyclistes, plan pour les piétons, le plan anti-voiture etc… Les objectifs de la politique de déplacement doivent s’exprimer en termes de facilitation du développement économique et social et de diminution indispensable de la pollution et du bruit, plutôt qu’en termes de diminution de tel ou tel moyen de déplacement.

Nous sommes donc favorables aux 5 principes évoqués dans cette délibération dont la finalité est d’améliorer le déplacement des piétons dans Paris. Cependant nous attirons votre attention sur :

1) La mauvaise qualité de la voirie : de très nombreux nids de poules, trottoirs ou places dégradées. Les habitants vous le répètent et pourtant rien n’est rénové. Je donnerai pour seul exemple, la situation déplorable de la place Henry Fresnay que j’ai déjà eu l’occasion de vous signaler au conseil d’arrondissement du mois de novembre, au travers d’une question orale.

2) L’encombrement de certains trottoirs en raison du dépôt d’encombrants récurrent (pour ne pas dire quotidien). Vous y faites référence mais avec pour unique solution, la répression. Des solutions plus conciliantes pourraient être trouvées. Les bailleurs sociaux pourraient par exemple prendre en charge la gestion des dépôts d’encombrants. Pensez au dépôt devant le portail du 42 rue Sibuet. Il empêche le cheminement correct des piétons. Ce dépôt sauvage pourrait être évité par la mise en place d’un espace dédié au sein de la résidence. Il suffirait de passer un accord avec le bailleur social – en l’occurrence la RIVP dans ce cas bien précis.

Si nous approuvons les objectifs du plan, cela ne veut pas dire que nous approuvons tous les projets mentionnées dans cette délibérations comme celui par exemple des Berges de Seine. Et à ce sujet je sais que vous avez toujours refusé notre projet alternatif de création d’un cheminement du port de l’Arsenal jusqu’à Bercy Charenton. Mais peut être pourriez-vous vous pencher sur ce projet dans le cadre du plan « piétons » car cet aménagement remplit les objectifs énoncés dans le plan.

Enfin, dans le projet de rénovation de la place de la Nation nous réitérons une forte vigilance sur la nécessité d’optimiser l’intermodalité et de la gestion des flux des voyageurs ainsi que l’accès pour les voyageurs en situation de handicap.

Nous voterons positivement pour cette délibération en espérant que nos remarques constructives soient considérées »

retrouvez le détail du vœu relatif à une stratégie globale et concertée des déplacements et rattaché au projet de délibération 2016 DVD 5 « Stratégie Piétons »

 

Considérant que le mauvais état de la voirie et singulièrement des trottoirs est visible dans l’arrondissement avec des lieux qui ont été signalés à plusieurs reprises par les habitants et les commerçants comme les rues commerçantes du Rendez-vous (notamment au niveau du 26),de la rue Truffaut (au niveau du 53) ou encore des voies empruntées pour rejoindre le bois comme la rue Joseph Chaillet le long de la pelouse de Reuilly, les Avenues du General Laperrine et Charles de Foucault ou des places comme la place Henri Fresnay etc…

Considérant que les dépôts anarchiques d’encombrants sur les trottoirs en réduit l’accessibilité  comme par exemple devant la résidence du 42 rue Sibuet ou devant le 15 rue Beccaria 75012 ;

Considérant que les indemnisations de victimes de chutes ont atteint 0,9 million d’euros en 2016 contre 0,4 millions en 2014 soit une hausse de 125 %, avec des personnes qui garderont une perte de mobilité à vie ;

Considérant que le nouveau règlement de voirie, laissant à la charge des concessionnaires le
recouvrement des tranchées, ne s’est pas traduit par une remise en état plus rapide des trottoirs ;

Considérant que le stationnement anarchique des deux-roues en raison du manque de place de stationnement rend certains trottoirs difficilement praticables, qui plus est pour les personnes à mobilité réduite ;

Sur proposition de Valérie Montandon et des élus du groupe les Républicains émet le
voeu que la Maire de Paris :

– qu’un état des lieux soit lancé en concertation avec les conseils de quartiers et que
la rénovation de la voirie (du 12eme arrondissement) soit programmée
– que les solutions pour lutter contre dépôt des encombrants soit étudiées avec les
bailleurs sociaux ou les copropriétés concernés

Stratégie régionale en matière économique

Retrouvez mon intervention au sujet de la stratégie économique régionale lors du budget 2017

Depuis l’élection de notre Présidente Valérie Pécresse, la majorité régionale n’a pas ménagé ses efforts dans le soutien aux entreprises franciliennes pour relancer l’emploi et la croissance dans notre région.

Nous nous sommes dotés d’une stratégie économique globale pour la période 2017-2021 dans l’objectif de renouveler en profondeur l’action régionale pour la croissance, l’emploi et l’innovation.

La période que nous traversons est historique : nous avons de formidables opportunités de transformation, de développement notamment liées au numérique, au design, à la transition énergétique, écologique. Mais de nombreux défis touchant de près les entreprises comme la désindustrialisation viennent freiner la croissance et le retour au plein emploi.

Les performances françaises et franciliennes sont aujourd’hui insuffisantes pour créer des emplois alors que le chômage atteint 8,5% dans notre région et que les inégalités sociales grandissent dans le pays.

Notre région face aux hubs de Londres, de New-York ou encore de Shanghai, possède cependant des atouts formidables pour réussir dans cette lutte contre le chômage de masse.

En effet, mes chers collègues, la région capitale, possède 12 millions d’habitants, plus de 6 millions d’emplois, dispose sur son territoire de  950 000 entreprises de toutes tailles, représente près d’un tiers du PIB français, faisant de nous une région monde qui doit se développer, et aider ses entreprises à innover, afin de créer des emplois.

C’est pour soutenir la volonté d’entreprendre sur notre territoire que la région augmentera son effort en faveur du développement économique, de l’innovation et de l’emploi à hauteur de 185,9 millions € soit une augmentation de 33% par rapport à 2016

Dans notre région, 66% de nos entreprises sont des TPE, c’est la raison pour laquelle nous avons mis en place la « gamme’up » avec Tp’up, PM’up, Innov’up et Back’up visant à ce que les aides de la région soient mobilisées en priorité pour les TPE et les PME. Je tenais à préciser que le dispositif TPE’up a été élargi aux entreprises de 5 a 9 salariés. Et je tenais aussi à souligner que parmi les soutiens financiers au projet d’investissement des petites entreprises,  il y a l’aide à l‘acquisition d’un véhicule propre jusqu’à hauteur de 9000 euros. Il s’agit bien là d’une stratégie qui conjointement facilite le développement économique et qui diminue la pollution, une mesure qui réconcilie les usagers sans les opposer les uns aux autres et qui devrait ainsi  inspirer la ville de Paris

Nous avons également et dans le même temps, créé le prêt croissance TPE et obtenu des garanties Region-BPI France d’un montant de 62 millions d’euros pour l’année 2017, soit 33% d’augmentation par rapport à 2016. Notre objectif est clair : soutenir près de 3000 entreprises dans leur développement et dans leurs innovations en 2017

C’est pour nous une des meilleures des solutions pour créer des emplois durables pour les franciliens, et notamment pour les jeunes, durement touchés par le chômage, et pour qui, la seule proposition du gouvernement a été des emplois nommés à tort emploi d’avenir…

Aujourd’hui, dans notre pays 6 millions de personnes sont sans emploi, et 25 % des jeunes sont exclus du marché du travail se voyant ainsi privés de toute possibilité de réussite et de se construire un avenir pérenne. Et le mal n’a fait que s’aggraver ces dernières années. C’est pourquoi, nous avons décidé d’agir en faveur de nos entreprises, car ce sont elles qui créent les emplois et non l’Etat.

Pour cela, nous mettrons en place en 2017, à l’initiative de Valérie Pécresse, un soutien renforcé à l’innovation pour renforcer le leadership et l’attractivité de l’Ile-de-France au niveau mondial. La Région confortera ainsi son soutien aux pôles de compétitivité franciliens et aux projets collaboratifs de recherche et développement pour un montant de 21,5 millions d’euros et ceux en dépit du retrait de la Ville de Paris et de l’incertitude que laisse planer l’Etat sur un sujet pourtant majeur.

L’entreprenariat est pour nous également central pour le retour de la croissance et la création d’emplois. C’est la raison pour laquelle, dans notre budget 2017, la région mobilisera avec BPI France, 40 millions d’euros en faveur du soutien aux start-ups dans le cadre innov’up et soutiendra le développement de grands lieux d’innovations et d’incubateurs de rang national voire international pour un montant de 6 millions d’euros soit 32% d’augmentation par rapport à 2016.

Comme Valérie Pécresse et la majorité s’y étaient engagées, nous mobiliserons les crédits européens FEDER et FSE pour soutenir la compétitivité de nos entreprises et pour consolider les fonds propres des entreprises innovantes à hauteur de 12 millions d’euros.

En 2017, la région financera également les projets de nature à dynamiser l’économie des territoires ruraux et de grande couronne notamment par l’installation et le déploiement d’infrastructures très haut débit pour réaliser notre objectif de couverture intégrale en fibre optique de l’Ile-de-France en 2020 pour un investissement global de 15 millions d’euros. Le développement des tiers lieux est également un objectif prioritaire de notre politique de développement économique, 1000 tiers lieux devront être créés en 2021 pour un investissement de 3,5 millions d’euros en 2017.

Nous soutiendrons par une politique claire les réseaux d’accompagnement à l’entreprenariat pour une plus grande clarté de l’offre de service et une plus grande proximité avec les besoins des créateurs dans les bassins d’emploi.

Nous nous efforcerons également au cours de l’année 2017, de structurer et de développer la filière de l’économie sociale et solidaire à hauteur de 7,9 millions d’euros. Par cela, la Région déploiera une nouvelle stratégie dans le but de faire émerger un secteur qui a un fort potentiel de développement en Ile-de-France.

Nous allons créer un Conseil de l’Economie sociale et solidaire. Ce dernier sera chargé d’éclairer sur les problématiques de ce secteur mais aussi de veiller à une répartition équilibrée, sur l’ensemble du territoire francilien, des aides régionales en faveur de l’économie sociale et solidaire.

Cette réorganisation permettra de faciliter l’accès des acteurs de l’économie sociale et solidaire aux marchés publics de la région et aux financements européens.

Mes chers collègues, la lutte contre le chômage est notre priorité et pour cela nous devons aider les entreprises à créer des richesses par l’innovation, pour relancer la croissance et créer des emplois. Le chômage de masse est un fléau pour notre société et plus particulièrement pour  ceux qui, faute d’avoir une activité, font face à des difficultés quotidiennes pour se loger, assurer l’éducation de leurs enfants ou subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Par cette nouvelle stratégie, nous dynamiserons le tissu des entreprises de notre région afin de lutter efficacement contre le chômage de masse en faisant entrer notre région dans l’économie nouvelle.

C’est pour toutes ces raisons que nous voterons ce budget 2017

Les impôts sur l’immobilier augmentent encore à Paris !

Les frais de mutation dits « frais de notaire » ont augmenté à Paris à partir du 1er janvier 2016 passant de 3,8 % à 4,5 % du prix du bien. C’est la loi des finances pour 2014 qui a permis aux départements qui le souhaitent d’augmenter la part qui leur revient de 0,70 %. Malgré le vote « contre » des élus de droite et du centre, cette hausse a été adoptée en Conseil de Paris du mois de novembre, pour des questions de délais légaux, malgré un agenda restreint en Conseil de Paris à la suite des attentats. La ville souhaitait en effet pouvoir bénéficier dans leur totalité des 140 millions d’euros annuel ponctionnés auprès des nouveaux acquéreurs immobiliers. Une fois de plus, cette politique est un frein à l’accession à la propriété et ce sont majoritairement les classes moyennes qui pâtiront de cette décision.

 

Soutien aux forces de l’ordre

Soutien aux forces de l’ordre

Ma réponse aux VŒU (12-2016-001) : Vœu déposé par Nicolas BONNET-OULALDJ et les élu-e-s du groupeCommuniste-Front de Gauche ; David GREAU et les élu-e-s écologistes ; Emmanuel GREGOIREet les élu-e-s du groupe socialiste, radical et citoyen ; Ophélie ROTA, Conseillèred’arrondissement UDI-MODEM, relatif à la lutte contre les contrôles d’identité discriminants. (ce vœu demandé Nous sommes une expérimentation dans le 12e arrondissement pour la mise en œuvre d’un récépissé de contrôle d’identité)

Mme Valérie MONTANDON :  Mes chers collègues, à vous entendre, j’ai tout de même l’impression que vous êtes sourds au témoignage des policiers et des commissaires de police qui ne cessent de répéter la lourdeur administrative qui empêche le travail correct au quotidien des policiers et des forces de l’ordre.

Plus que jamais, nous devons réaffirmer la confiance que nous avons envers les forces de l’ordre et pas simplement vouloir ajouter toujours des tâches administratives.

Bien sûr, vous avez retiré les vœux concernant le récépissé. Il n’empêche qu’aujourd’hui, avoir un tel débat au Conseil de Paris envoie un très mauvais message envers les forces de l’ordre, en sachant que – et M. le Représentant du Préfet l’a répété- les contrôles d’identité sont extrêmement encadrés. La loi française et tout le dispositif encadrent réellement tout ceci.

Donc, je pense qu’envoyer un tel message aujourd’hui aux forces de l’ordre qui sont sollicitées comme jamais avec les opérations « Sentinelle » et « Vigipirate » renforcées, depuis les attentats de janvier 2015, donc depuis maintenant plus d’un an, le message n’est pas du tout adapté.

Les enjeux du logement à Paris et dans le 12eme

Paris a connu une forte augmentation des prix de l’immobilier atteignant une moyenne de 8000 €/m2 à l’achat sur tous Paris (7700 € /m2  dans le 12eme arrondissement) et entre 20 et 30€ /m2 à la location. Loin de contenir la flambée des prix,  la mairie de Paris s’est considérablement enrichie avec les droits de mutations  (% du prix de vente qu’elle perçoit à chaque transaction immobilière). En effet elle a perçu en moyenne 1 milliard d’Euros chaque année (soit un huitième de son  budget) avec un niveau record en 2015. Ce qui ne l’a pas empêché d’augmenter la taxe départementale au maximum autorisé depuis le 1 er janvier 2016 passant le taux des droits de mutation 3,8% à 4,5%.

Une réalité que la mairie de Paris maquille derrière la promesse de 30% de logements sociaux d’ici 2030. Une politique qui contribue à faire de Paris la ville des plus aisés et des plus aidés sacrifiant  la classe moyenne contrainte de fuir la capitale.

Pour atteindre la promesse des 30%, la ville gonfle artificiellement le nombre de logements sociaux livrés avec  le conventionnement. Cela consiste faire passer des logements qui étaient à loyer libre sous les catégories techniques appelées PLAI, PLUS et PLS et de les intégrer ainsi dans la loi SRU. (Solidarité et renouvellement urbains). Il ne s’agit ainsi pas de création de logement supplémentaire puisque la Mairie se contente de transformer des logements existants sans réaliser de logements PLI  destinés à la classe moyenne. Et c’est pourtant cette catégorie qui peine à se loger à Paris aussi bien dans le parc privé que dans le parc public qui pâtit de ces opérations.

Enfin dernière lubie d’une idéologie communiste portée par l’adjoint PCF du logement, la préemption dans le diffus qui consiste en l’achat par la ville d’appartements au sein des copropriétés pour en faire des logements sociaux. Il s’agit d’opérations coûteuses, porteuses de problèmes de gestion entre copropriété et bailleurs sociaux.

Paris a besoin de logements neufs, sociaux, intermédiaires (à loyers maîtrisés) et privés dont les constructions sont possibles sur les friches ferroviaires tel que Bercy Charenton ou grâce aux couvertures du périphérique, créatrice de foncier.

Une politique de logement équilibrée doit comporter des attributions n’excluant pas les classes moyennes, une meilleure gestion au sein de parc social dont les échanges d’appartements et l’accession (sociale et privée) à la propriété qui sont les grandes oubliées de la politique municipale.