Le projet des Messageries est un projet dense, avec un ensemble d’espaces verts de 17 %. Je précise qu’une grande partie de ces espaces verts sont le long des chemins de fer, donc pas forcément un endroit accessible ni un endroit apaisé pour les habitants.
Sur ce dossier, Mme la Maire du 12e s’est engagée à un moratoire le temps que la concertation soit menée avec les habitants. Or, aujourd’hui, force est de constater que la concertation n’est pas encore terminée, mais par contre, la délibération est bien sur table. Il est en est de même dans ses engagements. Elle avait promis aux habitants des études complémentaires sur l’impact environnemental, la biodiversité, la pollution, mais encore une fois nous n’avons pas le résultat de ces études. Mais aujourd’hui, nous nous apprêtons bien à voter une délibération bien ficelée.
Je voulais aussi vous rappeler, Madame la Maire du 12e arrondissement, chère Emmanuelle, que vous vous êtes engagée à 50 % d’espaces en pleine terre. Or, aujourd’hui, vous commencez à changer de sémantique puisque vous ne parlez plus d’emprise sur terre, mais de végétalisation. Or, les mots ont leur importance, vous savez très bien, je ne vais peut-être pas apprendre au groupe des écologistes que la végétalisation et l’emprise en pleine terre ce n’est pas la même chose. Cela n’a pas le même impact sur la biodiversité, sur les trames bleues.
Voilà quelque chose qui petit à petit se mute en quelque renoncement, si je peux parler ainsi.
Je voulais aussi évoquer le nombre d’étages. Vous dites qu’il n’est pas fixé. Aujourd’hui, quand on voit la délibération, j’ai du mal à le croire, car elle est d’une précision absolue. Tous les mètres carrés sont mentionnés. Comment ne pas penser que le gabarit, les alignements et les étages soient fixés ?
Or, vous continuez à dire que ce n’est pas le cas. Sur ce dossier comme sur de nombreux dossiers de construction et de densification dans le 12e arrondissement, vous essayez de gagner du temps et que petit à petit, vous avancez comme si de rien n’était.
Pour toutes ces raisons, nous voterons contre, parce que la concertation n’est pas terminée, parce que nous n’avons pas encore les résultats de l’étude d’impact. Et parce que vous n’associez pas dans ces réunions, certes, maintenant on ne peut plus parler de réunions ce sont des visios de concertation, mais si les réunions étaient physiques, les élus d’opposition viendraient. C’est dommage d’apprendre a posteriori que ces visios de concertation ont eu lieu et que nous n’avons pas été associés.
De nombreux textes régissent le Bois de Vincennes : la Charte d’aménagement du Bois de Vincennes, le Plan Arboricole, le Plan Biodiversité, ainsi que bientôt le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique. Mais aucune évaluation sur la gestion du Bois de Vincennes et le respect des normes environnementales n’est conduite et ce malgré nos multiples demandes.
Nous ne disposons que du rapport de la Chambre régionale des Comptes ( CRC) qui souligne plusieurs manquements sur la gestion du Bois de Boulogne et de Vincennes, notamment la mis en évidence des études parfois trop lacunaires sur des dossiers des concessions des Bois en particulier sur l’évaluation et le suivi des travaux annoncés par les titulaires.
A chaque nouvelle délibération relative à une convention d’occupation dans le Bois, le conseil d’arrondissement devient le théâtre d’un débat spontané sur la gestion du Bois. Il est ainsi nécessaire d’instaurer un véritable débat au sein du conseil d’arrondissement mais aussi au Conseil de Paris sur la gestion du Bois de Vincennes, et cela grâce à la mise en place d’un audit indépendant pour évaluer la conformité de la gestion du Bois avec les engagements écologiques de la Ville. Nous demandons également que le résultat de cet audit soit présenté et débattu en Conseil du 12eme arrondissement et en Conseil de Paris et permettre un vrai suivi et un dialogue avec les communes riveraines délaissées sur les sujets relatifs au bois malgré leur proximité et leurs nombreuses préoccupations.
J’ai fait la proposition que le 12e arrondissement soit pilote pour la mise en place de sociétés coopératives d’intérêts collectifs (SCIC) afin d’aider les commerçants dans le quotidien et face à la crise. Ces sociétés rassemblent plusieurs acteurs, qu’il s’agisse des institutionnels, des commerçants, des conseils de quartier, des acteurs associatifs. L’objectif est de rassembler et de créer des synergies afin de formaliser une entraide active entre les commerçants et les acteurs du quotidien. Ce partenariat donnerait la possibilité de mutualiser les moyens numériques, comme le développement de la digitalisation des commerçants, ou encore les plateformes numériques, des solutions logistiques, comme la gestion du dernier kilomètre, ou encore des services administratifs,
L’échelle du 12e arrondissement est pertinente pour le lancement d’un tel dispositif.
Retrouvez mon intervention en séance du Conseil de Paris de décembre 2020, dédiée au débat budgétaire
Madame la Maire, Mes chers collègues,
Ce budget traduit une politique du logement dans sa continuité. En effet, rien ne change malgré son inefficacité. On
aurait pu attendre un changement en ce début de mandature, surtout qu’il y a des éléments externes qui se déroulent. Mais, non, rien ne fait évoluer votre politique du logement. Ni la réalité du terrain, parce que l’on voit que 12.000 habitants quittent Paris chaque année depuis 2011, sans compter les fermetures de classes. Ni les changements structurels. Vous avez dû tous remarquer qu’il y a eu le développement du télétravail. Ce mouvement de fond a été antérieur au confinement et s’est bien sûr accéléré avec la crise sanitaire. Mais, là encore, aujourd’hui, on dénombre à peu près 800.000 mètres carrés de bureaux inoccupés, et vous n’utilisez ce dispositif que pour la création d’à peu près 400 logements par an. Nous vous proposons donc d’augmenter et d’accélérer cette transformation de bureaux en logements, et de tripler les objectifs actuels.
Vous ne vous saisissez pas non plus des arsenaux législatifs qui sont à votre disposition. En effet, la loi Elan favorise l’accession à la propriété pour les familles de revenus moyens. Mais, là encore, par idéologie, vous refusez toute accession sociale à la propriété. Nous vous proposons de consacrer à peu près 1 % de vente dans le parc social – cela représente à peu près 2.500 logements – pour justement développer l’accession sociale à la propriété. Je crois que je ne peux même pas parler du montant alloué à l’accession sociale à la propriété dans le parc privé, puisqu’il s’agit à peine de 100.000 euros que vous dédiez à votre dispositif « Paris Logement », qui est un prêt à taux zéro.
Alors, oui, ce budget fait toujours la part belle à la préemption, à hauteur de 148 millions d’euros. Je vous rappelle que la préemption ne crée pas de logement et que vous préférez continuer ce levier, alors qu’à peu près au même montant égal de 148 millions d’euros, on pourrait espérer la rénovation de 5.800 logements. Quand on voit la situation du parc social, je pense qu’on le doit non seulement aux locataires pour améliorer leur cadre de vie, mais aussi pour des raisons de transition écologique, puisque, vous le savez, ce sont des véritables passoires énergétiques.
Ce budget montre aussi, hélas, votre dépendance au dispositif des loyers capitalisés, pour encore un montant de 54 millions d’euros. Notre groupe est constant sur ce sujet puisque nous considérons que d’affaiblir la trésorerie et la capacité d’investissement des bailleurs sociaux, n’est pas une chose raisonnable. Et donc, nous continuerons à le dénoncer.
Je trouve assez cocasse que le groupe de la majorité présidentielle dénonce aussi ce procédé, puisqu’il faut quand même rappeler que, chaque année, ce sont les ministres du Gouvernement « En Marche » qui donnent un blanc-seing à la Maire de Paris pour pouvoir continuer à utiliser ce procédé. C’est pourquoi nous avons du mal à cautionner une telle situation.
Enfin, nous vous proposons aussi de développer un plan de logement intermédiaire et d’axer le logement vers les classes moyennes, donc P.L.S. et P.L.I. Car, souvent, vous avez tendance à trop axer sur du très social dans les catégories P.L.U. et P.L.U.S. Notamment, à ce sujet, nous vous proposons de développer un dispositif qui serait axé sur les agents aussi bien de la fonction publique territoriale et hospitalière. Car, vous le savez, mes chers collègues, les services qui sont rendus aux Parisiens, que ce soit par les policiers, les pompiers, les enseignants ou les soignants, il est temps de passer de la parole aux actes et de passer des applaudissements à des actes concrets, notamment pour aider tout ce personnel et ces agents à se maintenir et vivre à Paris.
Dans le plan de soutien aux bailleurs sociaux présenté par la Ville en décembre 2020 , les travaux identifiés dans le 12eme arrondissement, sont surtout curatifs, mais peu préventifs, surtout en termes de sécurisation des lieux.
De nombreuses résidences nécessitent des travaux, mais nous avons mis l’urgence sur deux résidences qui avaient attiré notre attention en termes de rénovation aussi bien en relation avec la transition écologique que la sécurisation. Il s’agit des résidences Erard Charenton et Henri Frenay.
Dans la résidence Erard Charenton, l’absence de sécurisation d’accès, que ce soit au niveau des halls, des caves et des parkings engendre de nombreux squats, dégradations et vols qui ont lieu ce qui implique un focus particulier sur une sécurisation de ses accès. Les amicales de locataires sont très demandeuses d’un système de vidéoprotection ainsi que d’une sécurisation des accès.
En ce qui concerne la résidence Henri Frenay, il a été identifié un besoin urgent de travaux de rénovation en raison de mauvaise isolation, de dégradation du cadre de vie des locataires et d’un besoin de sécurisation des sites en raison de l’augmentation de dégradations et de vols.
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