Mieux choisir les mobiliers dans l’espace public

Mieux choisir les mobiliers dans l’espace public

Il y a deux sortes de mobiliers urbains : il y a d’abord les mobiliers urbains de fonctionnalité assez classique, et vous pouvez très bien, dans le futur catalogue que vous allez créer dans le cadre du manifeste de l’esthétique, choisir avec les services ceux qui vous paraissent les plus adaptés, et puis il y a d’autres sortes de mobiliers, d’autres sortes d’équipements qui vont dans l’espace public et qui, eux, par contre, répondent à de nouveaux comportements et de nouveaux usages comme, vous le savez, les nouvelles technologies, les développements de l’intelligence artificielle, surtout du numérique, et vous avez aussi, bien sûr, les enjeux climatiques. Tout cela va créer de nouveaux comportements et donc de nouveaux usages.

Pour ces mobiliers urbains et ces équipements, oui, il faudra aller au-delà du catalogue que vous allez créer et il faudra faire appel à des personnalités qualifiées et extérieures, qui ont une réelle expertise, telles que des designers, des présidents d’association d’usagers, des professeurs, etc.

Il nous paraît très utile de faire la distinction entre les deux et c’est pour cela que notre groupe vous propose la création de cette Commission du mobilier et d’équipements dans l’espace public. Sachez que ce n’est pas nouveau. En 1977, la première année où Jacques Chirac avait été élu maire de Paris, il avait créé cette Commission du mobilier urbain, qui a d’ailleurs été reprise, et à bon escient, par Bertrand DELANOË. Il nous paraît vraiment essentiel d’avoir cette distinction pour pouvoir, justement, consulter des spécialistes lorsqu’il s’agit de nouveaux mobiliers qui répondent à de nouveaux usages.

C’est pourquoi notre groupe vous demande la création de cette Commission des mobiliers, une commission, bien sûr, qui soit ouverte aux élus de chaque groupe politique, mais aussi aux personnes qualifiées dont j’ai fait mention tout à l’heure, c’est-à-dire des présidents d’association d’usagers, des designers, des écologues, voilà, toutes les personnes qui pourront nous aider à avoir un avis éclairé sur ces sujets.

Retrouvez mon intervention en séance du Conseil de Paris de février 2022 en cliquant sur la vidéo

Améliorer la situation du Parc de Bercy

Améliorer la situation du Parc de Bercy

En 2018, la Ville de Paris a demandé aux différents opérateurs de cars de bien vouloir déménager – ils étaient à la porte Maillot – et de venir dans le 12e arrondissement à la gare de Bercy dans un premier temps et ensuite dans une autre gare, à Bercy également, la gare routière Seine-Paris. Il se trouve que c’est juste devant le parc de Bercy et que le parc de Bercy est devenu un hall de gare. Il n’était pas du tout adapté à une telle fréquentation et, d’ailleurs, il n’y a jamais eu d’étude sur l’impact de sa fréquentation pour aller à la gare. Bien sûr, cela crée de nombreuses nuisances, des nuisances, déjà, par la destruction des pelouses avec les valises, les va-et-vient incessants des voyageurs, mais aussi des nuisances dites, comme vous les appelez vous-mêmes, phénomènes de gare, c’est-à-dire des nuisances liées aux troubles à l’ordre public mais aussi à l’augmentation des atteintes aux biens de personnes avec notamment des vols de bagages qui sont ensuite éventrés sur la pelouse.

Nous avions déjà dénoncé cela par un vœu en 2019 demandant l’amélioration de la situation du parc de Bercy, ainsi que la relocalisation de la gare routière, et ce vœu avait été refusé. J’ai de nouveau émis une question orale en juin dernier pour soulever cette question, et la réponse a été totalement évasive.

Aujourd’hui, je remets sur la table ce vœu qui demande donc une amélioration de la situation avec, bien sûr, une relocalisation, si possible, de la gare routière ou, du moins, une meilleure répartition du trafic sur l’ensemble parisien. Et je vois que vous avez déposé un vœu sur table, un vœu sur table parce qu’apparemment il vous est vraiment trop difficile de voter un vœu venant de l’opposition, même lorsqu’on est d’accord sur les considérants qui sont quasiment les mêmes. Il vous est apparemment très difficile aussi de l’amender, car on aurait pu éventuellement amender mon vœu, et je vois également qu’il vous est très difficile de dire dans vos propres vœux « coucou » que vous déposez ce vœu n° 21 bis pour répondre au n° 21 émis justement par Valérie MONTANDON du Groupe Changer Paris.

Ainsi, j’attends au moins que vous puissiez rajouter dans votre vœu bis que cela vient en réponse à un vœu déposé par le groupe Changer Paris.

Je vous remercie.

Crack, la ville et l’Etat doivent assumer leurs responsabilités

Crack, la ville et l’Etat doivent assumer leurs responsabilités

Abandon du déplacement des usagers de crack : la Maire de Paris doit enfin assumer ses responsabilités !

Paris, le 28 janvier 2022Grâce à la forte mobilisation des riverains et associations du XIIe arrondissement, relayée et portée par Valérie Montandon, le projet de déplacement des consommateurs de crack dans la ZAC de Bercy-Charenton a été abandon.Mais aujourd’hui, le problème du crack dans le Nord-Est parisien et l’enfer que vivent les habitants demeurent entiers, la Ville étant incapable de travailler avec ses partenaires pour mettre en œuvre des solutions efficaces !Nous déplorons que la Ville de Paris et la Préfecture de Police continuent à se renvoyer la responsabilité, soient dans l’incapacité de se coordonner et qu’aucune solution n’ait été proposée par Anne Hidalgo depuis le début de cette crise, si ce n’est la création de nouvelles salles de shoot – par ailleurs massivement rejetées par les riverains, comme nous l’avons vu dans le Xe arrondissement ou dernièrement dans le XXe.Car encore une fois, la Mairie de Paris n’a absolument rien fait pour changer la donne.Maintenant, il va falloir mettre fin à cette inaction, et vite, pour accompagner les toxicomanes vers le sevrage et ainsi mettre fin définitivement au fléau du crack dans la capitale. La Mairie peut notamment mettre à disposition les anciens locaux de l’Hôtel Dieu afin d’organiser la prise en charge médicale, psychologique et sociale de ce public, comme l’a proposé Rachida Dati lors du Conseil de Paris d’octobre 2021. Une solution alors rejetée par Anne Hidalgo, qui pense sans doute qu’un problème disparaît de lui-même lorsqu’on cesse d’y prêter attention…

NON au transfert du crack

NON au transfert du crack

Suite à la décision de la préfecture de transfert les usagers de crack au sein de la ZAC de Bercy Charenton, retrouvez mon communiqué de Presse

COMMUNIQUE DE PRESSE
Transfert des usagers de crack sur la ZAC Bercy Charenton, Paris 12e
Opposition ferme et demande d’annulation de la décision

La décision de la Préfecture de Police de déplacer les usagers de crack du Nord de Paris dans le 12ème arrondissement, annoncée par voie de presse et de réseaux sociaux, alors même que le Conseil du 12eme arrondissement était réuni, démontre, une fois de plus, un mépris total de l’Etat pour élus locaux.

Créer des lieux consacrés à la consommation de drogue à ciel ouvert ne constitue en rien une solution :

Cette décision ne permet pas de résoudre la souffrance des personnes enfermées dans l’engrenage de la toxicomanie. Le rôle des pouvoirs public est de les aider à se sevrer, à sortir de la spirale de la drogue et à se réinsérer dans la société.

-Cette décision détériore la tranquillité publique de quartiers entiers. A Paris, les zones prétendument éloignées n’existent pas. Habitants, commerçants, usagers de transports ou même simples passants sont nécessairement touchés par cette décision et la vie de leur quartier va se dégrader, notamment sur le plan de la sécurité.

Les Parisiens payent les conséquences des nombreuses passes d’armes entre la Préfecture de Police et la Ville de Paris et leur incapacité à faire le bilan des échecs du Plan Crack.

La Ville de Paris continue de proposer l’ouverture de salles de consommation à moindre risque auxquelles je suis opposée, car les toxicomanes ne doivent pas être accompagnés dans leur consommation mais doivent être aidés dans leur désintoxication.

Entre la création de salles de consommation proposée par la Ville de Paris et le transfert de campement décidé brutalement par l’Etat, je continuerai avec constance à demander la création de lieux de prise en charge globale c’est-à-dire médicale, sociale et psychiatrique des toxicomanes. Cela passe aussi par des mesures d’éloignement géographique et l’obligation de soins suivis, qui sont efficaces dans le cas des usagers de crack dont l’addiction est très forte.

Je m’oppose fermement à la décision de transfert du campement d’usagers de drogue dans le 12ème arrondissement de Paris et demande à la Préfecture de Police d’annuler sa décision. 

Valérie MONTANDON
Conseillère de Paris ( XII)
Vice-Présidente du Groupe Changer Paris

Garage Nation, en décalage avec les enjeux climatiques

Garage Nation, en décalage avec les enjeux climatiques

Intervention de Valérie Montandon au  Conseil d’arrondissement du 30 novembre 2021

 Concernant le garage Nation. Vous connaissez bien sûr là aussi notre position sur le projet de la parcelle du garage Nation dans sa globalité. Nous considérons que ce projet est toujours bien trop dense, aussi bien dans son étalement que dans sa hauteur, qu’il aggrave le phénomène d’îlots de chaleur urbains et qu’il ne répond pas aux attentes largement exprimées par ses habitants, relayées par le conseil de quartier Nation-Picpus, ni aux besoins du quartier en raison de l’implantation de la Sorbonne-Nouvelle. Vous avez eu beau orchestrer une mise en scène pour faire croire à une avancée majeure sur ce projet, mais la concertation n’a abouti qu’à des modifications à la marge qui changent si peu de choses sur le fond. Vous avez surtout voulu vous racheter une virginité pour faire oublier que ce projet a quand même été initialement coconstruit entre la ville et le promoteur entre 2016 et 2019.

Ce n’est que lorsque vous avez constaté que les riverains, fortement mobilisés et organisés, s’opposaient au projet que vous avez d’abord temporisé en raison de la proximité des échéances électorales, mais aussi promis beaucoup de choses pendant ces élections, puis réalisé un simulacre de changement. Vous avez obtenu des avancées sur la qualité des matériaux de construction. Cela, je dois vous le concéder.

Mais cela ne compense pas, hélas, le gabarit des bâtiments, c’est-à-dire la compacité et la densité du bâti. Ce que vous devez bien comprendre, dans ce dossier, c’est qu’il y a quelque chose qui est inadmissible pour les riverains, c’est d’entendre d’un côté la communication de la majorité sur sa politique soi-disant environnementale, sur les objectifs des 770000 arbres, sur les forêts urbaines, et de l’autre, la réalité de ce qui se passe en bas de chez eux.

Madame la maire, la défense de l’environnement, la lutte contre la densification ne sont pas de simples slogans à géométrie variable que vous pouvez utiliser selon que la situation vous arrange ou non. Les remarques que font les habitants au sujet des lacunes du projet garage Nation, en termes d’écologie et de défense de l’environnement, sont légitimes. Ces habitants ne méritent pas de voir leur combat dénaturé, ni eux stigmatisés. Ces riverains méritent le respect. Tout comme les riverains d’ailleurs, la droite ne doit pas être caricaturée non plus. Dans notre arrondissement, lorsqu’elle est aux manettes, c’est rare, je tiens à le signaler, mais cela a le mérite d’être souligné, la droite agit aussi pour des projets respectueux de l’environnement. Le projet du lycée Paul Valéry, un des rares lycées où nous avons eu des marges de manœuvre, en est l’exemple. Alors que votre majorité projetait d’y construire 26750 m2 d’emprise au sol avec la création de 500 logements, de commerces et la création aussi d’une voie de circulation, nous avons choisi de préserver l’ensemble des emprises terrestres, des arbres et des espaces verts, ce qui représente 8 700 m2. Je vous invite vraiment à méditer sur la différence entre d’un côté le projet initial de 26 750 m2 d’emprise terrestre, et les 8 700 m2. Cela pourra peut-être vous inspirer. Je ferme la parenthèse.

Concernant la délibération présentée ce jour, nous voterons défavorablement, comme je l’ai dit au début, car pour toute délibération afférente à ce projet, tant qu’il est en l’état, nous voterons contre.

Intervention Conseil de Paris séance avril 2020

Mes chers collègues, pendant toute la campagne municipale, les promesses des candidats écologistes et de Paris en commun ont fusé de toutes parts, promettant de dédensifier fortement le projet de garage Nation Picpus. Par un semblant de concertation avec les riverains, la Ville de Paris et la mairie du 12e arrondissement n’ont cessé de pratiquer le double langage.

Cher Emmanuel GRÉGOIRE, je vais citer vos engagements de l’entre-deux-tours des élections municipales, qui disaient : « Nous nous engageons fortement à ce que le projet immobilier soit conçu comme un écoquartier avec une dédensification significative du projet, en revoyant à la baisse le nombre et la hauteur des bâtiments afin de permettre notamment aux habitants de bénéficier d’un espace vert public encore plus généreux ».

Je crois aussi qu’en politique, il faut avoir de la cohérence et, en effet, assumer. Sans cruauté, je vais vous montrer la réalité. Elle est là, la réalité. La surface du plancher demeure inchangée.  Le nombre de bâtiments reste identique à neuf, contrairement à vos engagements. Les étages ont été revus à la marge. Je ne suis pas sûre que l’on puisse qualifier ceci d’une avancée significative. De même, la végétalisation n’est pas à la hauteur des promesses des élus de la majorité ni des attentes des habitants.

Pour cesser le double langage de la Ville et respecter vos engagements, voilà ce qu’il faudrait faire pour une vraie dédensification du projet et plus d’espaces verts. Je vous le dis : il n’y a pas 36.000 solutions. La Ville doit d’abord agir et prendre sa part dans la réalisation d’un jardin public plus grand. D’ailleurs, nous venons d’en discuter avec le site de la Tour Eiffel, vous pouvez mettre les moyens quand vous le souhaitez. Alors pourquoi, justement, ne pas agir dans le quartier Nation Picpus, qui va accueillir, je le rappelle, juste en face du projet de la parcelle dont vous nous parlez, la Sorbonne Nouvelle, avec ses 17.000 étudiants, ses 700 enseignants-chercheurs, ses 960 chargés de cours ou encore ses 620 personnels administratifs ?

Ensuite, vous ne pouvez pas, d’un côté, exiger du promoteur qu’il dédensifie fortement son projet et lui imposer, de l’autre, une réserve dite des « 60/60 » comme le prévoit le PLU. C’est pourquoi, d’ailleurs, nous vous demandons de modifier le PLU. Ne vous cachez pas derrière le fait que cela n’est pas possible, car la Ville de Paris fait voter régulièrement en Conseil de Paris des dérogations au PLU afin de réaliser des projets d’urbanisme.

Question orale déposé au Conseil d’arrondissement du 16 septembre 2020

Question orale posée par Valérie Montandon 

Un projet immobilier de 14 bâtiments avec étages élevés et avec un taux de logements sociaux de 60 % serait  prévu sur la parcelle du garage Nation, rue de Picpus. Alors que les habitants de ce quartier sont en demande forte d’espaces de respiration , quelles conditions la Mairie a t’ elle émise auprès du promoteur du projet?