par vm2017 | Avr 1, 2022 | Conseil de Paris Propreté
Retrouvez mon intervention relative au rapport de la CRC concernant la prévention et le collecte des déchets à Paris
La Chambre régionale des comptes a rendu un rapport sur la prévention et la collecte des déchets. Ce que l’on peut voir, c’est que le rapport est assez sévère. Mais ce rapport, surtout, fait un effet de loupe sur la mauvaise gestion de la Ville de Paris, sur trois volets : tout d’abord, sur la gestion des ressources humaines ; ensuite, sur l’état des finances ; enfin, sur la politique en matière de propreté et environnementale.
On voit bien que la Ville a deux problèmes au niveau de la législation. En effet, elle a un problème avec la loi parce qu’elle était censée mettre en place une comptabilité analytique, et elle ne l’a pas fait. Cette comptabilité analytique aurait permis de vérifier et d’évaluer l’efficacité de la politique publique, et de suivre les coûts. Mais vous ne l’avez pas mise en place. Et aujourd’hui, on est dans l’ incapacité d’évaluer le travail des agents. Evaluer, c’est aussi définir des plans de carrière, augmenter la motivation des agents. Mais, l’évaluation, vous ne pouvez ni la faire pour vérifier les coûts, ni la faire pour vérifier l’efficacité de votre politique, ni non plus pour motiver vos agents. Il y a aussi un problème de conformité avec la loi par rapport au temps de travail. A ce sujet, il est vrai que cela ne concerne pas simplement les services de la propreté, puisque c’est l’ensemble des services de la Ville pour lesquels vous n’êtes pas en conformité concernant le temps de travail.
Deuxième effet de loupe : sur la gestion. Là encore, comme vous le savez, la collecte des déchets a lieu à moitié par la régie, c’est-à-dire gérée par la Ville directement, et l’autre moitié par des prestataires extérieurs. Le rapport montre aussi que les coûts engendrés par la Ville sont supérieurs à ceux des prestataires privés. A plusieurs reprises, notre Groupe vous a demandé d’avoir une étude et une réflexion sur comment optimiser ces coûts et peut-être, d’ailleurs, sur une externalisation plus importante. Mais, vous l’avez toujours refusé.
Enfin, toujours concernant la gestion, vous savez qu’il y a la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le montant collecté est supérieur entre 7 % et 11 % au montant qui est alloué aux missions de collecte des déchets. J’ai envie de vous dire : si, en matière de propreté et de collecte, la Ville était irréprochable, cela ne poserait peut-être pas de problème. Mais, lorsque l’on sait que le montant est significatif – par exemple, en 2020, ce sont 74 millions d’euros qui sont concernés, donc collectés en plus par rapport à l’argent qui est alloué à cette mission – ce n’est pas concevable. Cet argent aurait dû être fléché à l’amélioration de la collecte des déchets. Mon collègue David ALPHAND reviendra sur ce point de façon plus précise.
Enfin, dernier volet que ce rapport démontre, ceux sont les lacunes, notamment en matière environnementale. Le rapport fait état qu’il n’y a pas de mise en place d’indicateurs qui permettraient d’évaluer les objectifs fixés. Le rapport pointe aussi qu’il y a eu, certes, un amorçage de la réduction du nombre de déchets, mais, à partir de 2016, c’est reparti à la hausse. Comme par hasard, ce sont un peu les effets de la politique de Mme HIDALGO. Quoi qu’il en soit, il y a une loi qu’il va falloir respecter de nouveau : c’est celle du 10 février 2020, qui est en rapport avec la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire. Nous espérons
que la Ville de Paris puisse notamment accélérer la gestion des biodéchets et leur valorisation pour se mettre en conformité avec la loi.
En guise de conclusion, j’ai envie de vous dire que si vous n’avez pas su vous mettre en conformité avec la gestion des ressources humaines et avec la comptabilité analytique, nous espérons au moins que vous pourrez vous mettre en conformité avec cette loi aux enjeux environnementaux, et ce, d’ici le 31 décembre 2023 qui est la date limite!
par vm2017 | Juin 15, 2020 | actualité de campagne
De plus en plus de collectifs de riverains aussi bien à travers le 12e arrondissement que dans les communes limitrophes se créent et organisent des opérations de ramassage de déchets pour restaurer la propreté dans les rues, places et bois de Paris. Une pétition a même été lancée en ligne pour réclamer des mesures à la mairie de Paris pour plus de propreté dans le Bois de Vincennes.
En effet pour le Bois de Vincennes, les élus de plusieurs communes en ont fait part au cabinet du maire de Paris, Anne Hidalgo et réclamant une plus grande vigilance et l’implantation de nouveaux bacs de collecte ou conteneurs.
Avec Corinne Atlan Tapiero, nous avons prêté main forte au collectif #MonBoisJyTiens au coté des élus Laurent Laffon, Charlotte Libert-Albanel et Julien Weil.

Nous avons prêté aussi main forte au Collectif qui nettoie la place de la Nation les dimanches soir.
Nous proposons un Paris plus propre 24h/24 grâce à la mise en place de techniques modernes ( notamment avec des outils de l’Intelligence Artificielle), à une réorganisation des services de propreté et une meilleure gestion des ressources humaines.
par vm2017 | Oct 17, 2016 | Conseil de Paris Propreté
J’ai posé la question orale suivante au Conseil du 12 eme arrondissement le 17 octobre 2016
« La propreté s’est dégradée dans le 12eme malgré la mise en place du plan propreté en février 2016 et nous sommes interpellés de très nombreuses fois par les habitants à ce sujet. Les résultats ne sont pas là ! D’ailleurs, la Maire de Paris a reconnu dès le mois d’avril qu’il était nécessaire de compléter ce plan.
Il apparait aussi un manque de coordination des différentes actions : service de la ville, conseils de quartiers, associations subventionnées par la Ville (60.600 €) en 2016 avec une absence totale d’évaluation des retombées de ces actions.
Nous avons eu l’occasion lors du débat de février de proposer 2 réformes majeures
– de donner des pouvoirs aux maires d’arrondissement en matière de propreté et d’intervention. Nous pensons en effet qu’en matière de propreté et d’entretien de l’espace public, il faudrait créer au sein des directions concernées de la ville, des pôles logistiques et techniques sous l’autorité fonctionnelle des maires d’arrondissement. Le maire d’arrondissement est l’échelon de proximité qui permet une réactivité accrue des services.
– de remotiver les agents de la propreté par une politique qui récompense les efforts, évalue les résultats et donne de véritables perspectives de progression de carrière. Nous vous rappelons que le taux d’absentéisme au niveau de la direction de la propreté est de 13% et atteint 16% chez les éboueurs. C’est une politique qui récompense l’effort et qui donne des perspectives de carrière, qui pourra améliorer la situation. Une mécanisation accrue des tâches à l’aide d’engins électrique de nettoiement permettrait de soulager ces agents.
Quel premier bilan tirez-vous de la mise en place du plan propreté ? »
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par vm2017 | Juin 10, 2015 | Conseil de Paris Propreté
Alors que je défendais en Conseil de Paris le vœu relatif à la propreté et à la sécurité de la place de la Bastille suite à la pétition initiée par Franck Margain, l’exécutif le refusait avec suffisance et une autosatisfaction habituelle. Cependant, le lendemain, alors que je me rendais a l’Hôtel de Ville pour une nouvelle séance de conseil de Paris, j’ai surpris les agents en train de s’atteler à nettoyer les alentours de la place de la Bastille…
L’article du Parisien résume bien la situation cocasse
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par vm2017 | Mai 10, 2015 | Conseil de Paris Propreté
La collecte des déchets ménagers est réalisée tous les jours de la semaine, soit tôt le matin, soit plus tard en soirée.
L’exiguïté de certaines rues ou de certaines places accueillant un marché quotidien comme celle d’Aligre dans le 12e arrondissement amplifie les nuisances sonores.
Il se trouve que les entreprises assurant la délégation de service public et la régie municipale utilisent exclusivement des engins à motorisation thermique.
Plusieurs villes de la métropole parisienne utilisent depuis 2011 des bennes à ordures électriques alors que la capitale vient seulement de lancer une expérimentation en ce début d’année 2015 et seuls 9% des engins de nettoiement des trottoirs ont une motorisation électrique, le reste fonctionnant au Diesel au 30 juin 2014 ;
Avec Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET nous avions émis le vœu que la Maire de Paris accélère la mutation du parc automobile municipale en prohibant l’achat de véhicule à motorisation thermique dès lors qu’un modèle alternatif électrique est disponible sur le marché.
Voeu relatif à l’exemplarité de la flotte automobile
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