par vm2017 | Fév 18, 2025 | Conseil de Paris Gestion
Mes chers collègues, ce vœu n’a pas vocation à ré-ouvrir le débat sur le bien-fondé du voyage de la Maire de Paris à Tahiti, ni d’ailleurs sur le montant, qui est peut-être de 30.000, de 20.000 ou de 10.000 euros. La réalité, c’est que le montant reste élevé et qu’il est important de sensibiliser notre hémicycle, n’est-ce pas, au fait que ce sont les deniers des contribuables qui sont utilisés dans ces cas-là. Et l’objectif, en effet, est de sensibiliser, de mieux comprendre et d’anticiper, car il est évident qu’il y a eu un manque d’anticipation, qu’il y a eu une négligence par rapport à ce déplacement.
Aujourd’hui, ce que nous aimerions savoir, c’est quelle procédure interne a été mise en place dans la Ville de Paris. Dans n’importe quelle structure, que ce soit une entreprise privée ou une entreprise publique, de tels dérapages mettraient en place une procédure afin d’anticiper et d’éviter que cela ne se reproduise dans le futur, puisque, je vous le rappelle, il s’agit bien des deniers des contribuables parisiens.
Ainsi, nous vous demandons en effet de nous communiquer les procédures internes qui ont été mises en place depuis cet incident pour éviter de tels dépassements et assurer une gestion responsable des ressources publiques.
Je vous remercie.
par vm2017 | Juin 1, 2024 | Conseil de Paris Gestion
La majorité municipale de Paris est usée et dépassée. Et à cet égard, le dernier conseil de Paris est édifiant.
Cette usure du pouvoir se voit dans la gestion de tous les dossiers ! Par exemple, la Tour Eiffel, en mauvais état, nécessite des travaux colossaux largement sous-estimés. La ville a décidé de prélever 50 millions d’euros par an, multipliant par six la redevance par rapport à 2018.
La fébrilité est palpable et se manifeste également par la multitude de subventions, malgré un endettement de 10 milliards d’euros et une augmentation des taxes pour les Parisiens, dont la hausse de plus de 62 % de la taxe foncière en 2023. Les élus de la majorité souffrent de « subventionnite aiguë » en faveur d’associations éloignées des préoccupations locales, surtout celles militant pour l’accueil des migrants ou de défense des réfugiés qui ont reçu plus de 1,2 million € de subventions.
La majorité n’a pas hésité à soumettre au vote l’utilisation de la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville par une association, aide en nature évaluée à 77 000 €, pour un événement déjà passé… mais la maire était invitée d’honneur !
L’usure du pouvoir se manifeste également par une incapacité à maintenir sa majorité, qui a volé en éclats lors des délibérations sur l’installation d’animations sur la Pelouse de la Muette et sur la poursuite des travaux de la tour Triangle.
Enfin, l’usure du pouvoir se traduit par une déconnexion totale des réalités quotidiennes. Alors que de nombreux Parisiens s’inquiètent de la situation de Paris pendant les JOP et de leur capacité à se déplacer, travailler ou à profiter de leur ville, Anne Hidalgo les qualifie de « peine-à-jouir ».
Ces pratiques et saillies verbales démontrent le manque de considération des élus de la majorité municipale pour leurs administrés.
par vm2017 | Nov 30, 2020 | Conseil de Paris Gestion
Les bilans annuels des délibérations globales présentent une large différence de 65.531.800euros entre les couts prévisionnels totaux (300.727.200 euros) et les couts actuels totaux (366.259.000 euros),soit une augmentation de 20 % du cout de ces opérations ;
Les augmentations de ces coûts sont souvent dues à des modifications de programme en cours d’opération. Il est constaté de manière tout aussi systématique un prolongement des délais des opérations et des travaux qui dégradent la qualité de vie des parisiens ;
Ces dépassements de coûts et de délais concernent aussi l’ensemble des grandes opérations urbaines parisiennes.
Ainsi, il parait nécessaire de mobiliser davantage de moyens budgétaires et de délais lors de la phase de définition des projets à l’appui d’études économiques et de programmation plus élaborées en vue d’une réelle maitrise des coûts tout au long du projet
Il est aussi indispensable un meilleur suivi et une meilleure évaluation des projets par la maitrise d’ouvrage pour une meilleure visibilité et gestion des évolutions du projet, ainsi qu’une réduction des risques comme les retards de livraison.
J’ai proposé un vœu pour améliorer la gestion et les anticipations des grandes opérations urbaines de la ville qui ont vu leurs couts exploser de 65 millions d’Euros tout comme les délais. Mais l’exécutif parisien ne semble toujours pas enclin à mieux gérer les fonds publics.
Vous pouvez retrouver mon vœu sur la maîtrise projets urbains
par vm2017 | Sep 1, 2016 | Conseil de Paris Gestion
Depuis 2013, période de la campagne municipale, Madame Hidalgo a pris ses distances de son ex-protecteur François Hollande, devenu encombrant depuis sa chute dans les sondages.
Récemment, la Maire de Paris y prend même un plaisir non dissimilé à s’opposer à lui pour incarner la garante des valeurs authentiques d’un socialisme pourtant en déperdition.
Mais à s’y pencher de plus près le Président de la république et l’édile de la ville lumière ont beaucoup plus de points communs qu’ils ne le prétendent et sont dotés des talents avérés de magiciens.
Tous deux font appel allègrement à des artifices pour diminuer respectivement la dette réelle du pays et de la capitale
Au niveau parisien, le budget présenté au Conseil de Paris du mois de juin 2016 a eu son lot de surprises : pour combler le « trou » de 400 millions d’euros de son budget, la Maire de Paris a fait un tour de passe-passe comptable monumental. La ville a ainsi fait pression pour faire adopter un décret le 27 novembre 2015, dont elle a demandé puis obtenu l’application, afin d’inscrire par anticipation les recettes des bailleurs sociaux pour les revenus futurs jusqu’à 2076. C’est ainsi que les recettes des loyers capitalisées d’un montant de 354 millions ont artificiellement permis un équilibre du budget.
En d’autres termes, en 2076, les parisiens locataires d’un logement social paieront encore le bouclage du budget 2016.
Au niveau national, selon le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat rendu public le 25 mai, la Cour des comptes révèle que Bercy a eu recours aussi depuis quatre ans à un artifice comptable afin d’adoucir la forte augmentation de la dette. Le tour de passe-passe est dévoilé dans Le Canard enchaîné du 15 juin. Chaque année Bercy émet des obligations du Trésor (OAT) aux taux de rémunération alléchants de 5 ou 6 % et dont le risque est relativement limité, l’émetteur étant un Etat Nation. Les investisseurs en sont friands et n’hésitent pas à acheter ces obligations largement au-dessus de la valeur officielle d’émission. La prime entre la valeur d’émission et la valeur d’achat a permis de réduire la dette de 22,5 milliards ce qui limite la dette à 95,7% du PIB contre 98% en réalité.
Quel manque de courage et quelle irresponsabilité ? Accentuer le fardeau déjà pesant sur les générations futures pour maquiller les comptes et masquer la réalité à des fins électoralistes de court terme est juste affligeant.
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