par vm2017 | Nov 30, 2020 | Conseil de Paris Gestion
Les bilans annuels des délibérations globales présentent une large différence de 65.531.800euros entre les couts prévisionnels totaux (300.727.200 euros) et les couts actuels totaux (366.259.000 euros),soit une augmentation de 20 % du cout de ces opérations ;
Les augmentations de ces coûts sont souvent dues à des modifications de programme en cours d’opération. Il est constaté de manière tout aussi systématique un prolongement des délais des opérations et des travaux qui dégradent la qualité de vie des parisiens ;
Ces dépassements de coûts et de délais concernent aussi l’ensemble des grandes opérations urbaines parisiennes.
Ainsi, il parait nécessaire de mobiliser davantage de moyens budgétaires et de délais lors de la phase de définition des projets à l’appui d’études économiques et de programmation plus élaborées en vue d’une réelle maitrise des coûts tout au long du projet
Il est aussi indispensable un meilleur suivi et une meilleure évaluation des projets par la maitrise d’ouvrage pour une meilleure visibilité et gestion des évolutions du projet, ainsi qu’une réduction des risques comme les retards de livraison.
J’ai proposé un vœu pour améliorer la gestion et les anticipations des grandes opérations urbaines de la ville qui ont vu leurs couts exploser de 65 millions d’Euros tout comme les délais. Mais l’exécutif parisien ne semble toujours pas enclin à mieux gérer les fonds publics.
Vous pouvez retrouver mon vœu sur la maîtrise projets urbains
par vm2017 | Sep 25, 2017 | Conseil de Paris Education et Culture
Nous le savons, les conservatoires de la Ville bénéficient d’une forte notoriété et popularité. Chacun sait reconnaitre la qualité de l’enseignement qui y est proposé. Ce succès est d’ailleurs confirmé par les listes d’attente extrêmement longue de jeunes Parisiennes et Parisiens souhaitant les intégrer. Premier bémol que vous avez instauré : Le tirage au sort lors de l’inscription. Laisser au hasard le choix des élèves plutôt qu’aux professeurs n’a rien su créer d’autre que de la frustration et de l’injustice. C’est encore une fois de plus une confusion entre l’égalité et l’égalitarisme qui sévit et qui guide cette réforme.
La réalité est ainsi : les conservatoires sont surchargés et la réforme n’a pas endigué ce mouvement. Pire encore, elle a compliqué les choses.
Car plutôt que de renforcer l’offre proposée aux Parisiens en augmentant le nombre de places dans les conservatoires pour répondre à la demande croissante, vous avez fait le choix d’augmenter le nombre de leurs missions. C’est ce que nous révèlent les différentes délibérations débattues aujourd’hui : les partenariats avec les associations, les centres d’animations et les établissements scolaires sortent du champ de compétence premier des conservatoires. Et le mélange des attributions ne peut mener qu’à une perte de repère et un affaissement de l’enseignement.
Nous avons la chance à Paris d’avoir différentes structures offrant des activités extra-scolaires. Elles sont utiles, nécessaires et appréciées par les Parisiens. Les nombreuses activités proposées par les centres Paris’anim sont ainsi fortement plébiscitées. Néanmoins, leur objet est tout autre que celui des conservatoires. Et je m’étonne que ce qui tombe sous le sens pour l’ensemble de la population ne le soit pas pour vous. Car les centres Paris’Anim et les conservatoires ont deux objets distincts. Les premiers proposent des activités d’animation alors que les seconds visent à former des musiciens, qui acquièrent au cours de leur formation un niveau d’excellence.
La qualité de l’enseignement au conservatoire est en effet, chaque jour un peu plus menacée. Les professeurs passionnés par leur métier, s’évertuent à porter leurs élèves à un niveau d’excellence et font tout leur possible pour compenser leurs conditions de travail. Car pour répondre à des objectifs purement politiques, en créant des passerelles symboliques vers un monde que vous estimez, à tort, élitiste, vous êtes prêts à détourner les professeurs de leur mission première en leur confiant d’autres missions qui ne relèvent pourtant pas de leurs attributions.
Cette logique politicienne ne peut mener qu’au dévoiement de nos conservatoires. Les professeurs devront chaque jour un peu plus se soumettre à la volonté d’un exécutif parisien désireux de créer des partenariats tout azimuts au nom de l’égalité des chances.
Pourtant, Madame la Maire, il n’y a rien de cruel à vouloir différencier la pratique de la musique par plaisir ou divertissement, de celle qui vise à faire carrière, à jouer pour vivre et vivre pour jouer. Les conservatoires savent façonner des talents qui nous rendent fiers. Alors Mme la maire, il est temps de changer de partition, de faire quelque chose sans tambour ni trompette : Donnons tout simplement aux conservatoires, les moyens d’accomplir leur mission première : former des musiciens.
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par vm2017 | Sep 1, 2016 | Conseil de Paris Gestion
Depuis 2013, période de la campagne municipale, Madame Hidalgo a pris ses distances de son ex-protecteur François Hollande, devenu encombrant depuis sa chute dans les sondages.
Récemment, la Maire de Paris y prend même un plaisir non dissimilé à s’opposer à lui pour incarner la garante des valeurs authentiques d’un socialisme pourtant en déperdition.
Mais à s’y pencher de plus près le Président de la république et l’édile de la ville lumière ont beaucoup plus de points communs qu’ils ne le prétendent et sont dotés des talents avérés de magiciens.
Tous deux font appel allègrement à des artifices pour diminuer respectivement la dette réelle du pays et de la capitale
Au niveau parisien, le budget présenté au Conseil de Paris du mois de juin 2016 a eu son lot de surprises : pour combler le « trou » de 400 millions d’euros de son budget, la Maire de Paris a fait un tour de passe-passe comptable monumental. La ville a ainsi fait pression pour faire adopter un décret le 27 novembre 2015, dont elle a demandé puis obtenu l’application, afin d’inscrire par anticipation les recettes des bailleurs sociaux pour les revenus futurs jusqu’à 2076. C’est ainsi que les recettes des loyers capitalisées d’un montant de 354 millions ont artificiellement permis un équilibre du budget.
En d’autres termes, en 2076, les parisiens locataires d’un logement social paieront encore le bouclage du budget 2016.
Au niveau national, selon le rapport sur l’exécution du budget de l’Etat rendu public le 25 mai, la Cour des comptes révèle que Bercy a eu recours aussi depuis quatre ans à un artifice comptable afin d’adoucir la forte augmentation de la dette. Le tour de passe-passe est dévoilé dans Le Canard enchaîné du 15 juin. Chaque année Bercy émet des obligations du Trésor (OAT) aux taux de rémunération alléchants de 5 ou 6 % et dont le risque est relativement limité, l’émetteur étant un Etat Nation. Les investisseurs en sont friands et n’hésitent pas à acheter ces obligations largement au-dessus de la valeur officielle d’émission. La prime entre la valeur d’émission et la valeur d’achat a permis de réduire la dette de 22,5 milliards ce qui limite la dette à 95,7% du PIB contre 98% en réalité.
Quel manque de courage et quelle irresponsabilité ? Accentuer le fardeau déjà pesant sur les générations futures pour maquiller les comptes et masquer la réalité à des fins électoralistes de court terme est juste affligeant.
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