par vm2017 | Mai 13, 2019 | Conseil de Paris Education et Culture
Dans le cadre de l’ Enquête publique portant sur l’intérêt général du projet d’aménagement de la salle modulable et de construction d’ateliers à l’Opéra Bastille (Paris 12e arrondissement) et sur la mise en compatibilité du PLU de Paris, nécessaire à cette opération,
Le regroupement des activités de l’opéra sur un même site, la construction d’une salle modulable et l’aménagement sur le terrain « des délaissés » vont dans le bon sens. Ils permettent une amélioration des conditions de travail et une optimisation de l’espace, des flux humains et logistiques engendrant aussi bien des économies de fonctionnement et de nouvelles recettes. Le réagencement des espaces et notamment des salles de répétition permettra de garantir le niveau d’exigence et d’excellence de l’opéra mais aussi de proposer une nouvelle offre culturelle et artistique à un plus large public notamment les plus jeunes moins habitués à fréquenter ce type d’établissement.
Cependant, l’optimisation du fonctionnement de cet établissement public ne doit pas se faire au détriment d’un autre établissement public à intérêt général que représente le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze Vingt impacté par deux aménagements successifs : l’aménagement de la place de la Bastille et le prolongement de l’Opéra Bastille.
Il est surprenant que l’enquête publique évoque si peu l’environnement dans lequel se trouve cette parcelle dénommée « le terrain des délaissés » à savoir sa mitoyenneté avec l’hôpital des 15/20. Et pourtant le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze Vingt aurait dû être mentionné à plusieurs reprises :
-dans le rappel historique car le statut quo « du terrain des délaissés » ne serait pas seulement dû à un changement politique mais aussi à la prise en compte de la proximité des bâtiments de centre hospitalier et de la servitude que l’hôpital possède sur « le terrain des delaissés ».
-dans la situation géographique et la gestion des flux et de la circulation. Les nouveaux aménagements de la place de la Bastille et de ses voies connexes vont avoir un impact non négligeable sur la circulation du quartier et sur l’accès à l’hôpital rue de Charenton. Le rallongement de l’accès à l’hôpital et aux urgences par la rue de Charenton pouvait trouver une solution par l’utilisation de la servitude sur le terrain « des délaissés » pour faire un nouvel accès rue de Lyon. Cependant le projet actuel ne prenant nullement en compte cette situation obère cette possibilité et projette l’hôpital dans une situation d’enclavement sans option possible. Il me semble indispensable que le projet architectural prévoit une sortie de l’hôpital sur la rue de Lyon pour permettre l’accès aux urgences et le passage des ambulances.
-Il est à noter que l’enquête publique ne comporte pas non plus d’étude sur les ombres portées ce qui est anormal vu la construction d’un bâtiment imposant. Une attention particulière doit être prise pour que les conditions d’accueil des patients ne se dégradent pas et soient les plus humaines possible.
Dans un projet qui concerne deux établissements publics d’intérêt général aussi bien local que national, le manque de concertation et d’échange est criant. S’agit-il d’opposer culture et santé ?
Je recommande que les spécificités et contraintes de l’hôpital des 15/20 soient intégrées au projet en cours afin que ce projet culturel d’intérêt général ne se fasse pas au détriment d’un autre établissement public de santé.
Le document présentant « intérêt général du projet» présente la rencontre entre deux mondes « les ateliers » et « la coulée verte ». Je préconise que ce projet soit la rencontre de trois mondes « les ateliers », « La coulée verte » et « la santé » afin que cet aménagement s’élabore dans une meilleure concertation, dans le respect des enjeux en créant des synergies entre tous les publics concernés.
Je suis convaincue que l’aménagement de l’Opéra Bastille peut se faire en bonne intelligence pour permettre aux deux établissements de proposer le meilleur pour les parisiens et les français.
Valérie Montandon
par vm2017 | Mai 9, 2019 | Conseil de Paris Education et Culture
Valérie Montandon
Conseillère de Paris du 12ème arrondissement
Conseillère régionale d’Ile-de-France
Monsieur Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse
110, rue de Grenelle
75357 Paris
Paris, le 15 mars 2019
Monsieur le Ministre,
Depuis 2008, les collégiens parisiens sont affectés dans les lycées à l’appui du logiciel Affelnet. L’objectif des algorithmes utilisés par le logiciel est de favoriser la mixité scolaire et de lutter contre la ségrégation des lycées publics de la capitale.
La mise en place de ce logiciel s’est accompagnée du découpage de Paris en quatre districts : Nord, Sud, Ouest et Est.
Ce dernier district fait cependant l’objet d’un certain nombre de dysfonctionnements.
Regroupant 9 arrondissements (1er, 2ème, 3ème, 4ème, 10ème, 11ème, 12ème, 19ème et 20ème), alors que les trois autres districts n’en couvrent que trois ou quatre, le district EST sectorise à lui seul près de 40% de tous les collégiens parisiens. A titre de comparaison, 23% des collégiens parisiens dépendent du District Nord, 20% du district Sud et 18% du district Ouest.
Par ailleurs, le district Est concentre aussi plus d’élèves issus de collèges en éducation prioritaire (REP/REP+) ou faisant l’objet d’une Convention académique pluriannuelle de priorité éducative (CAPPE): 62% contre 25% dans le district Nord ou 13% dans le district Sud.
Face à ces déséquilibres, les familles se prêtent légitimement à des stratégies de contournement dans l’espoir d’obtenir l’établissement de leur choix et la procédure actuelle n’est pas parvenue à mettre fin à la ségrégation scolaire.
La mise en place récente d’un bonus d’affectation pour les élèves ayant fait toute leur scolarité en REP, en plus du bonus existant déjà pour les boursiers, amplifie encore ce phénomène, en même temps que le sentiment d’injustice et d’incompréhension des élèves.
Sans remettre en cause le principe de donner les mêmes chances à tous les collégiens, leur affectation au lycée ne doit pas aboutir à les décourager. Qu’ils viennent d’éducation prioritaire ou non, tous les élèves méritants et volontaires doivent pourvoir s’y retrouver. La révision du système de pondération en vue d’encourager le travail scolaire pour tous les élèves et du périmètre des districts mérite pleine réflexion.
Je souhaitais par conséquent appeler votre attention sur cette situation qui contribue au sentiment de défiance des familles à l’égard de l’Éducation Nationale et qui les amène souvent à déserter l’enseignement public.
Dans l’attente des orientations que le Ministère envisage pour améliorer le système d’affectation au lycée, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
Valérie Montandon
par vm2017 | Avr 12, 2019 | Conseil de Paris Economie
Retrouvez la vidéo de mon intervention en Conseil de Paris

Mes chers collègues,
je voulais attirer votre attention sur la difficulté de trouver un stage ou un contrat d’apprentissage, ou encore une formation professionnelle. Vous proposez des solutions que la Ville de Paris peut mettre en place de façon assez facile, peu coûteuse, et même pas du tout coûteuse.
Vous le savez, les stages et l’apprentissage sont avant tout un moyen d’apprendre, mais aussi d’avoir une première expérimentation professionnelle. Cependant, décrocher un contrat relève souvent du parcours du combattant pour des personnes qui n’ont pas d’expérience ou de réseau, ou encore, d’ailleurs, une source de grand stress pour les jeunes et leurs familles, surtout lorsque le stage ou l’apprentissage est obligatoire pour valider un diplôme ou un cursus.
Il se trouve que les offres de formation ne sont pas suffisantes pour satisfaire le nombre de demandes de stages et de contrats d’apprentissage. C’est pourquoi nous considérons qu’il faut arriver à mettre en place de nouvelles mesures innovantes et dynamiques. C’est ce que nous avons fait à la Région Ile-de-France, avec un dispositif qui s’appelle « 100.000 stages pour les jeunes », qui consiste à demander et obliger tous les organismes et établissements qui perçoivent des subventions publiques à proposer des stages ou des contrats d’apprentissage, ou de formation professionnelle, aux jeunes.
A titre d’exemple, en 2017, 1.714 organismes ont reçu une subvention supérieure à 10.000 euros de la part de la Ville de Paris. Vous imaginez bien que l’on pourrait transposer ceci en proposant 1.714 stages supplémentaires aux jeunes Parisiens. C’est pourquoi nous avons déposé un vœu, afin que vous insériez, dans les conventions de subvention de plus de 10.000 euros aux associations et collectivités, une clause de recrutement d’au moins un stagiaire, un apprenti ou un jeune en formation professionnelle pour deux mois minimum.
Avant de conclure, je voulais rejoindre les propos de ma collègue Anne TACHÈNE, pour souligner que, dans cette communication, vous ne mentionnez ni les actions, ni les interactions qu’il peut y avoir avec la Région Ile-de-France, un peu comme si Paris était totalement hors sol, comme une île isolée. Pourtant, à la Région Ile-de-France, nous avons déposé et fait de nombreuses mesures et actions, notamment pour relancer et attirer les investissements, comme le guichet « Choose Paris Region » pour orienter et accompagner les entreprises étrangères. Nous avons aussi relancé le tourisme, avec un nouveau site Internet pour les touristes qui combine les transports et les activités culturelles, un soutien très profond à la filière hôtelière, ou encore le déploiement de commissariats mobiles pour compenser l’image catastrophique d’insécurité qui était véhiculée en dehors de Paris.
Enfin, nous avons aussi aidé les entreprises grâce à des dispositifs de la gamme « up », « INNOV’up », « TP’up », « PM’up », qui accompagnent toutes les catégories d’entreprises, aussi bien petites que grandes, commerçants et artisans.
Je vous remercie.
Valérie Montandon
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par vm2017 | Avr 11, 2019 | Conseil de Paris sécurité
J’ai demandé que l’ensemble des instances relatives à la sécurité soit tenu régulièrement ( le CSPDA -Conseil de sécurité et de prévoyance de la délinquance- ne s’est pas réuni depuis plus de 3 ans ! ) que les réunions avec le GPIS associent aussi les élus de l’opposition ainsi que les présidents des Amicales de locataires des ensembles sociaux de plus de 500 logements et que soient identifiés auprès des locataires du parc social du 12ème arrondissement les gardiens assermentés.
L’intégralité de mon intervention:
Monsieur le Maire,
Dans le 12e arrondissement, je déplore que le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le C.S.P.D.A., n’ait pas eu lieu depuis plus de trois ans. Il se trouve que c’est une réunion qui devrait avoir lieu chaque année. Depuis que j’ai déposé ce vœu, il est vrai que j’ai reçu une convocation pour le 8 avril, mais malgré celle-ci, cela n’empêche pas de tenir régulièrement cette instance. C’est notamment l’objet de ce vœu.
Il se trouve aussi que dans la nouvelle convention pluriannuelle du G.P.I.S., il est prévu que, localement, il y ait deux réunions, deux comptes rendus et une concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité. Là encore, nous vous demandons qu’à ces deux réunions pluriannuelles, soient non seulement associés les élus de l’opposition, mais aussi les différents présidents des amicales de locataires de plus de 500 logements, afin que nous puissions échanger avec tous les acteurs concernés.
Enfin, un constat s’impose. On a remarqué que de nombreuses personnes locataires du parc social ne connaissaient pas et n’avaient pas du tout identifié les concierges assermentés qui sont habilités à verbaliser les infractions au règlement intérieur. Nous vous demandons aussi que soient identifiés auprès du parc social du 12e arrondissement, les différents gardiens assermentés.
Je voulais préciser que lorsque j’ai présenté ce vœu en conseil d’arrondissement, il m’a été répondu que je demandais une cogestion de la sécurité. Je vous rassure tout de suite : je ne demande pas une cogestion de la sécurité, parce que je sais que nous avons une vision diamétralement opposée sur ce sujet ainsi que sur les moyens à mettre en place. Je demande simplement que les instances soient réunies régulièrement, comme cela est d’ailleurs prévu dans le conseil d’arrondissement, pour que l’on puisse délibérer et échanger entre personnes et acteurs concernés par la sécurité.
Merci.
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par vm2017 | Mar 15, 2019 | Région
La Région créera, en partenariat avec le Ministère de l’Éducation Nationale, le premier campus lycéen de l’Intelligence Artificielle (IA) de France, au sein du lycée Paul Valéry dans le 12e arrondissement de Paris
De trop nombreux projets de densification ont été programmés à Paris et notamment dans le 12eme arrondissement. C’est pour cela que nous serons vigilants à ce que ce campus s’inscrive dans une dimension paysagère forte et s’intègre dans l’environnement existant. Nous serons ainsi préoccupés par le juste équilibre entre équipements et espace de respiration pour améliorer le cadre de travail des élèves. Le lycée restera un lycée d’enseignement général et technologique et le projet pédagogique se construira autour de l’intérêt des élèves avec l’objectif de les sensibiliser aux outils et aux enjeux de l’IA.
L’IA se retrouvera à la fois dans la conception du campus (maison du projet, maquette numérique…) et à la fois dans son fonctionnement (smart building). Ce projet sera ainsi vecteur d’attractivité et de dynamisme pour le lycée. En parallèle de l’opération de rénovation, des composantes connexes du campus seront développées afin de :
-Expérimenter de nouvelles façons d’apprendre grâce à l’IA et innover en matière de parcours de formation avec un lien renforcé à l’orientation.
-Mettre en place des projets collaboratifs avec le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur
-Favoriser l’ouverture, la curiosité intellectuelle et l’entrepreneuriat grâce à la présence d’espaces comme par exemple le Fablab, le co-working ou l’incubateur de jeunes entreprises.
L’identité de ce campus sera précisée par l’étude en cours et enrichie par la concertation avec la communauté éducative, les acteurs de l’IA et les partenaires.
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