S’ancrer et s’accomplir dans le 12ᵉ
Le 12è : on s’y ancre, on y grandit, on y vieillit !
Le 12è : on s’y ancre, on y grandit, on y vieillit !
280 000. C’est le nombre de demandeurs de logements sociaux à Paris. À lui seul, ce chiffre résume l’échec manifeste de la politique du logement. La classe moyenne en est la première victime : trop « riche » pour accéder au logement social, trop modeste pour se loger décemment dans le parc privé. Résultat : elle est progressivement exclue d’un système auquel elle a pourtant pleinement droit.
Une municipalisation massive du logement inefficiente
La Ville investit plus de 250 millions d’euros dans l’achat de logements privés, sans créer de nouvelles unités, ce qui crée des tensions supplémentaires sur le marché privé.
Une rotation insuffisante du logement social
Avec un taux de rotation de 5 %, contre 10 % au niveau national, le logement social est engorgé. Le manque de parcours résidentiel et la lourdeur administrative freinent les mutations, les échanges ainsi que l’accès des nouveaux demandeurs.
Une offre de logement intermédiaire insuffisante
La Ville de Paris n’a pas investi dans le logement intermédiaire (PLI). L’offre pour les classes moyennes reste trop faible. La hausse des prix, couplée à la dégradation du cadre de vie, pousse de nombreux ménages à quitter Paris, fragilisant la mixité sociale.
Un cadre de vie du parc social en dégradation
Le manque de suivi des règlements et l’entretien insuffisant des immeubles contribuent à la dégradation de l’environnement urbain. Ces dysfonctionnements nuisent au bien-être des habitants et renforcent le sentiment d’abandon. L’actualité récente sur les dérives de certains bailleurs, en matière de surfacturations, de prestations fictives et de contrôles insuffisants, ne fait que confirmer les manquements constatés sur le terrain auprès des amicales de locataires.
Une tension immobilière exacerbée
Les contraintes énergétiques retirent près de 29 % du parc locatif du marché. Les propriétaires sont insuffisamment soutenus, et les aides existantes restent trop limitées.
Le 12e doit devenir un arrondissement d’ancrage dans lequel chaque personne peut fonder sa famille, travailler et vieillir dans son quartier, transmettre un patrimoine à ses enfants.
Je propose des solutions adaptées à chaque étape de la vie.
Mes propositions pour refaire du 12è un endroit où s'ancrer
Créer un choc d’offre
Pour cela, nous mobiliserons les friches, comme à Bercy-Charenton, en lançant une stratégie ambitieuse, respectueuse de l’environnement et des besoins des habitants.
Des logements pour les classes moyennes
Nous réviserons les critères d’attribution des logements afin de mieux répondre aux besoins des classes moyennes et des travailleurs au service des habitants (soignants, enseignants, policiers, pompiers, artisans…).
Parallèlement, nous développerons des logements intermédiaires spécifiquement destinés aux classes moyennes.
Un parc social rénové et digne !
Rénovation énergétique ambitieuse, entretien renforcé, suivi réel des travaux en lien avec les locataires, et création de services et de lieux partagés de proximité, avec une attention particulière aux familles monoparentales.
Face aux scandales liés aux nombreuses dérives de certains bailleurs sociaux — surfacturations, travaux fictifs, mauvaise gestion — nous engagerons un audit général et indépendant, suivi d’une remise à plat complète du système.
L’objectif est clair : mettre fin à ces pratiques inacceptables, qui constituent un détournement de l’argent public et pénalisent directement les locataires, contraints de vivre dans des logements et des environnements qui se dégradent faute d’entretien réel.
Remettre sur le marché les logements vacants
Afin d’aider les propriétaires en difficulté à rénover thermiquement leur bien, je souhaite développer des baux à réhabilitation. Ce mécanisme permettrait à un investisseur — en l’occurrence la Ville ou sa foncière — de prendre en charge l’ensemble des travaux, en contrepartie d’une rémunération issue des loyers perçus et/ou de la mise en location du logement auprès de publics sous conditions de ressources, dans le cadre de conventions similaires à celles de l’Anah.
Le propriétaire conserverait la nue-propriété et récupérerait, à l’issue du bail, un bien rénové et conforme aux normes énergétiques.
Faciliter l’accession sociale et privée !
Nous proposerons le Prêt à taux zéro parisien renforcé. Nous permettrons l’accession sociale à la propriété grâce à la vente encadrée d’une part du parc HLM aux locataires volontaires, permise par la loi Élan, mais que la Ville de Paris a toujours refusé de mettre en œuvre.
Nous proposerons également des solutions d’accession à la propriété à prix maîtrisé, grâce à des dispositifs comme le bail emphytéotique, qui repose sur la dissociation entre le bâti et le foncier.
Ce mécanisme permet de réduire significativement le coût d’acquisition et de faciliter l’accès à la propriété pour les ménages aux revenus modestes et intermédiaires.
Un parc social où il fait bon vivre
Nous facilitons les échanges et la mobilité résidentielle afin que chaque logement corresponde, à chaque étape de la vie, à l’évolution de la situation familiale ou professionnelle de ses occupants. Pour encourager ces parcours résidentiels, nous mettrons en place des dispositifs permettant de maintenir un prix du mètre carré lorsque des personnes seules acceptent de déménager vers un logement plus petit, libérant ainsi des surfaces adaptées aux familles.
Le respect du règlement intérieur est au cœur de notre projet, car la tranquillité, la sécurité et le respect mutuel sont des droits fondamentaux pour toutes et tous. Ils garantissent un cadre de vie serein et équilibré.
Nous développerons également des espaces communs utiles et vivants : des lieux partagés pensés pour créer du lien social, encourager la convivialité et proposer des services qui simplifient réellement le quotidien des habitants.